Nihao,
Ce matin, le temps est couvert. Nous allons voir le fameux marché aux animaux de Kashgar. J'avais lu que l'on pouvait y parler 18 langues. Il a été déplacé en dehors de la ville.
Le marché est actif relativement tard, les bêtes arrivent par camion. Il y a peu de chevaux et d'ânes, mais des yaks, des chèvres, des vaches et surtout des moutons qui sont parqués ou alignés le long d'une corde. Je suis rentré dans le coin des taureaux. Bien qu'ils soient attachés, çà remue et je me méfie. L'un d'eux s'est détaché et ils ont eu du mal à l'attraper. Les rangs de moutons sont spectaculaires vus de derrière car leurs 2 boules de graisse au postérieur ressortent. Le marchandage est particulier: ils se tiennent par la main et l'on ne comprend pas les enchères. Quand l'accord est passé, les liasses de billets circulent. Il y a bien sûr tous les bouis-bouis pour manger avec les fours à brochettes et à momos.
Nous prenons ensuite le bus pour monter la Karakorum Highway, un nom qui est dans mon imaginaire depuis longtemps. C'est par là qu'est passé Marco Polo. Cette route va vers le Pakistan. Ils sont en train de la refaire. C'est un travail gigantesque; il y avait eu 400 ouvriers décédés lors de la construction précédente. Et il reste plus de 150 km à faire jusqu'au col, les plus durs.
J'ai oublié de dire que nous avons encore subi 2 contrôles sur la route.
Près d'un lac de barrage très venté, il y a plein de vendeurs de jade. Nous sommes dans une région de différentes mines.
Nous passons près du lac Karakul et nous installons dans un village tout neuf. Nous dormons dans des yourtes faites en ciment. C'est tout neuf; ils ont même prévu l'électricité et la douche, mais ce sera pour plus tard.
Nous mangeons dans une cabane en tôle. C'est du rustique et puis, ni cuillère, ni fourchette, que des baguettes et là, ce n'est pas la joie pour manger des spaghettis et des légumes en petits morceaux.
Et, le summum, nous sommes au pied du Mustagh-Ata, encore un nom ancré dans mon imaginaire. C'est le 7500 m le plus facile du monde, mais bon... De nos 3700 m, il paraît débonnaire!
A suivre.
Yves.
mardi 10 septembre 2019
samedi 7 septembre 2019
7 septembre: Kashgar
Parfois il n'y a pas grand chose à dire, mais aujourd'hui, il y a de la matière.
Tout d'abord, le cours de la bière: même chinoise elle est bonne et peu chère; 1 € au restaurant.
Je me suis mis à un distributeur pour retirer de l'argent. Il y a heureusement le choix de la langue: anglais ou vermicelle. Je choisis bien sûr anglais. A partir de là, tout était en ... Chinois. Heureusement, le guide était là et pourtant le 1er distributeur n'a rien voulu savoir. Le 2ème, c'était bon.
Nous nous étions mis à l'heure locale hier soir et ce matin, j'ai mis tout le monde, y compris le guide, à l'heure de Pékin. Parce que c'est l'heure officielle inscrite partout et surtout parce que l'on se trouve ainsi avec 2 h d'avance sur le soleil comme en France. Ainsi, il m'est plus facile de dire que l'on va se lever à 8 h qu'autrement à 6 h qui a une influence négative car çà paraît tôt. Le poids des habitudes! La Chine n'a donc qu'un fuseau horaire alors que la Russie ou les États-Unis en ont 3 ou 4.
Ce matin, visite de la tombe de la concubine qui date du 15ème; style Samarcande avec des carreaux de faïence sur les façades.
Dans le lit de la concubine (6 mx2 m), il y avait le lit du bébé avec dedans les petits instruments de bois que l'on mettait aux zizis des bébés pour faire couler le pipi: une sorte de pipe pour les garçons et un tube percé pour les filles.
On a pu voir au passage un spectacle de danse.
Repas consistant avec 5 plats, dont des momos en fin; nous nous étions d'ailleurs levés de table croyant que c'était fini. La soupe était quand à elle en 4ème postion derrière les brochettes excellentes. Il y a un énorme plateau tournant au milieu. Il y avait un orchestre ouïgour et nous étions servis par des ouïgours très reconnaissables par rapport aux chinois. La salle était immense et classe.
Nous nous asseyons à table, pas de carte présentée. On découvre! Parfois c'est épicé.
Visite de l'immense bazar local avec ses quartiers. Pour les locaux avec peu de choses pour touristes. Les vendeurs sont du genre souriant.
Nous avons aperçu la vielle ville qui est toute rikiki. Elle est interdite aux touristes et va se délabrer très vite car faire en adobe. Beaucoup de spécialistes mondiaux dont des chinois ont crié au secours et peut-être sauveront-ils ce petit reste.
En attendant, ils ont construit une nouvelle "ancienne ville" avec de grandes avenues qui est pas mal réussie; quelques artisans sont présents, mais surtout des vendeurs pour touristes! J'ai tout de même été très heureux de trouver un cordonnier de rue pour changer mon système de fermeture éclair de banane qui ne marchait plus. Il m'a demandé 2 yuans, soit 25 centimes d'euros! Dérisoire, je lui en ai donné 5 car j'étais vraiment content; sinon, mon camescope aurait été à l'air.
Notre guide Nicolas ( nom qui lui a été donné par son prof de français) nous a demandé d'où l'on venait. Quand on lui a dit que Le Mans faisait 150000 habitants, il a dit que c'était un " petit village", ici les villes commencent à 2000000 d'habitants. Pour lui, Kashgar qui a 400000 habitants est aussi un village. Même la France est toute petite; elle fait la taille du district de Kashgar.
Encore une chose qui nous étonne: tous les scooters ainsi que la plupart des voitures sont électriques. C'est donc très silencieux et on est souvent surpris quand on voit un véhicule près de soi.
A chaque entrée d'hôtel, de restaurant, de musée... nous passons sous un portique et il y a là au moins 2 policiers armés et casqués. La surveillance est continuelle; et bien, vous n'allez pas me croire, au bout d'une journée, on n'y fait plus du tout attention!
Ce soir, nous mangeons dans une salle toute simple: voir la photo!
A suivre dans quelques jours car demain après-midi, nous partons vers le Mustagh-Ata en espérant une bonne météo car ils annoncent un temps bien moyen.
Yves.
vendredi 6 septembre 2019
6 septembre: frontiére
Nihao,
Direction la Chine. 1er contrôle du côté kirghize; il n'y a qu'un guichet et c'est un peu long. Heureusement qu'il n'y a pas beaucoup de monde. Puis encore un contrôle du côté kirghize.
Nous passons 3 cols dont le Torugart à 3700 m à la frontière et là, comme le guide chinois n'est pas arrivé, la grille de la frontière est fermée pendant 1 h 30 pour la pose de midi. Par chance, nous doublons la file de camions. Nous montons dans un petit car et on attaque la route défoncée. On aura une pluie d'orage. On aura présenté nos passeports environ 12 fois et ce sur 150 km, on ne sait plus vraiment combien. Au contrôle de l'immigration, tout le monde a eu les empreintes et le visage, mais pas moi. Pourquoi? Et à chaque fois, c'est long et heureusement que nous ne sommes pas nombreux.
A un dernier contrôle, on est intrigués par une policière en jupette qui porte un long bâton et un bouclier.
On finit sur un autoroute oû il y a très peu de voitures. Attention aux excès de vitesse, il y a des caméras partout.
Arrivée à Kashgar de nuit.
C'est une grosse ville moderne. Nous commençons par aller dans un restaurant assez chic. On a de multiples plats, un peu épicés dans l'ensemble. Il y a beaucoup trop à manger. Ils nous ont d'abord servi 1 verre d'eau chaude et fidèles à nos habitudes, nous goûtons la bière chinoise. Comme on n'a pas un yuan, on ne sait pas le prix. Notre hôtel est immense et de bonne qualité.
Notre guide se prénomme Nicolas! Il a eu un problème d'accident et ce n'est pas lui qui est venu à la frontière, mais il était là ce soir.
A suivre.
Yves.
Direction la Chine. 1er contrôle du côté kirghize; il n'y a qu'un guichet et c'est un peu long. Heureusement qu'il n'y a pas beaucoup de monde. Puis encore un contrôle du côté kirghize.
Nous passons 3 cols dont le Torugart à 3700 m à la frontière et là, comme le guide chinois n'est pas arrivé, la grille de la frontière est fermée pendant 1 h 30 pour la pose de midi. Par chance, nous doublons la file de camions. Nous montons dans un petit car et on attaque la route défoncée. On aura une pluie d'orage. On aura présenté nos passeports environ 12 fois et ce sur 150 km, on ne sait plus vraiment combien. Au contrôle de l'immigration, tout le monde a eu les empreintes et le visage, mais pas moi. Pourquoi? Et à chaque fois, c'est long et heureusement que nous ne sommes pas nombreux.
A un dernier contrôle, on est intrigués par une policière en jupette qui porte un long bâton et un bouclier.
On finit sur un autoroute oû il y a très peu de voitures. Attention aux excès de vitesse, il y a des caméras partout.
Arrivée à Kashgar de nuit.
C'est une grosse ville moderne. Nous commençons par aller dans un restaurant assez chic. On a de multiples plats, un peu épicés dans l'ensemble. Il y a beaucoup trop à manger. Ils nous ont d'abord servi 1 verre d'eau chaude et fidèles à nos habitudes, nous goûtons la bière chinoise. Comme on n'a pas un yuan, on ne sait pas le prix. Notre hôtel est immense et de bonne qualité.
Notre guide se prénomme Nicolas! Il a eu un problème d'accident et ce n'est pas lui qui est venu à la frontière, mais il était là ce soir.
A suivre.
Yves.
5 septembre: col Tash Rabat
Salam,
Journée complète de rando. Approche très longue et attaque du col de Tash Rabat. Il fait à peine 4000 m, mais pour la plupart, on en bave.
Beaucoup de marmottes et quelques yaks.
Du col on voit le lac Chatyr Kool et juste derrière, c'est la Chine. Les caravanes passaient donc ce col et s'arrêtaient au caravansérail que l'on a visité hier soir. Il y a du vent, mais on mange là quand même.
Juste quand on entame la descente, arrive un troupeau d'une cinquantaine de yaks qui passe le col et qui est non accompagné.
Le retour est très long, on en a plein le...
L'ensemble où l'on dort est arrangé avec goût. Les WC sont propres, ils nous font un feu dans la yourte; hier soir, on cuisait; on a ouvert la yourte pour refroidir. Il y a un bâtiment de type refuge dans lequel on mange.
Et surprise, il y a même un hammam. Nous avons tous essayé.
Nous sommes étonnés de l'absence de monuments historiques. C'est le pays des grands espaces dédiés à l'élevage.
Demain, départ pour la frontière chinoise qui est proche.
A suivre.
Yves.
Les yaks qui arrivent au col avec au loin le lac et la Chine.
Journée complète de rando. Approche très longue et attaque du col de Tash Rabat. Il fait à peine 4000 m, mais pour la plupart, on en bave.
Beaucoup de marmottes et quelques yaks.
Du col on voit le lac Chatyr Kool et juste derrière, c'est la Chine. Les caravanes passaient donc ce col et s'arrêtaient au caravansérail que l'on a visité hier soir. Il y a du vent, mais on mange là quand même.
Juste quand on entame la descente, arrive un troupeau d'une cinquantaine de yaks qui passe le col et qui est non accompagné.
Le retour est très long, on en a plein le...
L'ensemble où l'on dort est arrangé avec goût. Les WC sont propres, ils nous font un feu dans la yourte; hier soir, on cuisait; on a ouvert la yourte pour refroidir. Il y a un bâtiment de type refuge dans lequel on mange.
Et surprise, il y a même un hammam. Nous avons tous essayé.
Nous sommes étonnés de l'absence de monuments historiques. C'est le pays des grands espaces dédiés à l'élevage.
Demain, départ pour la frontière chinoise qui est proche.
A suivre.
Yves.
Les yaks qui arrivent au col avec au loin le lac et la Chine.
4 septembre: Tash Rabat
Salam,
Quelques gouttes cette nuit, mais quand on se lève, c'est sec.
Petite rando pour passer un col.
Nicole et Michel battent leur record à chaque pas. Après les grands espaces inhabités, on descend rapidement vers Narin, ville de 40000 habitants. Avant, on a quitté la piste. On roule sur la route de la soie. Quelques achats notamment d'une carte du pays qui nous manquait et route vers Tash Rabat, le célèbre caravansérail.
Nous quittons la grande route et obliquons vers Tash Rabat. Un peu déçu par la taille. Je m'attendais à du monumental. Il y a quand même 22 chambres. La coupole effondrée à été reconstituée. C'est très sombre. Le bâtiment est à moitié enterré et à part la coupole, le dessus est plat. Çà devait être très rustique. C'était la 1ère étape après la frontière chinoise. C'est le seul caravansérail qu'il reste.
A suivre.
Yves.
Photo du groupe avec le drapeau kirghize qui est rouge avec en son centre un soleil qui entoure le toit de tunduk (rond supérieur de la yourte).
Quelques gouttes cette nuit, mais quand on se lève, c'est sec.
Petite rando pour passer un col.
Nicole et Michel battent leur record à chaque pas. Après les grands espaces inhabités, on descend rapidement vers Narin, ville de 40000 habitants. Avant, on a quitté la piste. On roule sur la route de la soie. Quelques achats notamment d'une carte du pays qui nous manquait et route vers Tash Rabat, le célèbre caravansérail.
Nous quittons la grande route et obliquons vers Tash Rabat. Un peu déçu par la taille. Je m'attendais à du monumental. Il y a quand même 22 chambres. La coupole effondrée à été reconstituée. C'est très sombre. Le bâtiment est à moitié enterré et à part la coupole, le dessus est plat. Çà devait être très rustique. C'était la 1ère étape après la frontière chinoise. C'est le seul caravansérail qu'il reste.
A suivre.
Yves.
Photo du groupe avec le drapeau kirghize qui est rouge avec en son centre un soleil qui entoure le toit de tunduk (rond supérieur de la yourte).
mercredi 4 septembre 2019
3 septembre: Bouzkachi
Ce matin, rando au-dessus du lac. Aucune maison à perte de vue, mais que des yourtes qu'ils vont bientôt démonter.
On passe près d'une yourte où ils sont en train de séparer la crème du petit lait avec un outil à manivelle comme dans notre jeunesse.
Après le repas, promenade à cheval pour qu'on devienne un peu kirghize; 1 h çà va!
Et puis, on a eu le droit aux jeux kirghizes:
- ils doivent ramasser des billets posés au sol avec le cheval au galop
- puis la lutte: 2 hommes à cheval essaient de faire tomber l'adversaire par tous les moyens
- puis la course à la fille: la fille, en l'occurrence, une dame de 40 ans qui nous fait la cuisine, part à fond sur un cheval et naturellement, l'homme doit la rattraper et l'embrasser. Je peux vous dire que la femme, genre femme au foyer rondelette, était à l'aise et que le cheval recevait de multiples coups de fouet
- et enfin, le match de bouzkachi: 2 équipes de 5 s'affrontent. La chèvre dont ils ont coupé la tête et les jambes, est placé à terre; ils doivent l'attraper et la porter dans un but. Mais c'est une grosse bagarre. En temps normal, presque tout est permis; mais là, comme c'était des bergers, ils ne se donnaient pas de coups. L'un d'eux s'est quand même fait mal à une main et est ensuite tombé de cheval. Quand à la chèvre dont les os sont bien cassés. elle est bien sûr mangée par le groupe. Les participants ont arrosé çà copieusement; dans ce cas, c'est le cheval qui ramène le cavalier.
A suivre.
Yves.
2 septembre: lac Song Kul
Salam,
Ce matin, rentrée des classes à l'école du village qui va du primaire à la terminale. Tous les élèves sont costumés avec pour les filles: un corsage blanc, une jupe noire et un chouchou (obligatoire) dans les cheveux. Tout le monde de réunit dans une cour, les officiels assis avec une table. Tout d'abord l'hymne kirghize debout avec la main sur le cœur. Il y a des discours, des danses, des musiciens, des bouts de récit de la légende de Manas.
Je pensais qu'on allait rouler sur des routes, mais ce sont souvent de grandes pistes relativement roulantes avec peu de nids de poule; le chauffeur roule donc relativement vite. Nous croisons des camions pleins de charbon et passons près d'une mine, enfin de trous dans lesquels ils creusent.
Passage d'un col à 3200 m et nous entamons une rando sur la route. On sent tout de suite l'altitude.
Il y a des yourtes dispersées avec de grands troupeaux de moutons et aussi de vaches et de chevaux.
Nous approchons d'une 1ère yourte et sommes tout de suite invités à rentrer. La dame nous offre le pain à tremper dans la crème et le thé. Les 3 sont bons. Nicole me dit à l'oreille que la guide à dû prévenir, mais non, c'est l'accueil normal. Nous sommes invités dans une autre yourte et reprenons le pain avec la crème.
Nous apercevons une kirghize qui va traire une jument; comme celle-ci a peu de lait, il faut la traire 5 fois par jour.
Nous arrivons auprès du lac qui fait 26 x 15 km. Nous nous installons dans 4 yourtes. Il fait froid, nous sortons les affaires chaudes.
Bon repas avec la soupe à la viande mouton et retour dans nos yourtes dans lesquelles ils ont allumé le poêle.
A suivre.
Yves.
Photos de l'école, de l'estomac d'un mouton rempli de beurre (on l'enterre pour le conserver) et de faux kirghizes que certains reconnaîtrons.
Ce matin, rentrée des classes à l'école du village qui va du primaire à la terminale. Tous les élèves sont costumés avec pour les filles: un corsage blanc, une jupe noire et un chouchou (obligatoire) dans les cheveux. Tout le monde de réunit dans une cour, les officiels assis avec une table. Tout d'abord l'hymne kirghize debout avec la main sur le cœur. Il y a des discours, des danses, des musiciens, des bouts de récit de la légende de Manas.
Je pensais qu'on allait rouler sur des routes, mais ce sont souvent de grandes pistes relativement roulantes avec peu de nids de poule; le chauffeur roule donc relativement vite. Nous croisons des camions pleins de charbon et passons près d'une mine, enfin de trous dans lesquels ils creusent.
Passage d'un col à 3200 m et nous entamons une rando sur la route. On sent tout de suite l'altitude.
Il y a des yourtes dispersées avec de grands troupeaux de moutons et aussi de vaches et de chevaux.
Nous approchons d'une 1ère yourte et sommes tout de suite invités à rentrer. La dame nous offre le pain à tremper dans la crème et le thé. Les 3 sont bons. Nicole me dit à l'oreille que la guide à dû prévenir, mais non, c'est l'accueil normal. Nous sommes invités dans une autre yourte et reprenons le pain avec la crème.
Nous apercevons une kirghize qui va traire une jument; comme celle-ci a peu de lait, il faut la traire 5 fois par jour.
Nous arrivons auprès du lac qui fait 26 x 15 km. Nous nous installons dans 4 yourtes. Il fait froid, nous sortons les affaires chaudes.
Bon repas avec la soupe à la viande mouton et retour dans nos yourtes dans lesquelles ils ont allumé le poêle.
A suivre.
Yves.
Photos de l'école, de l'estomac d'un mouton rempli de beurre (on l'enterre pour le conserver) et de faux kirghizes que certains reconnaîtrons.
1er septembre
Et oui, on dit bonjour en arabe. Merci, c'est rrrrramat avec un roulement de "r" au début.
Départ en minibus vers l'ouest, puis le sud en passant un col à 3100 m. Quelques rares troupeaux de moutons et de chevaux. C'est très sec cette année. Ils vivent de l'élevage; peu de cultures à part l'orge et les pommes de terre. Mais les villages sont rares. Les jeunes préfèrent sûrement la ville. Déjà, à 2000 m, il peut faire -40 en hiver.
Nous avons fait une petite rando depuis une station de ski à un seul télésiège; une petite descente. En route, arrêt dans le village d'un lutteur célèbre. On a du mal à croire qu'il portait les blocs de pierre présentés qui font plus de 600 kg malgré qu'il fasse 2.03 m et 105 kg.
Ce soir, nous dormons chez l'habitant: 5 dans une maison et 6 dans l'autre. Repas dans une yourte. Bonbons et gâteaux dans des présentoirs. Assiette de crudités, pastèque, soupe consistante, plat traditionnel avec viande et riz; on n'a mangé que le tiers du dernier plat. Heureusement, pas de fromage. Il y avait des petites pommes, mais on ne les a pas touchées. Cette fois, on a acheté la bière en 1.5l à un peu plus d'un euro.
La yourte était entourée de grands feutres qui racontaient la vie de Manas, ce héros célébré par le plus grand poème du monde qui fait 400000 vers et qui est récité par des adultes et même des enfants qui l'apprennent par cœur.
Une habitude que l'on a prise rapidement: se déchausser quand on rentre dans une maison ou une yourte.
A suivre.
Yves.
Sur les photos, repas dans la yourte et notre guide qui parle avec vieux berger de 90 ans. Elle est très causante et cherche à nous faire partager la vie de ses compatriotes.
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