mercredi 4 septembre 2019

3 septembre: Bouzkachi

Salam,
Ce matin, rando au-dessus du lac. Aucune maison à perte de vue, mais que des yourtes qu'ils vont bientôt démonter.
On passe près d'une yourte où ils sont en train de séparer la crème du petit lait avec un outil à manivelle comme dans notre jeunesse.
Après le repas, promenade à cheval pour qu'on devienne un peu kirghize; 1 h çà va!
Et puis, on a eu le droit aux jeux kirghizes:
- ils doivent ramasser des billets posés au sol avec le cheval au galop
- puis la lutte: 2 hommes à cheval essaient de faire tomber l'adversaire par tous les moyens
- puis la course à la fille: la fille, en l'occurrence, une dame de 40 ans qui nous fait la cuisine, part à fond sur un cheval et naturellement, l'homme doit la rattraper et l'embrasser. Je peux vous dire que la femme, genre femme au foyer rondelette, était à l'aise et que le cheval recevait de multiples coups de fouet
- et enfin, le match de bouzkachi: 2 équipes de 5 s'affrontent. La chèvre dont ils ont coupé la tête et les jambes, est placé à terre; ils doivent l'attraper et la porter dans un but. Mais c'est une grosse bagarre. En temps normal, presque tout est permis; mais là, comme c'était des bergers, ils ne se donnaient pas de coups. L'un d'eux s'est quand même fait mal à une main et est ensuite tombé de cheval. Quand à la chèvre dont les os sont bien cassés. elle est bien sûr mangée par le groupe. Les participants ont arrosé çà copieusement; dans ce cas, c'est le cheval qui ramène le cavalier.
A suivre.
Yves.

2 septembre: lac Song Kul

Salam,
Ce matin, rentrée des classes à l'école du village qui va du primaire à la terminale. Tous les élèves sont costumés avec pour les filles: un corsage blanc, une jupe noire et un chouchou (obligatoire) dans les cheveux. Tout le monde de réunit dans une cour, les officiels assis avec une table. Tout d'abord l'hymne kirghize debout avec la main sur le cœur. Il y a des discours, des danses, des musiciens, des bouts de récit de la légende de Manas.
Je pensais qu'on allait rouler sur des routes, mais ce sont souvent de grandes pistes relativement roulantes avec peu de nids de poule; le chauffeur roule donc relativement vite. Nous croisons des camions pleins de charbon et passons près d'une mine, enfin de trous dans lesquels ils creusent.
Passage d'un col à 3200 m et nous entamons une rando sur la route. On sent tout de suite l'altitude.
Il y a des yourtes dispersées avec de grands troupeaux de moutons et aussi de vaches et de chevaux.
Nous approchons d'une 1ère yourte et sommes tout de suite invités à rentrer. La dame nous offre le pain à tremper dans la crème et le thé. Les 3 sont bons. Nicole me dit à l'oreille que la guide à dû prévenir, mais non, c'est l'accueil normal. Nous sommes invités dans une autre yourte et reprenons le pain avec la crème.
Nous apercevons une kirghize qui va traire une jument; comme celle-ci a peu de lait, il faut la traire 5 fois par jour.
Nous arrivons auprès du lac qui fait 26 x 15 km. Nous nous installons dans 4 yourtes. Il fait froid, nous sortons les affaires chaudes.
Bon repas avec la soupe à la viande mouton et retour dans nos yourtes dans lesquelles ils ont allumé le poêle.
A suivre.
Yves.

Photos de l'école, de l'estomac d'un mouton rempli de beurre (on l'enterre pour le conserver) et de faux kirghizes que certains reconnaîtrons.

1er septembre

Salam,
Et oui, on dit bonjour en arabe. Merci, c'est rrrrramat avec un roulement de "r" au début.
Départ en minibus vers l'ouest, puis le sud en passant un col à 3100 m. Quelques rares troupeaux de moutons et de chevaux. C'est très sec cette année. Ils vivent de l'élevage; peu de cultures à part l'orge et les pommes de terre. Mais les villages sont rares. Les jeunes préfèrent sûrement la ville. Déjà, à 2000 m, il peut faire -40 en hiver.
Nous avons fait une petite rando depuis une station de ski à un seul télésiège; une petite descente. En route, arrêt dans le village d'un lutteur célèbre. On a du mal à croire qu'il portait les blocs de pierre présentés qui font plus de 600 kg malgré qu'il fasse 2.03 m et 105 kg.
Ce soir, nous dormons chez l'habitant: 5 dans une maison et 6 dans l'autre. Repas dans une yourte. Bonbons et gâteaux dans des présentoirs. Assiette de crudités, pastèque, soupe consistante, plat traditionnel avec viande et riz; on n'a mangé que le tiers du dernier plat. Heureusement, pas de fromage. Il y avait des petites pommes, mais on ne les a pas touchées. Cette fois, on a acheté la bière en 1.5l à un peu plus d'un euro.
La yourte était entourée de grands feutres qui racontaient la vie de Manas, ce héros célébré par le plus grand poème du monde qui fait 400000 vers et qui est récité par des adultes et même des enfants qui l'apprennent par cœur.
Une habitude que l'on a prise rapidement: se déchausser quand on rentre dans une maison ou une yourte.
A suivre.
Yves.
Sur les photos, repas dans la yourte et notre guide qui parle avec vieux berger de 90 ans. Elle est très causante et cherche à nous faire partager la vie de ses compatriotes.

samedi 31 août 2019

31 août: Bishkek

Bonjour,

Hier arrivée avec un peu de retard à Moscou. Il fait déjà nuit, mais on s'aperçoit que cette région est couverte de lacs. Comme nous ne devions déjà n'avoir qu'une heure dix pour le changement d'avion, çà urgeait. Mais dès la sortie, 2 hôtesses nous ont emmené fissa dans la queue du 2ème avion et celui-ci est parti à l'heure. Et de plus arrivé presque en avance. J'avais demandé de la bière pour le plateau du 1er avion et obtenu un vague jus de fruit; mon russe est encore très restreint car je ne connais qu'un mot: "da" qui veut dire oui, il me semble. J'ai réitéré pour le 2ème et là, il n'y avait ni bière, ni vin. Arrivée à Bishkek presque en avance à 4 h 50.
Deux charmantes demoiselles nous attendaient: Elvira qui parle couramment français et sera notre guide et puis son adjointe Nouriza qui a fait 2 ans de français. Une demi/heure de route toute droite et dodo (nos noms sont inscrits sur les portes de nos chambres) depuis 6 h jusqu'à 9 h 30.
Il fait assez chaud. Le boustaki n'a pas lieu à Bishkek, mais à 180 km de là; dommage! Nous retirons des soms: 1€=75 soms. Nous allons voir la fête nationale sur la place centrale cernée par des policiers. Il y a un podium et la musique envoie des basses exagérées. Cette place est grande et entourée par des bâtiments de pur style soviétique. Les gens sont très cools. Elvira nous parle longuement de sa vie: elle a 30 ans et n'est pas encore mariée, une exception ici. C'est une fille libre.
Le salaire moyen est de 200€.
Nous avons mangé dans un restaurant de type chic. Ils nous font un assortiment; brochettes, momos, frites... trés correct. La bière locale à 4• est bonne et vraiment pas chère (1€ le 0.50 l)
Puis, nous allons visiter le marché, un marché local immense avec aucun quartier pour les touristes. Le quartier des fruits secs remplit à lui seul un grand hangar. Le magnifique chapeau en feutrine des kirghizes fait main ne coûte que 5€.
Nous croisons un boucher kirghize qui ne parle pas français, mais qui récite l'équipe de France de foot de 1984, puis celle de 2018, puis tous les présidents de la 5ème République, puis nos chanteurs et nos acteurs...
Cette ville nous donne une 1ère impression agréable avec ses grandes avenues et ses parcs. Et ses habitants ne semblent pas stressés.

Nous partons demain en bus vers la route de la Soie. Il se peut que les mails suivants tardent car nous serons en pleine montagne.
A suivre.
Yves.

Sur les photos jointes, gâteaux divers, fruits secs et fromages hyper salés.

jeudi 29 août 2019

Kirghizistan







" Sur la Route de la Soie "   Kirghizie - Xinjiang 21 jours

Au cœur de l'Asie centrale, un voyage exceptionnel sur l'ancienne route de la soie. Départ de Bishkek avec la fête de l'indépendance le 31 août pendant laquelle nous espérons voir une bouzkachi, ce jeu violent célébré par Kessel.
Deux semaines pour découvrir la Kirghizie, un petit pays de steppes, de lacs et de hautes montagnes de plus de 7.000 m, et une incursion d'une semaine dans la province chinoise voisine, le Xinjiang, pour découvrir l'oasis de Kashgar, entre désert et montagnes. Visite du célèbre marché aux bestiaux, puis approche du camp de base du majestueux sommet du Mustaga Ata (7.546 m ). De part et d'autre de la frontière, les nomades kirghizes ou ouïgours nous accueillent dans leurs yourtes. Retour sur la Kirghizie via la région du Pamir. Camp magnifique aux pieds de l'imposant Pic Lénine (7000 m). Nous finirons le séjour à Osh, oasis du sud de la Kirghizie.

Le groupe est constitué de 11 personnes (un record):
- Andrée et Patrick Delhommeau
- Marie et Jean-Paul Vaidie
- Maryline et Philippe Busson
- Paulette et Claude Belland, donc 9 participants du Pérou 2012
- Nicole et Michel Guyard qui sont les seuls nouveaux
- et moi qui serait une fois de plus l'ancien.
Nous étions 13, mais un accident de vélo de dernière minute empêche un couple de venir.

Yves.

Le programme:
30/08/2019 vol Bishkek
31/08/2019 tourisme Bishkek fête indépendance
01/09/2019 Tyu Ashu Kekemeren
02/09/2019 rando, puis transfert Song Koul
03/09/2019 rando Song Koul
04/09/2019 transfert Tash Rabat
05/09/2019 rando Tash Rabat
06/09/2019 transfert frontière/Kashgar
07/09/2019 tourisme kashgar
08/09/2019 tourisme kashgar jour du marché
09/09/2019 transfert, puis rando Karakul lake
10/09/2019 rando Mustagata Karakul lake
11/09/2019 rando Mustagata Karakul lake
12/09/2019 transfert kashgar
13/09/2019 transfert frontière/Sary Tash
14/09/2019 transfert, puis rando Pic Lénine
15/09/2019 rando Pic Lénine
16/09/2019 rando Pic Lénine
17/09/2019 transfert Osh
18/09/2019 visite, puis vol Bishkek
19/09/2019 tourisme Bishkek
20/09/2019 avion vol retour
- mais çà vient de changer car pour la fête de la lune le 13 septembre, les chinois viennent de décider de fermer la frontière cette année, on reviendra donc 1 jour plus tôt de Chine.

mardi 27 août 2019

Passage de génération




Bonjour,

Mon fils m'ayant offert la bande dessinée Ailefroide de Rochette, mon petit fils s'est jeté dans sa lecture et m'a demandé de l'emporter pour en terminer la lecture. Il faut dire que les dessins de sommets sont très réalistes et naturellement il y avait la célébrissime Dibona. Vu mon grand âge, j'ai considéré qu'il fallait que je l'emmène faire cette Dibona.
Nous nous sommes donc retrouvés dans les Écrins avec mon fils, sa compagne et les 2 petits.
Au programme, le Grand Galibier, pour moi le meilleur point de vue sur la chaîne des Alpes, un peu haut avec ses 3200m pour un premier jour si bien que je suis redescendu à 3000m avec la petite car elle avait mal à la tête; les 3 autres ont même vu un bouquetin au sommet. Redescente compliquée dans la roche friable et les éboulis.
Le lendemain, via ferrata de St Christophe dans laquelle j'avais encordé la petite avec moi car avec son 1,30m, les pas étaient souvent trop éloignés pour elle.
Puis, nous avons fait la tête de la Maye à partir de la Bérarde avec beaucoup de câbles et une vue magnifique sur les vallées du centre des Écrins. Il y a même une table d'orientation; j'ai ainsi pu voir que bien qu'ayant peu fait d'alpinisme, j'étais entouré d'une dizaine de sommets que j'avais eu la chance de grimper (Grande Ruine, pic Coolidge, Replat Sud, pointe des Bœufs Rouges...).
Le lendemain, montée au refuge du Soreiller où je suis arrivé bon dernier; il faut dire que j'avais la corde. J'avais prévu 6h, on n'a mis que 3h!
Surprise dans le refuge: il y avait des agrandissements de la bande dessinée et on a même appris que Rochette habitait l'été au pied du sentier là où on avait garé la voiture. Le summum pour le petit-fils!
Et naturellement, on a attaqué la Dibona par la voie Normale, facile, mais quand même très aérienne. Les petits n'ont pas été gênés par ce vide, mais leurs parents eux, serraient les fesses. J'ai bien aimé la réflexion de la petite: "c'est petit!"; enfin, une fois et demi la Tour Eiffel quand même!
J'avais prévu 4h; on a mis 8h! J'avais oublié qu'à 5 sur la même corde, c'est long et en plus, il y avait plusieurs autres cordées. Si bien que nous ne sommes arrivés à nos sacs que nous avions laissés au pied de l'escalade qu'à 16h; nous avions l'estomac dans les talons!
Et pour le dernier jour, redescente par un sentier que je ne connaissais pas et qui suppose une attention constante.
En résumé, beaucoup de chance avec la météo; on a tout fait ce que j'avais prévu malgré que ce soit du lourd pour des enfants de 11 et bientôt 10 ans.
Yves.

La Dibona est la pointe noire sur la photo. On a pu en se serrant se mettre tous les 5 sur le sommet et là, c'est le vide partout. C'est vrai qu'elle paraît petite sur la photo, mais le refuge du Soreiller dans lequel nous avons dormi est bien à 450m au pied.

Cliquer sur la photo pour voir l'album. 


 

 

jeudi 13 décembre 2018

Fin

Bonjour,
Ce trek a permis de découvrir une région d'accès difficile; c'est pourquoi nous avons été pratiquement seuls contrairement aux 4 premiers treks très chargés en touristes.
L'objectif était de passer ces 2 cols à plus de 5000 m et surtout de ne pas rester coincés entre les 2. J'avais quelques craintes que j'avais exprimées avant le départ; je pensais bien que les 3 nouveaux avaient la pêche nécessaire, mais pour les autres, c'était un peu un challenge. En effet, Roseline n'est pas ce qu'on appelle une force de la nature, Guy devait gérer un pacemaker et un stent, Marcel devait réussir à dormir au-dessus de 4000 m et enfin je devais gérer mon coeur qui s'affole dans le rouge (artère bouchée). De plus, il y a toujours la possibilité de faire un mal des montagnes même si l'on n'y est pas sujet. Seul Thierry M. en a fait un, mais de niveau 1; il l'a géré avec un peu de médicaments et surtout des redescentes rapides. Nous avons donc monté ces cols très lentement et eu de la chance car avec un temps superbe; la seule averse de neige est tombée le soir du passage du 2ème col!  
Vous pouvez regarder un résumé du trek en choisissant le film "Trek du Bas Dolpo" à droite.  Comme d'habitude, c'est du brut; je suis en train de travailler sur le film "public".
Merci de nous avoir suivis.
Yves.

vendredi 7 décembre 2018

Photos

Bonjour,

En cliquant sur l'image ci-dessous, vous avez accès à un diaporama d'une première sélection de photos.

Yaks sur la route du sel (lac Phoksundo)


A suivre pour le film.
Yves.