lundi 11 novembre 2013

Imprégnation


Battage du riz à la main (chez Sadeb)

Batteuse plus moderne actionnée au pied


Hier soir, après avoir organisé mon lit, je suis descendu prendre l'apéritif: un verre de vin de millet chaud. Pas terrible!
J ai voulu leur expliquer qu'en France nous avions du vin de vigne, mais mon petit dictionnaire ne donne pas les traductions de raisin, ni de vigne.
Nous avons mangé du riz pour changer, mais cette fois avec des patates locales très bonnes. La maman a fait cuire un oeuf ensuite. J'ai proposé un peu de gnôle, le papa a fait une grimace. Bishoo n'en a pas pris. Comme Sadeb, il ne boit pas d alcool et ne fume pas. Il y avait aussi là un petit de 8 ans qui a perdu sa mère à 2 mois et dont ils s'occupent. Ils ont beaucoup parlé de politique. Ils sont dans une campagne acharnée pour voter dans 8 jours.
Nous sommes montés à l'étage vers 18h30, avons un peu causé et avons gouté de la noix de coco, du sucre de canne et des cacahuètes, le tout bien sûr maison.
Je me suis donc couché sur ce matelas de 1cm d'épaisseur et ai mis leur grosse couette bien crade sur mon drap polaire. Le père et le petit dormaient avec moi. J'ai parlé de mes levers nocturnes. Ils m'ont bien expliqué que je devais refermer la porte. Mes chaussures que j'avais laissées dehors ont été rentrées. La lumière est restée allumée toute la nuit et quand je me suis levé pour aller aux WC, le père est descendu vérifier ma fermeture. La nuit  a été très hachée, la position correcte étant introuvable.

Ce matin, nous devions aller marcher pour voir les montagnes enneigées, mais après le verre de thé, nous sommes descendus directement car une bombe avait été posée dans la nuit. Des tas de militaires sur la route et Bishoo très inquiet pour son touriste qui se renseignait tous les km. Arrivés a Dulikel, je voulais monter à Nano Bouddha a pied, mais il a voulu m'emmener jusqu'au monastère par un chemin complètement défoncé. J'ai essayé de lui dire que je voulais aller à pied... J'en ai encore pris plein les fesses et plein le dos. Au départ, je voulais dormir au monastère et assister à la puja, mais il était interdit de filmer et puis ce monastère est magnifique et riche, ce n'est pas ma conception de la religion. J'ai donc mangé un plat et pris le chemin de Panauti à pied cette fois. Ce fut un enchantement avec les paysans faisant la moisson et les artisans divers. Tout le monde répondant aux namaste. Ils m'ont offert des fruits. Un motard a voulu que je monte sur sa moto. Ils ont pitié du vieux et quand je donne mon âge, c'est la grande surprise. En gros, je suis un ancêtre. J'ai filmé la moissonneuse-batteuse du coin: un rouleau actionné avec le pied qui a des crochets qui font tomber les grains. Mon sac était bien lourd car j'avais emporté pour le chaud et pour le froid.

Je suis arrive a Panauti, gros village avec un quartier très ancien.Une jeune fille est venue me trouver. Elle est de l'office du tourisme. C'est de son ordinateur que j'ai envoyé le message précédent. Elle avait des papiers collés sur les touches, mais les inscriptions étaient effacées. Elle les a refaites grossièrement.
Elle m'a emmené au seul hôtel (4 euros la chambre), puis en me promenant, j'ai trouve ce cyber-cafe. J'ai demande s'il y avait un bus pour Kathmandou et on m'a dit que c'était la grève. Je n avais pas remarqué ce matin que l'on n'avait pas croisé de bus pourtant très nombreux ici.
Donc demain, je risque d'être bloqué ici. Les taxis ne roulent pas non plus. On verra.

Yves.
   

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