Bonjour,
Ce matin, il fait bien froid. Tout est gelé.
 |
| Nuages dans la vallée ce matin |
Nous
commençons par un sentier classique qui mène au lac Batcrabère, puis
très vite ce sont des gros blocs sur lesquels on avance au pif. Il faut
savoir que des 2 côtés de la frontière, il n'y a aucune balise ou marque
de peinture. Ensuite, la brèche des Ciseaux qui est une sorte de
cheminée; pas commode, c'est du 2 d'escalade, Mais comme il reste de la
neige gelée, c'est assez difficile. Michéle et Marcel s'en tirent bien.
Derrière le col, une descente très raide. Vu l'état des lieux, je décide
de longer la frontière pour retrouver un autre col (la passe de la
Barane) pour retrouver la France. Il y a tout en bas un sentier qui va
vers 2 lacs espagnols, mais comme on aperçoit des petits cairns, je me
dis qu'on va les suivre pour aller à l'autre col. Manque de chance, on
voit bien ce nouveau col à 500 m, mais entre nous et lui, il y a un
précipice.
On se décide donc à redescendre vers
les lacs espagnols et l'on s'aperçoit que l'on est trop bas. Il n'y a
pas de sentier indiqué sur la carte, mais j'ai récupéré une trace GPS
sur internet. On remonte donc péniblement jusqu'à cette trace en la
suivant avec mon téléphone, on retrouve quelques petits cairns, puis on
se retrouve dans des barres rocheuses. Il faut savoir que la trace GPS
est approximative à une dizaine de mètres, mais dans des barres
rocheuses, on ne sait pas si on doit être en haut, au milieu ou en bas.
On avait eu le même problème dans les Dolomites de Cortina: on savait
que l'on était bons verticalement, mais pas s'il fallait marcher en
haut, au milieu ou en bas de la falaise.
 |
| Isards |
Toujours
est-il que l'on est fatigués et que le soir approche. Si bien que nous
bénéficions d'un trajet d'hélicoptère qu'ils accordent aux blessés, aux
enfants et aux vieux. La honte ou bien la raison, au choix du lecteur.
Moi
qui n'était jamais tombé auparavant, je m'était retourné pour voir une
marmotte en descendant le Grand Paradis en 2023. Je dis pourtant à tout
le monde que l'on observe à l'arrêt. Comme j'avais gardé mon casque, je
n'avais rien eu.
 |
| Juste avant que je monte dans l'hélico |
Je suis de nouveau tombé hier,
mais là, je n'avais pas le casque et j'ai donc un petit gnon sur le
front. Cette fois-ci, c'est ma chaussure qui a glissé. Avec Marcel, nous
avons de beaux bâtons neufs, mais des chaussures dont les semelles
glissent un peu: bonnes pour la Sarthe!
En
conclusion, il faut donc que je me remette en cause. Vu mon âge, je ne
ferai plus que du balisé et en plus, il faudra que je prévoie des
dénivelés moindres.
Avec tout ça, nous avons grimpé plus de 1000 m avec
seulement 480 de descente, le reste ayant été fait par l'hélico.
A suivre