J ai oublié de signaler dans le mail précédent que le 1er mail qui parle du trek avait été envoyé par Olivier Kerviel que Chauhan avait pu contacter par téléphone. J'ai donc retrouvé Chauhan qui revenait juste d un séjour de 5 mois en France. Il n'avait plus l'habitude de marcher. Il a un adjoint: Sadeb, aux petits soins, qui parle un peu français après 2 ans d'étude. C est un vrai gamin (21 ans) disant toujours `excusez-moi...`. Une vraie gazelle en montagne.
Nous avons l'après-midi libre. Un minibus va monter nous chercher cette nuit et nous descendrons demain matin.
Ce midi, plat unique comme tous les midis, sinon c'est long. C'étaient des macaronis avec un oeuf. Comme d'habitude, Francis n a pas fini son assiette. Y mange presque rien comme beaucoup de gars de la campagne de chez nous qui goutent modérément la nourriture asiatique. Laurent et moi nous chargeons de vider les assiettes. Mais, c est une marmotte. Nous étions 3 `célibataires` et comme de méchantes langues ont dit que Laurent ronflait, j ai fait chambre commune avec Francis. Pas complique, le gars: à peine couché, il dort; la nuit il ne m'entend pas me lever et le matin, il se réveille pour aller manger. 12h au lit, ça lui convient et en plus, il se permet de bailler le jour.
Naturellement les conditions physiques et techniques étaient un peu disparates: on a découvert un grimpeur exceptionnel, Jean-Luc malgré tout descendeur assez moyen, un descendeur très rapide, Laurent. Florence a eu besoin de quelques jours pour monter à son rythme dans les `coups de cul` et non a celui des fous furieux qui montaient encore hier a 800m/heure! Du jamais vu! surtout a cette altitude.
Les 4 premiers jours ont été soutenus avec des montagnes russes et des dénivelés de 1000 a 1200m. J ai eu alors un peu mal aux jambes et le souffle court, mais je finis fort comme d'habitude. Comme prévu, le Surya Peak arrivait trop tôt avec ses 5100m. Avec Francis, nous avons tout de même mis crampons et piolet pour surmonter les lacs Gosaikund. Nous nous sommes contentes de la hauteur du Mont Blanc, une première pour Francis. Je n'ai pas voulu insister car je me sentais un peu juste en souffle et puis, il fallait faire sa trace (nous étions seuls) sur une pente raide en neige dure. J'avais allumé les talky-walkys et communiquais sans problème avec Denis en bas. Francis, lui, grimpais comme un chamois.
Quand nous sommes arrivés, même le Laurebina était fermé, ce qui nous aurait obliges a rester dans l Helambu. Une fois passé ce col bien glissant dans la descente, nous savions que nous avions une solution de secours au cas où nous ne pouvions pas passer le Ganja La, c'était le Tamang Heritage Trail que nous avons donc fait. Nous avons côtoyé la population de ces villages perdus, du très typique sur des sentiers ou nous étions seuls.
Pour ceux qui avaient suivi le trek de l Everest, le Cho La que nous avions fait est fermé a cause d une avalanche.
A suivre...
Yves.
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