mercredi 11 septembre 2019

11 septembre: Kashgar dernière

Nihao,
Et oui, c'est déjà le dernier jour en Chine. Demain nous repartons pour le Kirghystan.

Le repas d'hier soir était copieux, mais ce matin quelques diarrhées ont suivi.

Dés le lever, nous sommes allés d'an le parc voisin voir les activités du latin: beaucoup de personnes seules, mais aussi des groupes qui se forment autour d'un animateur équipé d'un ampli. Les gens dansent donc pour certains avant le travail.
Pour rentrer dans ce parc, une dame qui était dedans nous a fait signé de faire un détour. Nous nous engageons dans l'entrée d'une école et là, un policier en formation triangulaire nous intime ordre de ne pas passer là. La formation triangulaire consiste en 3 policiers qui sont dos à dos avec pour le premier un bouclier, le 2éme une tige pour repousser et le 3ème un pic. On continue donc et on se retrouve devant une autre entrée de l'école. Il y a là, en plus dessous policiers, 6 personnes avec une massue longue d'un mètre qu'ils appuient au sol. Les enfants sont vraiment très protégés!

Ce matin, nous sommes retournés faire un tour dans la vieille ville restaurée avec quelques artisans en activité. Le pain est joli et cuit dans un four comme en Inde.
On prend un thé dans une vraie maison de thé; nous sommes assis sur un grand tapis.
Nous mangeons dans un restaurant musulman, pas de bière, mais pour nous, il y en a! Ceux qui ont eu besoin d'aller au WC ont eu peur pour la suite... On verra...

Retour au bazar pour une grande majorité et achat d'étoffes.
On revient en longeant la très vielle ville qui semble abandonnée; on trouve un coin qui semble en restauration.
Il fait chaud et on cherche une terrasse. Et bien, pas de terrasses! On boit dans les restaurants ou les hôtels, si bien que l'on se retrouve en bas de notre hôtel.

Un point que je n'ai pas abordé: internet. Les mails passent comme vous le voyez, j'ai réussi à le mettre sur Eurosport, Yahoo et ma banque. Mais pas de Google, si je tape: météo Kashgar, le serveur ne donne pas d'accès. C'est très frustrant.

A suivre dans pas mal de jour car dans le coin du pic Lénine, çà ne doit pas passer.
Yves.

mardi 10 septembre 2019

10 septembre: retour Kashgar

Nihao,
Les randos n'étant pas très nombreuses dans le coin, nous avons décidé de rentrer ce soir.
Il y a de nombreux troupeaux de yaks, de moutons et de chameaux. Ils sont guidés à moto et non à cheval comme en Kirghizie. Ils n'ont pas grand chose à manger. Il y a pas mal de pieds de génépi. Nous avons vu quelques marmottes rousses et des lapins.
Nous faisons une rando ce matin pour atteindre un petit point de vue qui approche 4000 m. Le vent est encore plus fort qu'hier. Parfois il y a des giboulées qui emportent tout, notamment les ordures.

Retour ce soir â Kashgar. C'est long car le bus roule à 60 km/h maxi. Dés l'arrivée nous allons manger dans un restaurant installé dans l'ancien consulat de Grande Bretagne. C'est un peu décrépi. Comme vous le voyez, ils nous servent 13 plats différents pour nous 11.
Retour au même hôtel 4 étoiles. C'est quand même étonnant que dans un hôtel de cette gamme, personne à l'accueil ne parle anglais. Ils communiquent avec une application de traduction ou orale â partir de leur smartphone.
A suivre.
Yves

Le lac Karakul

9 septembre: Mustagh-Ata

Nihao,

Toute la nuit, les ouvriers ont travaillé sur la nouvelle route. Ils veulent avancer avant la neige et le froid.
Petit-déjeuner vers 9 h, difficile de l'avoir plus tôt. C'est difficile de démarrer les randos à nos heures françaises.
Nous avons eu le vent 3/4 face, ce que je n'ai jamais apprécié car je n'arrive pas à respirer.. Il a fallu traverser un torrent dont les pierres étaient couvertes d'un cm de glace. Personne n'a glissé car nous avons pu casser cette glace.
Nous devions dormir dans des cabanes de berger pour attaquer le camp de base le lendemain. Le groupe à choisi de revenir dans notre fausse yourte craignant la rusticité des cabanes. De ce fait, chacun a choisi d'enchaîner ou non directement ce camp de base à 4500 m. Seuls Claude, Philippe, Maryline et Michel sont allés. 4 autres dont moi ont fait demi-tour à mi-pente. C'est donc la première fois de ma vie que je fais demi-tour avant l'objectif. Tout le groupe serait allé en haut si nous étions partis une heure plus tôt et s'il n'y avait pas eu ce vent de face.
Le retour à été bien longuet dans la caillasse. Et, une autre première pour moi, j'ai fini avec bon mal au pied droit: une vieillerie?
Nous avons eu une météo excellente. Demain s'annonce pluvieux. On verra.
En attendant, on a eu beau toute la journée sur ce magnifique Mustagh-Ata dont le sommet paraît si proche. Il faut pourtant 14 jours pour le grimper.
Nous sommes situés dans un lieu unique, nous sommes donc en Chine, mais tout près de nombreux autres pays. Dans le sens des aiguilles d'une montre: l'Inde, le Pakistan, l'Afghanistan (couloir de Wakhan), le Tadjikistan et le Kirghystan. Quand on passe une frontière, notre opérateur s'empresse de nous indiquer son correspondant local; et bien, Andrée a reçu un SMS lui donnant un opérateur tadjike alors que nous sommes bien en Chine.
Nous avons expérimenté les WC chinois. C'est très simple: il y a une rangée de trous et des petits murets de 80 cm de haut en séparateurs, rien en façade. On s'y fait, çà permet de causer, mais si le voisin est chinois, c'est plus compliqué.

A suivre.
Yves.

Troupeau de chameaux passant devant le Mustagh-Ata.

8 septembre: marché aux bestiaux Kashgar

Nihao,
Ce matin, le temps est couvert. Nous allons voir le fameux marché aux animaux de Kashgar. J'avais lu que l'on pouvait y parler 18 langues. Il a été déplacé en dehors de la ville.
Le marché est actif relativement tard, les bêtes arrivent par camion. Il y a peu de chevaux et d'ânes, mais des yaks, des chèvres, des vaches et surtout des moutons qui sont parqués ou alignés le long d'une corde. Je suis rentré dans le coin des taureaux. Bien qu'ils soient attachés, çà remue et je me méfie. L'un d'eux s'est détaché et ils ont eu du mal à l'attraper. Les rangs de moutons sont spectaculaires vus de derrière car leurs 2 boules de graisse au postérieur ressortent. Le marchandage est particulier: ils se tiennent par la main et l'on ne comprend pas les enchères. Quand l'accord est passé, les liasses de billets circulent. Il y a bien sûr tous les bouis-bouis pour manger avec les fours à brochettes et à momos.

Nous prenons ensuite le bus pour monter la Karakorum Highway, un nom qui est dans mon imaginaire depuis longtemps. C'est par là qu'est passé Marco Polo. Cette route va vers le Pakistan. Ils sont en train de la refaire. C'est un travail gigantesque; il y avait eu 400 ouvriers décédés lors de la construction précédente. Et il reste plus de 150 km à faire jusqu'au col, les plus durs.
J'ai oublié de dire que nous avons encore subi 2 contrôles sur la route.

Près d'un lac de barrage très venté, il y a plein de vendeurs de jade. Nous sommes dans une région de différentes mines.

Nous passons près du lac Karakul et nous installons dans un village tout neuf. Nous dormons dans des yourtes faites en ciment. C'est tout neuf; ils ont même prévu l'électricité et la douche, mais ce sera pour plus tard.
Nous mangeons dans une cabane en tôle. C'est du rustique et puis, ni cuillère, ni fourchette, que des baguettes et là, ce n'est pas la joie pour manger des spaghettis et des légumes en petits morceaux.

Et, le summum, nous sommes au pied du Mustagh-Ata, encore un nom ancré dans mon imaginaire. C'est le 7500 m le plus facile du monde, mais bon... De nos 3700 m, il paraît débonnaire!

A suivre.
Yves.

samedi 7 septembre 2019

7 septembre: Kashgar

Nihao,
Parfois il n'y a pas grand chose à dire, mais aujourd'hui, il y a de la matière.
Tout d'abord, le cours de la bière: même chinoise elle est bonne et peu chère; 1 € au restaurant.
Je me suis mis à un distributeur pour retirer de l'argent. Il y a heureusement le choix de la langue: anglais ou vermicelle. Je choisis bien sûr anglais. A partir de là, tout était en ... Chinois. Heureusement, le guide était là et pourtant le 1er distributeur n'a rien voulu savoir. Le 2ème, c'était bon.
Nous nous étions mis à l'heure locale hier soir et ce matin, j'ai mis tout le monde, y compris le guide, à l'heure de Pékin. Parce que c'est l'heure officielle inscrite partout et surtout parce que l'on se trouve ainsi avec 2 h d'avance sur le soleil comme en France. Ainsi, il m'est plus facile de dire que l'on va se lever à 8 h qu'autrement à 6 h qui a une influence négative car çà paraît tôt. Le poids des habitudes! La Chine n'a donc qu'un fuseau horaire alors que la Russie ou les États-Unis en ont 3 ou 4.
Ce matin, visite de la tombe de la concubine qui date du 15ème; style Samarcande avec des carreaux de faïence sur les façades.
Dans le lit de la concubine (6 mx2 m), il y avait le lit du bébé avec dedans les petits instruments de bois que l'on mettait aux zizis des bébés pour faire couler le pipi: une sorte de pipe pour les garçons et un tube percé pour les filles.
On a pu voir au passage un spectacle de danse.

Repas consistant avec 5 plats, dont des momos en fin; nous nous étions d'ailleurs levés de table croyant que c'était fini. La soupe était quand à elle en 4ème postion derrière les brochettes excellentes. Il y a un énorme plateau tournant au milieu. Il y avait un orchestre ouïgour et nous étions servis par des ouïgours très reconnaissables par rapport aux chinois. La salle était immense et classe.
Nous nous asseyons à table, pas de carte présentée. On découvre! Parfois c'est épicé.

Visite de l'immense bazar local avec ses quartiers. Pour les locaux avec peu de choses pour touristes. Les vendeurs sont du genre souriant.
Nous avons aperçu la vielle ville qui est toute rikiki. Elle est interdite aux touristes et va se délabrer très vite car faire en adobe. Beaucoup de spécialistes mondiaux dont des chinois ont crié au secours et peut-être sauveront-ils ce petit reste.
En attendant, ils ont construit une nouvelle "ancienne ville" avec de grandes avenues qui est pas mal réussie; quelques artisans sont présents, mais surtout des vendeurs pour touristes! J'ai tout de même été très heureux de trouver un cordonnier de rue pour changer mon système de fermeture éclair de banane qui ne marchait plus. Il m'a demandé 2 yuans, soit 25 centimes d'euros! Dérisoire, je lui en ai donné 5 car j'étais vraiment content; sinon, mon camescope aurait été à l'air.

Notre guide Nicolas ( nom qui lui a été donné par son prof de français) nous a demandé d'où l'on venait. Quand on lui a dit que Le Mans faisait 150000 habitants, il a dit que c'était un " petit village", ici les villes commencent à 2000000 d'habitants. Pour lui, Kashgar qui a 400000 habitants est aussi un village. Même la France est toute petite; elle fait la taille du district de Kashgar.

Encore une chose qui nous étonne: tous les scooters ainsi que la plupart des voitures sont électriques. C'est donc très silencieux et on est souvent surpris quand on voit un véhicule près de soi.

A chaque entrée d'hôtel, de restaurant, de musée... nous passons sous un portique et il y a là au moins 2 policiers armés et casqués. La surveillance est continuelle; et bien, vous n'allez pas me croire, au bout d'une journée, on n'y fait plus du tout attention!

Ce soir, nous mangeons dans une salle toute simple: voir la photo!

A suivre dans quelques jours car demain après-midi, nous partons vers le Mustagh-Ata en espérant une bonne météo car ils annoncent un temps bien moyen.
Yves.

vendredi 6 septembre 2019

6 septembre: frontiére

Nihao,
Direction la Chine. 1er contrôle du côté kirghize; il n'y a qu'un guichet et c'est un peu long. Heureusement qu'il n'y a pas beaucoup de monde. Puis encore un contrôle du côté kirghize.
Nous passons 3 cols dont le Torugart à 3700 m à la frontière et là, comme le guide chinois n'est pas arrivé, la grille de la frontière est fermée pendant 1 h 30 pour la pose de midi. Par chance, nous doublons la file de camions. Nous montons dans un petit car et on attaque la route défoncée. On aura une pluie d'orage. On aura présenté nos passeports environ 12 fois et ce sur 150 km, on ne sait plus vraiment combien. Au contrôle de l'immigration, tout le monde a eu les empreintes et le visage, mais pas moi. Pourquoi? Et à chaque fois, c'est long et heureusement que nous ne sommes pas nombreux.
A un dernier contrôle, on est intrigués par une policière en jupette qui porte un long bâton et un bouclier.
On finit sur un autoroute oû il y a très peu de voitures. Attention aux excès de vitesse, il y a des caméras partout.
Arrivée à Kashgar de nuit.
C'est une grosse ville moderne. Nous commençons par aller dans un restaurant assez chic. On a de multiples plats, un peu épicés dans l'ensemble. Il y a beaucoup trop à manger. Ils nous ont d'abord servi 1 verre d'eau chaude et fidèles à nos habitudes, nous goûtons la bière chinoise. Comme on n'a pas un yuan, on ne sait pas le prix. Notre hôtel est immense et de bonne qualité.
Notre guide se prénomme Nicolas! Il a eu un problème d'accident et ce n'est pas lui qui est venu à la frontière, mais il était là ce soir.
A suivre.
Yves.

5 septembre: col Tash Rabat

Salam,
Journée complète de rando. Approche très longue et attaque du col de Tash Rabat. Il fait à peine 4000 m, mais pour la plupart, on en bave.
Beaucoup de marmottes et quelques yaks.
Du col on voit le lac Chatyr Kool et juste derrière, c'est la Chine. Les caravanes passaient donc ce col et s'arrêtaient au caravansérail que l'on a visité hier soir. Il y a du vent, mais on mange là quand même.
Juste quand on entame la descente, arrive un troupeau d'une cinquantaine de yaks qui passe le col et qui est non accompagné.
Le retour est très long, on en a plein le...
L'ensemble où l'on dort est arrangé avec goût. Les WC sont propres, ils nous font un feu dans la yourte; hier soir, on cuisait; on a ouvert la yourte pour refroidir. Il y a un bâtiment de type refuge dans lequel on mange.
Et surprise, il y a même un hammam. Nous avons tous essayé.
Nous sommes étonnés de l'absence de monuments historiques. C'est le pays des grands espaces dédiés à l'élevage.
Demain, départ pour la frontière chinoise qui est proche.
A suivre.
Yves.

Les yaks qui arrivent au col avec au loin le lac et la Chine.

4 septembre: Tash Rabat

Salam,
Quelques gouttes cette nuit, mais quand on se lève, c'est sec.
Petite rando pour passer un col.
Nicole et Michel battent leur record à chaque pas. Après les grands espaces inhabités, on descend rapidement vers Narin, ville de 40000 habitants. Avant, on a quitté la piste. On roule sur la route de la soie. Quelques achats notamment d'une carte du pays qui nous manquait et route vers Tash Rabat, le célèbre caravansérail.
Nous quittons la grande route et obliquons vers Tash Rabat. Un peu déçu par la taille. Je m'attendais à du monumental. Il y a quand même 22 chambres. La coupole effondrée à été reconstituée. C'est très sombre. Le bâtiment est à moitié enterré et à part la coupole, le dessus est plat. Çà devait être très rustique. C'était la 1ère étape après la frontière chinoise. C'est le seul caravansérail qu'il reste.
A suivre.
Yves.

Photo du groupe avec le drapeau kirghize qui est rouge avec en son centre un soleil qui entoure le toit de tunduk (rond supérieur de la yourte).