dimanche 20 novembre 2022

Fin du blocage

Buenos dias,

Revenons à ce blocage. Nous avons donc fait demi-tour à 6h car il était trop tard pour attaquer le Tajumulco et que d'autre part, on ne savait pas combien de temps tout cela allait durer.

Mais tout le pays était bloqué et chaque village s'amusait à faire sa petite révolution. On a donc très vite été bloqués avec pierres sur la route et herses pour percer les pneus. Les jeunes rigolaient un peu de nous.
J'ai demandé à un policier qui passait par là combien de temps cela allait durer. Il m'a dit qu'à 18h ça devrait s'arrêter. Je lui ai demandé s'il y avait peu ou beaucoup de chance. Il m'a répondu: beaucoup.
Il y a eu des échanges entre notre guide et le responsable du groupe qui était arrivé. Celui-ci a fait un discours qu'il a filme et envoyé au journal. On a vraiment l'air de niais. Le mec disait en gros qu'ils n'avaient rien contre les touristes et que c'était anormal qu'on laisse ces vieux touristes passer une nuit dans un bus sans nourriture. On en a un peu rajouté en parlant par exemple du vieux de 76 ans qui avait des problèmes de coeur.
Ils ont donc ouvert le barrage et nous avons continué. Mais, un peu plus loin, autre barrage et mêmes échanges. A chaque fois, même cinéma. Donc 4 fois, la dernière on a eu droit à 2 discours explicatifs de leur revendication. 
Nous nous sommes arrêtés dans une petite ville pour manger et avons appris que les blocages étaient arrêtés partout. Ouf.
Nous avons retrouvé notre hôtel pour une nuit réparatrice.

Il est minuit, j'arrête car demain, nous attaquons l'Acatenango qui est le but principal de notre voyage afin de voir dans la nuit prochaine le volcan Fuego qui crache. Donc pas de nouvelles demain.

Mais, j'ai des tas de choses autres à raconter car aujourd'hui a été plein d'aventures cocasses. Décidément, on ne nous épargne rien.

Sur la photo, confection des rouleaux de laine.

Hasta luego.
Yves.

vendredi 18 novembre 2022

On est à la tv du Guatemala

On a été filmés et on est sur le compte Facebook de la chaîne Câble Vision TV
A voir à cette adresse:



Si nous étions en Ukraine

Buenos dias,
Commençons par relativiser. Là-bas ils ont de la neige, des millions de personnes n'ont plus de courant et en plus, ils peuvent recevoir des bombes.
Mais quand même, on aimerait être dans une meilleure situation. Nous avions trouvé un hôtel au pied du Tajumulco, celui-ci était sécurisé, nous avions ce 4000m dans la tête en espérant même faire le sommet à 4250m.
Nous sommes donc partis à 15h hier avec un premier barrage qui a été levé vers 18h. Mais nous sommes tombés sur un 2ème barrage très important avec des km de queue. On nous a fait rentrer sur une minuscule route en cul de sac à la queue-le-leue. Les Chicken Bus nous avaient suivis. Dans ma tête, c'était la panique, comment allions-nous faire demi-tour ? Au bout de 3h, ça a commencé à reculer on ne sait pas comment. Il faut imaginer ces Chicken Bus très longs. Et bien, ils y sont arrivés!
La, ils ont entendu parler d'une route de traverse. Nous sommes donc un peu redescendus et avons pris ce raccourci de campagne. Mais, pas de bol, blocage là aussi. Nous avons donc passé la nuit tant bien que mal dans le bus, il faut plutôt dire mal que bien car nous sommes à 2500m d'altitude et il fait froid.
 Au lever du jour, nous avons décidé de faire demi-tour. Nous avons roulé une demi-heure et sommes tombés sur quelques personnes qui ont fait leur propre petit barrage. 
Notre 1er souci est de rentrer au moins à Quetzaltenango. Et ce n'est pas gagné. Tout le pays est à l'arrêt.
Point positif: nous pouvons manger car il y a des petites tiendas. On a pu prendre un café et pour quelques-uns une soupe toute faite. Et il y a un champ de maïs à côté qui nous dépanne bien.

Hasta luego.
Yves.



Vers le Mexique

Place centrale de Quetzaltenango

Buenos dias,

Notre chauffeur a pu sortir du barrage à 8h hier soir. Il s'agit de manifestations pour faire baisser le prix des carburants. Nous avons décidé de partir quand même à 15h, mais après 20mn, la route est barrée. Notre chance: nous avons pris Gustavo en passant. Ce sera notre guide pour l'ascension du Tajumulco. Il a appris le français tout seul, il a 30 ans. Comme les questions ont fusé, on a été occupés pendant 2h.
Si on réussit à passer, on devrait dormir au pied du volcan. On a quand même 3h30 de route à faire, ce qui nous ferait un coucher tardif avant un lever matinal.

Hier, tout le groupe est arrivé en haut, ce n'était pas gagné d'avance avec la hanche toute neuve, les 2 genoux récalcitrants, l'artère bouchée, j'en passe... Les derniers dont moi en ont bavé sur la fin car on était peu acclimatés et que ça grimpait sec. Pour la descente, ce sont encore les mêmes qui en ont bavé à part moi qui reste bon descendeur. Il y a eu quelques glissades car c'était bien humide; Claude en a profité pour écraser sa compote qui était justement dans l'arrière du sac. Autre chance: pas un seul mal d'altitude.

Hasta luego.
Yves.

jeudi 17 novembre 2022

Les Guatamalous continuent leurs aventures

Buenos dias,

C'est Paulette qui nous a trouvé ce nom bien approprié.

Lever ce matin à 4h30 pour aller grimper le volcan Santa Maria. Approche en minibus d'une demi-heure et attaque facile d'abord, puis en terrain rocheux et glissant car humide. Nous n'avons pas payé de droit d'entrée et comme on n'a pas pris de guide, cela ne nous a pas coûté cher. Le chemin était relativement facile à trouver et j'avais téléchargé la trace en France. J'ai quand même fait une erreur de 50m de dénivelé.
Chacun a monté à son rythme et nous sommes tous arrivés au sommet de 3770 m, soit un dénivelé de 1350m. Nous devions voir en-dessous la Sanguanito (un des 3 volcans actifs du pays), mais il y avait du brouillard et on n'a rien vu. On a entendu tout de même 2 explosions.
J'avais donne rendez-vous au chauffeur à 16h et nous étions pile à l'heure.
Mais là, l'aventure guatémaltèque a recommencé : la route était bloquée par 3 Chicken Bus (vieux bus que l'on voit partout ici achetés aux Etats-Unis). Voir la photo jointe. Manif? On n'a pas bien su. Toujours est-il qu'il n'y avait plus qu'à nous débrouiller pour retrouver notre hôtel. Nous voilà partis à pied. J'ai repéré un taxi qui a pris 4 personnes et Robert a repéré un pick-up qui a pris le reste. Le chauffeur a été très prudent car ils étaient debout derrière. J'étais favorisé car à côté du chauffeur.
En résumé, notre minibus est bloqué avec notre chauffeur. Qu'en sera-t-il demain matin?

Nous devions nous rendre vers le Mexique pour grimper le Tajumulco, sommet le plus haut de l'Amérique Centrale. Il se passe là-bas un conflit entre 2 bandes rivales et il y a un mois, 3 personnes se sont trouvées entre les balles des 2 camps et sont donc mortes. D'où notre question: faut-il aller grimper ce volcan? Je me suis renseigné auprès des gens que je contacte dans mes mails et ils m'ont dit que la police était présente pour séparer ces 2 bandes.

Hasta luego.
Yves.

mercredi 16 novembre 2022

Transfert vers Quetzaltenango

Buenos dias,
On a quitté nos familles et repris la lancha pour retourner à Panajachel. J'ai pu filmer ce lac en attendant les autres. La photo jointe a été faite à San Juan avant de partir. On peut voir des pontons couverts d'eau; en effet, le niveau du lac évolue en fonction de l'activité sismique. Traversée du lac rapide et Paolino nous a repris. Avec ma carte Sim achetée ici, je peux gérer les rendez-vous.
Nous sommes donc partis vers le nord, avons vu une église très baroque, bouchonné pas mal et sommes allés manger sur le marché de Totonicapan. Je voulais aller voir des artisans, mais personne n'a pu me dire òu ils étaient.
Fin du parcours à Quetzaltenango, la 2ème ville du pays. Elle ne fait pas touristique. Nous sommes dans 2 grandes chambres.
Demain, petit-déjeuner à 5 h car on va attaquer le Santa Maria. Comme on n'est pas acclimatés à l'altitude, je ne sais pas ce que l'on va pouvoir faire 

Hasta luego.
Yves.

mardi 15 novembre 2022

L'aventure, c'est l'aventure.

Buenos dias,

J'entends encore les chiens qui m'ont empêché de dormir la nuit dernière!
Petit-déjeuner typique pour moi avec oeufs brouillés, haricots noirs et tranches de bananes séchées.

J'ai retrouvé les autres et on a échangé nos impressions. Les plus chanceux: Odile et Robert qui ont bénéficié de l'anniversaire du petit (une centaine de personnes). Les moins chanceux: Jocelyne et Thierry qui n'ont eu qu'un bol de soupe hier soir.

On a donc attaqué le Nez de l'Indien sans guide. Voir la photo jointe où l'on peut imaginer une tête d'indien. J'ai cru passer dans les chemins de caféiers, mais on s'est trouvés bloqués dans la partie haute des champs. On est donc redescendus et nous sommes montés par le chemin classique après avoir payé le droit d'entrée de 30Q. Nous sommes arrivés en haut près d'un observatoire et là un gars a voulu nous faire payer un nouveau droit. Nous avons refuse et il nous a bloqués physiquement. Donc redescente et remontée par un autre chemin. Rebelote. Il paraît que nous avions passé la frontière de San Juan et que nous étions donc sur une autre commune. Les débats se sont envenimés; il a appelé son copain avec sa machette, a lancé une grosse pierre pour nous impressionner. Nous nous sommes donc résolus à redescendre par le même chemin alors que nous devions descendre par un autre. Le groupe a commencé à descendre et il m'a bloqué. Il a fallu qu'avec les petites connaissances d'espagnol que je calme sa colère en lui expliquant que s'il voulait nous faire payer un changement de commune, il fallait qu'il se mette à la frontière. Enfin, il m'a laissé passer.
Nous avons fait 950 m de dénivelé sur un chemin assez technique et avons apprécié la bière 'Gallo' à l'arrivée.
Tour de découverte du café assez restreint car la récolte commence  vraiment dans 1 mois. Il paraît que c'est un des meilleurs du monde.

Michèle s'est trouvée avec son cadenas de valise bloqué. Les hommes de l'asso ont réussi à le scier.

Retour dans la famille d'accueil, douche bien méritée et une fois bien savonné, plus d'eau. Il paraît que la commune coupe l'eau le soir. Je suis monté prendre une petite cuvette dans un grand bac et ai donc pû me rincer.

Hasta luego.
Yves.

lundi 14 novembre 2022

Atitlan

Buenos dias,
 
Je suis seul dans la chambre avec 2 grands lits et un petit lit. Ça me fait tout drôle. En effet, nous sommes arrivés en fin d'après-midi à St Juan de la Laguna et avons été pris en charge par une association qui nous a dispatchés dans 6 familles différentes. On ne retrouve que demain matin. Bon, je suis celui qui parle le mieux espagnol et j'ai l'appli Google Traduction sur mon smartphone qui dit donc en espagnol ce que je dis en français. Comment vont se comporter les autres? Le langage des mains va être primordial. On en aura des choses à dire demain matin. Pour ma part, je suis chez un jeune couple avec 3 petites filles. Le papa est agriculteur, un costaud; je lui ai payé la bière. Le Mans, connait pas. On parle toujours des 24h, mais ce n'est pas leur monde.
Demain, j'aurais voulu grimper le San


Pedro, du costaud avec 1200 de dénivelé, mais c'est trop dangereux car il y a trop de bandits. J'avais prévu un remplacement, le Nez de l'Indien que nous ferons demain matin. Ce ne sera qu'une demi-journée. L'après-midi, il y a des activités proposées par l'association.

Vous avez une photo de ce lac Atitlan dont un poète disait qu'il était le plus beau du monde, mais il est vrai qu'il était quatemaltèque.

Nous avons donc pris notre minibus ce matin et vu que ça n'avance pas dans ce pays, on a traîné. Il y a de vrais ralentisseurs partout. La moyenne est de 40 km/h. Il faut dire aussi que notre Toyota Coaster est poussif surtout dans les cols. De plus, il avait plu et nous étions dans un épais brouillard.
Nous sommes enfin arrivés à Chichicatenango pour voir le célèbre marché du dimanche. C'est immense, on peut s'y perdre. Il y a de magnifiques tissages. Les femmes sont habillées de ces tissages colorés. On dirait qu'elles ont sur le dos des pièces des nappes sud-américaines. Devant l'église, il y a des personnes qui brûlent de l'encens à tout va. Les indiens font du synchrétisme de catholicisme et de croyances mayas. La 2ème photo montre les volutes d'encens et les marchands de fleurs. Il aurait fallu y rester plus, mais il fallait arriver à Panajachel pour prendre la lancha et traverser le lac Atitlan. La chauffeur m'avait dit 250 pour le groupe, mais ce n'était pas des quetzals, mais des dollars, soit 8 fois plus. On a donc marchandé et on s'en est tiré pour 800 quetzals aller-retour. C'est désagréable de toujours être pris pour des gringos. On a mis une demi-heure à traverser; ça fonce et les gerbes d'eau volaient. Il paraît qu'il faut 3 h en voiture par les minuscules routes. Je ne me voyais pas grimper avec notre gros sac et notre sac à dos. Heureusement, l'asso n'était pas loin dans la pente bien raide.

Hasta luego.
Yves