jeudi 19 septembre 2019

19 septembre: dernier jour


Salam,
Les derniers jours sont toujours un peu stressants.
On commence par les boulevards et l'on repasse sur la place centrale où il y avait la fête de l'indépendance le 1er jour. Puis le marché avec des achats de souvenirs: chaussons de feutre, quelques chapeaux kirghizes et diverses choses.
L'après-midi, on visite le grand supermarché très moderne.
Elvira nous signale qu'il y a une nouvelle mosquée construite par les turcs qui ressemble à Ste Sophie. Je me perds à la chercher et la trouve enfin grâce à un étudiant kirghize qui ne comprend pas grand chose en anglais. La mosquée est superbe. Ici, on a le droit de rentrer dedans et même de filmer. C'est l'heure de la prière, je filme encore et là, il y a un gars qui me dit non. Bon, j'arrête. Je n'ai pas vu Ste Sophie à Istanbul, mais çà doit y ressembler.
Demain, lever à 3 h et retour vers la France.

A suivre.
Yves.

mercredi 18 septembre 2019

18 septembre: Osh

Salam,
Petit-déjeuner sympa avec crêpes, différentes confitures et miel.
Balade dans les rues principales. La statue de Lénine domine la place centrale. L'influence soviétique est présente partout dans les constructions.
Ce n'est pas la peine de venir au Kirghistan en touriste pour voir des monuments. Nous n'en avons vu qu'un: le caravansérail de Tash Rabat. Pourquoi? Sans doute parce que c'est un peuple de nomades. Par contre, si c'est pour voir des montagnes, alors on est servis!
Visite du marché d'Osh (rappel: le nom d'Osh vient du mot ´osh´ que prononcent les marchands qui poussent leur chariot dans les allées et qui disent ´osh´, 'attention'). Nous ne faisons qu'une allée qui est très longue. À part les chapeaux kirghizes et les chaussons, peu de choses pour touristes. Le quartier des forgerons nous a attirés.
Repas du midi avec brochettes et frites; les français sont contents!
Petite visite d'un musée dans une yourte de 3 étages et transport vers le petit aéroport. Nous avons moins d'une heure de vol; il aurait fallu au moins 12 h par la route. Nous survolons de nombreuses montagnes déjà bien enneigées. Encore une fois, c'est magique.

A suivre.
Yves.

Les bébés sont très serrés dans leur berceau (jusqu'à 2 ans). Vous pouvez voir un trou dessous ce berceau. C'est pour passer le petit instrument montré par Elvira: l'un pour les filles (à droite) et l'autre pour les garçons. Comme çà le pipi est évacué.

mardi 17 septembre 2019

17 septembre: transhumance

Salam,
Et oui, nous descendons de la montagne pour nous rendre à Osh.
Mais nous ne sommes pas les seuls car nous devons doubler au moins 5 troupeaux de moutons qui descendent aussi et ce n'est pas facile à doubler. Les cavaliers portent les agneaux nés tardivement.
Il a un peu neigé sur la montagne au passage d'un col. Les paysages sont toujours magnifiques.
Nous retrouvons de la chaleur à Osh, ville de 300000 habitants peuplée à 60% d'ouzbèques qui sont plus religieux que les kirghizes. La conséquence visible est le port du voile chez les femmes assez courant.
Nous sommes à environ 20 km de l'Ouzbékistan.
Nous dormons dans une guesthouse et allons manger dehors dans un patio couvert de vignes.
On a acheté une bouteille de vin kirghize. Il y avait du rouge demi-sec, on a pris un autre. En le goûtant, on a trouvé qu'il était doux; normal car la guide nous a dit qu'il était demi-sec, ce que nous n'avions pas pu voir car écrit en kirghize, l'alphabet étant bien sûr cyrillique.

A suivre.
Yves.

lundi 16 septembre 2019

16 septembre: Tary Mogol

Salam,
Vent bien frais ce matin. On le sent même dans la yourte.
Matinée libre: épluchage des légumes pour le plov pour certaines, démontage d'une yourte pour certains. Pour ma part, balade au milieu des nombreux lacs. Il fait vraiment frais.
Dés la fin du repas, nous montons dans le minibus et redescendons vite car pas de démarrage. Nous poussons donc et çà démarre. Ouf!
Nous dormons ce soir à Tary Mogol dans une guesthouse: les hommes d'un côté et les femmes de l'autre.
Petit tour du gros village (4000 habitants). Il n'y a que des agriculteurs qui s'empressent d'arracher les pommes de terre avant le gel. Les vaches et les ânes broutent n'importe où. Il y a plusieurs maisons en construction; le style est très simple, les menuiseries sont en plastique de base. Les toits sont en tôle et les murs en brique ou en terre.
Le Salam est le passe-partout, les enfants sont souriants et pas sauvages.
Nous trouvons de la bière dans une maison. Çà nous manquait! Il n'y en a pas dans l'épicerie car ici, on est dans un pays musulman.

Ce soir, grosse surprise: Elvira a fait venir des musiciens chanteurs locaux. Ils nous font partager leur passion et nous font danser. Je filme ce moment. Les 2 jeunes ont 16 ans et ont de belles voix de baryton. Le chant est très important chez les kirghizes.

A suivre.
Yves.

Elvira devant le plat de plov.

15 septembre: dernière rando

Salam,
Temps couvert ce matin. Le soleil étant caché, il fait frais. Çà sent l'automne.
Nous partons le long du lac le plus près qui est assez grand et marchons dans les grands espaces. Nous rencontrons un berger déjà vu avant-hier; il se demande pourquoi nous marchons. Plus loin, nous rentrons dans la yourte de sa femme qui a eu 7 enfants. Elle garde la petite dernière qui a 4 ans. Les autres sont dans le village pour aller à l'école. Nous sommes accueillis avec du pain, du thé et du yaourt. Ils sont toujours prêts à accueillir quelqu'un. Pourtant cette yourte est complètement isolée.
Nous avons quelques flocons de neige et le pic Lénine n'est plus visible.
Au retour, 2 yourtes de notre camp sont démontées et pourtant plusieurs touristes sont arrivés.
Nous avons quelques morceaux de viande chaque soir, mais comme c'est du yak, on s'en passerait car c'est impossible à mastiquer.

A suivre.
Yves.

Le four dans la yourte.

14 septembre: camp de base haut

Salam,
Il a bien glacé cette nuit. Avec le poêle on cuit le soir, mais dans la nuit çà fraîchît.
Temps merveilleux, mais tant que le soleil n'a pas passé la ligne de crête, çà caille.
Rando avec une longue marche d'approche comme d'habitude, c'est surtout au retour qu'on en bave. Puis on attaque du sérieux pour arriver à un col à 4150 m qui domine le camp de base avancé. Il n'y a rien puisque les tentes ont été démontées. Repas, puis petit plus sur une arête de 120 m pour une majorité du groupe. Le paysage est grandiose avec des glaciers noirs de pierres en bas.
Le camp 1 n'est guère plus haut (4400 m), mais là encore, il y a de la distance. Il y a en plus les camps 2 et 3 pour l'ascension. Comme souvent, il y a des ex-votos sur un rocher en mémoire des alpinistes morts dans l'ascension. Il y a quelques années, 14 alpinistes ont été emportés par une avalanche.Je rappelle que mon ami Michel Aubert est mort dans cette ascension (voir sur mon blog l'article qui lui est consacré). J'ai ainsi qu'Andrée et Patrick, une pensée pour toi Michelle, sa femme.

Ce soir le temps se couvre un peu, on verra demain.
On a pu de laver à l'eau chaude car ils ont mis un four entre 2 douches. On en avait vraiment besoin; les habits noirs ont pris une teinte grisée.
Avec ces yourtes on aura eu plus de confort qu'en tente .

A suivre.
Yves.

13 septembre: camp base pic Lénine

Salam,
Petit-déjeuner avec une nouveauté: les samoussas au potiron. C'est très bon. Nous étions donc chez l'habitant. Le monsieur était très gentil, mais on n'a pas vu la dame.
Puis transfert avec notre nouveau chauffeur ouzbèque (il y a une grosse communauté d'ouzbèques du côté d'Osh). Ceux-ci sont plus pratiquants que les kirghizes.
La piste est très poussiéreuse, çà rentre un peu dans le minibus. On a face à nous le pic Lénine à 7100 m qui nous domine.
On arrive à un camp de yourtes. Le repas est pris dans une pièce faite de 2 containers collés. Nous sommes à 3500 m à peine.
On part faire une randonnée vers un point de vue. C'est plus que beau, c'est splendide. Bien sûr le sommet, mais aussi de multiples petits lacs bleus et turquoise. Et aussi les roches colorées. Il y a très peu de monde, les tentes du camp de base haut ont été démontées le 2 septembre. Avec Michel, on a fait un petit plus de 100 m et approché les 4000 m, mais je me traîne, je n'avance plus; Michel allait 2 fois plus vite! Heureusement qu'en descente, j'ai un peu moins perdu.
Ce soir, dans la yourte, c'est une étuve avec le poêle allumé.

A suivre.
Yves.

Devant le pic Lénine.

jeudi 12 septembre 2019

12 septembre: retour Kirghistan

Salam,
Pluie ce matin.
Montée vers le col Irkeshtam ( il n'y a que 2 passages entre les 2 pays). Encore de multiples contrôles, j'ai compté 8 présentations du passeport. On a même été arrêtés 2 fois dans 1 km. C'est un état super policé. Même quand ils ne font pas de zèle, c'est vraiment lourdingue. Le moindre détail comme un B d'un nom un peu caché par le tampon est sujet à problème; il faut alors appeler la hiérarchie! On est vraiment soulagés de revenir au Kirghistan. Le guide était stressé, il n'arrêtait pas de nous dire de faire attention. Si j'ai bien compris, c'est la prison pour lui s'il y a un problème. Il ne pourra pas lire ces lignes car en Chine, pas de Facebook, ni de Twitter. ni de Youtube, ni de Google...

Nous sommes arrivés à la frontière à 15 h, mais ils n'ont ouvert le portail qu'à 16 h 30. Il faut dire qu'à part les camions, il n'y a pratiquement personne. Pour passer, il a fallu porter nos lourds sacs pendant plus d'un km et arrivés au poste kirghize, pas d'Elvira. Le chef est arrivé et a appelé au téléphone et l'on a vu un minibus arriver au loin et notre Elvira nous a accueillis à bras ouverts.
Nous avons monté un col à 3700 m tout en longeant la magnifique chaîne du Pamir. Il a neigé il y a 2 jours et le blanc ressort. Que de grands espaces. Ils ont pratiquement tout démonté pour l'hiver car c'est une région très froide (jusqu'à -60 en hiver). Coup de chance. Une yourte se démonte au loin; nous y allons et aidons ( enfin pas moi car je filme) les 2 gars à finir de démonter et à charger sur le camion. Le costaud Michel retient le tunduk (rond supérieur) qui est assez lourd.

Nous dormons dans une guesthouse d'un gros village. Le repas se fait sous la yourte dans laquelle ils ont allumé le poêle. Elvira nous écoute parler de la Chine qu'elle ne connaît pas, puis reprend ses discussions passionnantes sur son pays qu'elle aime.
A suivre.
Yves.