vendredi 25 novembre 2022

Florès

Buenos dias,

Nuit dans un hôtel pas terrible. Ils ont en plus bricolé tardivement et mangé après.
Longue route vers Florés; nous sommes passés de la moyenne montagne à la plaine avec des troupeaux de vaches.
On a voulu faire un détour pour voir un site d'une vieille civilisation; il a fallu prendre un chemin empierré, Paolino n'a pas vu un tas de sable et s'est enterré d'un côté. Avec des pelles, on a réussi à dégager le tas. Pour les gens du pays, l'entrée était à 5 quetzals et 60 pour les étrangers. On a proposé 400 pour le groupe. Comme ils n'ont pas accepté, on est partis. Ras le bol d'être pris pour des pigeons.
 C'est très humide et on est trempés de sueur. La route est devenue droite, mais avec les tumulos, il faut ralentir dans chaque village. Paolino en a loupé un et on s'est fait secouer.
On a pris un bac pour passer le Rio Passion (photo jointe).
On est arrives à Florès qui est une presqu'île ou plutôt une île car sur le chemin d'arrivée il y a un petit pont. Cette île ne fait qu'environ 500m de diamètre.
C'est le rendez-vous des fêtards. Il y a une route qui fait le tour, mais elle est recouverte d'eau car le niveau du lac a monté.
Nous dormons à El Remate au bord du lac dans un hôtel dont le nom est 'Mon Ami'. Il est tenu par un français assez original qui vit au Guatemala depuis 45 ans. Plusieurs ont mangé le poisson du lac.

A propos du COVID, on en entend pas parler, mais beaucoup de gens portent le masque notamment dans les magasins.

Demain, c'est la grande visite de Tikal, le célèbre site maya.

Hasta luego.
Yves.




mercredi 23 novembre 2022

Les Guatemalous font du tourisme

Buenos dias,

Il paraît que je le suis trompé. Nous sommes donc les Guatemalous et non les Guatamalous. Peu importe!

Nous abordons donc la partie touristique en remontant d'abord vers Coban. Comme on le sait maintenant, il ne faut pas compter plus de 40km/h de moyenne sur belle route. Ici, la ligne jaune indiqué le milieu de la route, les stops sont des priorités. Par contre, il y a des "tumulos" dans tous les villages, en fait des ralentisseurs que l'on passe au maximum à 15km/h sous peine de détruire sa voiture.
 Nous avons pris le périphérique de Guatemala City et donc remonté vers le nord-est. Près Coban, je me suis dit: la France joue à 13h (7h de décalage), nous sommes entrés dans un petit resto, la tenancière a réussi à nous mettre le match et nous avons joué aux parfaits supporters, enfin Claude, Marcel, Philippe et moi. Nous n'avons pas vu le but australien. Certains diront que c'était prémédité, pas du tout; du pur hasard.
Reprise du minibus pour Lanquin qui est assez bas (environ 300m).
Nous avons eu du mal à trouver notre hôtel. Il est situé sur une pente très raide inaccessible en voiture. Nous nous sommes baignés dans la piscine de nuit. Pour une fois, chaque couple a sa chambre et je suis dans un dortoir avec 2 jeunes. On a des moustiquaires, fini l'altitude.

La photo n'est pas du jour, elle nous montre dans la tente au camp de l'Acatenango.

Hasta luego.
Yves.

mardi 22 novembre 2022

Retour Fuego

Buenos dias,

Descente rapide ce matin de l'Acatenango. Le chemin n'étant pas difficile, avec Marcel, on a fait vite: environ 1h15 pour 1150m, soit du 900m/h. Si je pouvais avoir gardé un peu plus de pêche à la montée, ce serait encore mieux. Tout le monde était en bas en moins de 2h.
Nous sommes rentrés à l'hôtel (pour ceux qui ont suivi, c'est celui sur lequel Booking s'était planté) pour une bonne douche. Cet après-midi, quelques visites de chocolat, tissage...
Repas de soupes toutes faites dans l'hôtel et au lit. Demain matin, nous faisons aussi notre petit-déjeuner à l'hôtel. Celui-ci investit ses bénéfices pour gérer des enfants malchanceux.
Nous allons passer près de la capitale et remonter vers le nord est.

Sur la photo jointe, un Chicken Bus, la traduction littérale étant Bus à poulets. Ce sont des anciens bus scolaires américains que l'on voit partout ici. Les gens s'entassent dedans et le chauffeur ne connait qu'une chose: foncer.

Hasta luego.
Yves.

lundi 21 novembre 2022

El Fuego (le feu)

Buenos dias,

Très bons matelas de 30cm, bons petits-déjeûners, mais quand il a fallu payer, la dame a été catastrophique. On a perdu presque une heure. Ce qui fait que l'on a démarré tard, ce qui n'était pas grave. A l' arrivée, c'est un peu l'usine car c'est très couru. C'est un grand chemin de cendres volcaniques très facile. Au début, on rencontre tous les gens qui descendent car beaucoup sont montés le samedi soir. On est surpris d'être traités d'animals. Je pose la question à une néerlandaise qui parle français. Elle me dit que les gens veulent dire que nous sommes des "bêtes", donc des costauds. Nous étions dans le brouillard qui formait des gouttes de pluie. Je me suis dit: on va rater la vue sur le Fuego.
Nous sommes arrivés vers 15h30 après être montés à un bon rythme.
Nous sommes dans une tente dont il a fallu casser le cadenas car ils n'avaient pas la clé. Nous avons mis nos sacs à viande dans les duvets  rustiques qui servent à tout le monde. Il fait froid, nos gants et bonnets sont les bienvenus.
Et puis le vent chasse parfois les nuages et on découvre le Fuego, parfait cône. Pourquoi les volcans m'ont toujours attiré? Et on le voit cracher ses volutes noires toutes les 5 à 10 minutes. Il gronde parfois.
Je pars faire un tout petit tour assez compliqué dans la cendre volcanique. Au retour, la nuit est tombée et là, le spectacle rougeoyant commence. Quelle récompense. C'est un peu loin, on verra nos images plus tard.
On nous apporte des pâtes et un chocolat chauds. Nous mangeons sous la tente. Pour se coucher, nous sommes très serrés. Nous nous mettons tête-bêche avec les pieds qui arrivent au niveau du buste des vis à vis.
A 4h nous sommes réveillés pour faire le sommet, mais comme il y a un fort vent et du crachin, c'est annulé. La nuit a été correcte.

Hasta luego.
Yves.


dimanche 20 novembre 2022

L'aventure continue

Buenos dias,

Je suis réveillé de bonne heure. Tout le monde dort et je vais donc vous conter la journée d'hier.
Le petit-déjeuner de l'hôtel quoique typique ne nous convenant pas, nous avons décidé de le prendre en route. Nous sommes ainsi retournés voir le superbe lac Atitlan. Nous avons repris une lancha pour aller jusqu'au petit village de San Antonio Palopo magnifique vu depuis le lac. Ça grimpe très sec. Les femmes sont superbes dans leurs tenues mauves. Beaucoup tissaient. Nous voulions voir les agriculteurs en jupe de laine, mais on n'en a pas vu. La terre semble très fertile. En redescendant dans le village, j'ai aperçu une roue qui filait (photo d'hier) au grand air du 2ème étage d'une maison. J'ai frappé à la porte d'en bas et nous sommes montés voir. Une merveille avec filage, tissage, ceci avec le chien attaché dans un coin et les poules dans des cages autour. C'est l'homme par ailleurs énorme qui filait. Et bien sûr on a acheté quelques souvenirs.
Retour jusqu'au village de San Catarina Palopo en tuk-tuk. J'ai souffert car la route était défoncée et j'avais le dos appuyé sur une barre de fer. Nous avons visité un centre culturel. On voit sur la photo les filles qui confectionnent les galettes de mais. A manger chaudes car froid, ce n'est pas très bon. C'est leur pain.
Retour à Panajachel en pick-up. Il y avait 2 américains montés avant nous; quand ils ont vu la bande d'huluberlus, ils se sont empressés de redescendre. Tous ces transferts sont à des prix très abordables.
Retour vers Antigua avec un gros orage et les bouchons habituels. Arrivés à l'hôtel réservé sur Booking, grosse panique, c'était plein. Le gros couac. Et comme c'était la fête des fleurs, plus rien de libre. Contact de Booking au Guatemala et en France. Aucune réponse. Bravo Booking! De plus, notre chauffeur était parti emmener du monde à Guatemala City. Nous nous sommes débrouilles tout seuls et avons trouvé un hôtel en dehors de la ville. En attendant le chauffeur Paolino, nous sommes allés voir la fête des fleurs: une merveille de décorations. Il y avait foule. Et gros coup de bol, nous avons vu la procession: de l'encens à profusion, un orchestre et le summum, cet énorme baldaquin porté par au moins 60 personnes qui avance lentement. C'est grandiose. Nous avons acheté une pizza et une bouteille de bière et avons pique-niqué sur le trottoir.
Puis arrivée dans l'hôtel pas encore noté: une sorte de grand manoir tout neuf. C'est superbe, les tables de nuit sont encore enveloppées de plastique. Nous sommes tous dans une grande chambre avec 3 lits doubles, plus 3 autres lits doubles superposés, soit 18 places! Pas facile à louer, je pense. Est-ce que le oetit-déj sera à la hauteur? Et 215€ pour 11, ça va. Beaucoup plus cher qu'ailleurs, mais c'est la classe.

Donc, tout à l'heure attaque du volcan avec cette fois un sac lourd: 3 litres d'eau, tous nos habits chauds car il peut glacer cette nuit à 3770 m. La météo est mauvaise, ce serait la poisse si on ne voyait pas les explosions du Fuego.

Hasta luego.
Yves.

Fin du blocage

Buenos dias,

Revenons à ce blocage. Nous avons donc fait demi-tour à 6h car il était trop tard pour attaquer le Tajumulco et que d'autre part, on ne savait pas combien de temps tout cela allait durer.

Mais tout le pays était bloqué et chaque village s'amusait à faire sa petite révolution. On a donc très vite été bloqués avec pierres sur la route et herses pour percer les pneus. Les jeunes rigolaient un peu de nous.
J'ai demandé à un policier qui passait par là combien de temps cela allait durer. Il m'a dit qu'à 18h ça devrait s'arrêter. Je lui ai demandé s'il y avait peu ou beaucoup de chance. Il m'a répondu: beaucoup.
Il y a eu des échanges entre notre guide et le responsable du groupe qui était arrivé. Celui-ci a fait un discours qu'il a filme et envoyé au journal. On a vraiment l'air de niais. Le mec disait en gros qu'ils n'avaient rien contre les touristes et que c'était anormal qu'on laisse ces vieux touristes passer une nuit dans un bus sans nourriture. On en a un peu rajouté en parlant par exemple du vieux de 76 ans qui avait des problèmes de coeur.
Ils ont donc ouvert le barrage et nous avons continué. Mais, un peu plus loin, autre barrage et mêmes échanges. A chaque fois, même cinéma. Donc 4 fois, la dernière on a eu droit à 2 discours explicatifs de leur revendication. 
Nous nous sommes arrêtés dans une petite ville pour manger et avons appris que les blocages étaient arrêtés partout. Ouf.
Nous avons retrouvé notre hôtel pour une nuit réparatrice.

Il est minuit, j'arrête car demain, nous attaquons l'Acatenango qui est le but principal de notre voyage afin de voir dans la nuit prochaine le volcan Fuego qui crache. Donc pas de nouvelles demain.

Mais, j'ai des tas de choses autres à raconter car aujourd'hui a été plein d'aventures cocasses. Décidément, on ne nous épargne rien.

Sur la photo, confection des rouleaux de laine.

Hasta luego.
Yves.

vendredi 18 novembre 2022

On est à la tv du Guatemala

On a été filmés et on est sur le compte Facebook de la chaîne Câble Vision TV
A voir à cette adresse:



Si nous étions en Ukraine

Buenos dias,
Commençons par relativiser. Là-bas ils ont de la neige, des millions de personnes n'ont plus de courant et en plus, ils peuvent recevoir des bombes.
Mais quand même, on aimerait être dans une meilleure situation. Nous avions trouvé un hôtel au pied du Tajumulco, celui-ci était sécurisé, nous avions ce 4000m dans la tête en espérant même faire le sommet à 4250m.
Nous sommes donc partis à 15h hier avec un premier barrage qui a été levé vers 18h. Mais nous sommes tombés sur un 2ème barrage très important avec des km de queue. On nous a fait rentrer sur une minuscule route en cul de sac à la queue-le-leue. Les Chicken Bus nous avaient suivis. Dans ma tête, c'était la panique, comment allions-nous faire demi-tour ? Au bout de 3h, ça a commencé à reculer on ne sait pas comment. Il faut imaginer ces Chicken Bus très longs. Et bien, ils y sont arrivés!
La, ils ont entendu parler d'une route de traverse. Nous sommes donc un peu redescendus et avons pris ce raccourci de campagne. Mais, pas de bol, blocage là aussi. Nous avons donc passé la nuit tant bien que mal dans le bus, il faut plutôt dire mal que bien car nous sommes à 2500m d'altitude et il fait froid.
 Au lever du jour, nous avons décidé de faire demi-tour. Nous avons roulé une demi-heure et sommes tombés sur quelques personnes qui ont fait leur propre petit barrage. 
Notre 1er souci est de rentrer au moins à Quetzaltenango. Et ce n'est pas gagné. Tout le pays est à l'arrêt.
Point positif: nous pouvons manger car il y a des petites tiendas. On a pu prendre un café et pour quelques-uns une soupe toute faite. Et il y a un champ de maïs à côté qui nous dépanne bien.

Hasta luego.
Yves.