jeudi 17 novembre 2016

Fin Sikkim

Bonjour,

Que dire de ce séjour:
- Guy et Marcel ont perdu 3 kg. Quant à moi, je n'ai pas maigri; il est vrai que je n'ai plus rien à perdre! Nous avons eu tous les 3 des petits problèmes de santé. On vieillit!
- ce fut un trek très sauvage, donc un peu triste car sans villages et donc sans habitants et sans cultures. A part les vues de montagne, peu de choses à filmer; on n'a vu qu'un troupeau de barhals. Ce Kanchenjunga est vraiment au bout du monde. Il ne ne grimpe que de l'autre coté au Népal et même là-bas, la marche d'approche est très longue. Sur internet, la dernière ascension dont on parle est de 2011. Vous pouvez voir 2 petits films qui en parlent à cette adresse:
http://www.larando.org/ascension-du-kangchenjunga/
Remarquez comme il est difficile de respirer à plus de 8000 mètres. Déjà à 5000 m, c'est difficile et j'ai pu constater que la difficulté que j'avais à respirer au Pérou l'année dernière s'était encore accentuée. Et dire qu'en 2008, j'avais grimpé à 6000 m sans aucun problème.
- les nuages arrivent très vite. Il faut donc se lever très tôt pour voir les sommets. Nous avons eu un brouillard épais dès le début d'après-midi 2 jours de suite nous obligeant à rester dans la tente. D'autre part, notre arrivée à Darjeeling s'est faite sous des trombes d'eau.
- le Sikkim, bien qu'étant une région de l'Inde se considère comme un état indépendant. Vous avez vu qu'il y a une frontière à passer. Il est dit partout qu'il faut ramasser les ordures et pourtant c'est bien sale, peut-être un peu moins que dans le reste de l'Inde? Et puis le réseau routier est catastrophique; les chauffeurs sont exceptionnels.

Vous pouvez voir quelques photos de ce séjour en cliquant sur l'image ci-dessous:

https://goo.gl/photos/AgQobG1u1tyy6ngU7

A suivre les films.

Yves.

29 octobre

Namaste,

Journée de transfert. Nous traversons d'immenses champs de théiers et arrivons en avance à Bagdogra. L'avion pour Delhi a 3 h 5 de retard. Heureusement que nous avons une escale d'une nuit à Delhi.
Le chauffeur de taxi ne connaît pas l'hôtel; il le cherche en prenant la grande voie en contresens! Il est vrai qu'il y a une multitude d'hôtels.
Le long de l'axe principal, c'est du haut de gamme, mais dès que l'on s'éloigne, c'est le règne des boui-bouis, de la saleté et de la pauvreté. La chambre très correcte est aveugle comme souvent ici.
Et pour finir, nous prenons l'avion Delhi Paris qui arrive étrangement avec 1 h 30 d'avance.

Yves.

Trio de pépés! L'indien se plaisait beaucoup avec nous; il est resté longtemps dans notre chambre.

samedi 29 octobre 2016

28 octobre kurseong

Namaste,

Nous sommes donc arrivés dans une sorte de communauté villageoise qui jouxte l'énorme domaine de Makaibari. Il y a un responsable qui place les touristes dans les familles. Nous dormons et mangeons chez l'habitant. Les anciens ont 64 et 61 ans; la jeune femme a 33 ans (chrétienne, ce qui est rare ici) et son petit garçon 4 ans. Il y a 2 hommes assez jeunes dont l'un est le mari de la jeune dame.
Et le prix? 800 roupies la pension complète, soit 11 €!!

Ce matin, promenade dans les champs de thé bien pentus. Il fait plus chaud qu'à Darjeeling. Les femmes nettoient l'herbe; là aussi c'est bio, même les traitements à base d'ail. Les hommes étêtent les plants de thé à la faucille. Ainsi les meilleures pousses pourront être récoltées au printemps.
Nous avons ensuite visité les ateliers avec masque et filet sur la tête; on se serait cru à hôpital.
Puis, nous nous sommes mis autour d'une table avec le propriétaire, arrière petit-fils du fondateur. Il a déblatéré des choses sûrement intéressantes, mais on n'a rien compris. Ce Swaraj Kumur Banergee est un phénomène, une sorte de gentleman-farmer intarissable; déjà sa tenue de colonial surprend. C'est le précurseur du bio. Puis nous sommes passés à la dégustation: tablier, grand discours et enfin goûtage. Il faut aspirer le thé avec grand bruit, le faire tourner dans sa bouche et enfin le cracher sans oublier de rincer la cuillère. Un cérémonial presque plus important que nos dégustations de vin. J'avoue ne rien y connaître; en gros un thé clair a un goût moins fort qu'un thé foncé. Là aussi, les prix des meilleurs thés nous sidèrent; ainsi en 2003, le kg a été vendu 18000 roupies, soit 250 €.

Yves.

Champ de théiers. On s'aperçoit qu'il y a des cépages comme pour la vigne. Les plus connus viennent de Chine et de l'Annam.

jeudi 27 octobre 2016

26 octobre

Namaste,

Ce matin, lever à 3 h 30 pour aller à Tiger Hill et voir le lever de soleil sur la montagne. C'est une petite colline à 20 km de Darjeeling. Nous ne sommes pas tout à fait seuls; en fait, il y a au moins 200 taxis et plus de 1000 personnes. Ils sont en train de construire une estrade. Il y a des vendeurs de café. C'est même un peu la bousculade pour avoir la meilleure place. Et nous avons eu de la chance car les nuages sont arrivés plus tard.

L'après-midi, nous avons cherché une gompa (monastére) qui avait un office. Pas facile d'avoir des renseignements. A la fin, nous avons pris un taxi qui nous a emmené à 5 km voir une gompa toute neuve inaugurée par le dalaï-lama. Les jeunes moines s'entraînaient aux danses. Par contre, les photos n'étant pas acceptées à intérieur, nous sommes repartis au milieu des gaz et des coups de Klaxon vers Darjeeling.
Pendant ce temps, Marcel préparait son sac car il part à 7 h demain.

Yves.

Même photo que le 1er jour, mais cette fois on voit le Kangchenjunga à droite.

mercredi 26 octobre 2016

25 octobre thé et Toy Train

Namaste,

Ce matin nous sommes allés dans la Happy Valley visiter une fabrique de thé. Nous y avons appris plein de choses: les 2 feuilles du haut sont récoltées 4 fois par an, au printemps, à l'été, à la mousson et à l'automne. Il y a les thés verts, les thés blancs, les thés noirs... Les prix varient énormément. Nous n'avons même pas pu sentir la qualité supérieure qui est hors de prix; elle nous est présentée dans un bocal fermé. La qualité juste en dessous que nous avons prise reste très chère. Je ne savais pas qu'on pouvait comparer au vin en ce qui concerne les qualités. La saison est terminée, mais il restait encore quelques cueilleuses. Les plants sont étagés comme la ville de Darjeeling. Le domaine est bio et effectivement, l'herbe est arrachée à la main.

Cet après-midi, nous sommes aller photographier le Toy Train, le train jouet. Puis je l'ai pris, Marcel et Guy me filmant de l'extérieur. Expérience phénoménale. Cette locomotive à vapeur s'arrache pour grimper la pente. Je veux filmer par la fenêtre, mais je reçois plein d'escarbilles de charbon. Au bout de 3 km, arrêt pour faire le plein d'eau. Et l'on repart dans une fumée épaisse. Les rails ne sont écartés que de 60 cm. On traverse souvent la route que l'on longe et bien sûr les voitures attendent.
Ce train est classé au patrimonial mondial de l'Unesco.

Yves.
Les chauffeurs:

mardi 25 octobre 2016

24 octobre

Namaste,

Journée transfert de Yuksom à Darjeeling. La route normale est réouverte. Route? Si on veut! C'est éboulé sur des dizaines de km. Je suis à gauche du côté précipice et j'ai l'impression que la roue va s'enfoncer et nous précipiter dans le vide, surtout quand on croise un autre véhicule. Nous roulons alternativement dans de la boue et dans la poussière. Il y a partout des travaux avec des machines ou à la main. Les murs de soutènement qu'ils avaient construits l'année dernière sont détruits.
Nous ne mettrons que 6 h 30 avec un excellent chauffeur. Nous avons même fait une pointe à 70 km/h. Ils conduisent mieux qu'au Népal. Bien sûr, ils ne peuvent pas attendre derrière une autre voiture, mais un coup de Klaxon et le conducteur précédent ralentit et serre à gauche pour laisser passer. Pour l'instant, nous n'avons pas vu d'accident.
A noter que nous avons repassé la frontière du Sikkim et qu'il a fallu montrer nos permis et refaire tamponner nos passeports.
Nous retrouvons Darjeeling sans pluie avec toujours autant de badauds dans les rues.

Yves.

23 octobre

Namaste,

Dernier jour de trek. Nous avons failli perdre Marcel. En effet, dans la descente avec nos cuisses bien entraînées, nous nous sommes mis à prendre des raccourcis. Et d'un coup, nous n'avons Guy et moi plus vu Marcel. Nous avons attendu un peu et ne le voyant pas, nous avons pensé qu'il était devant. Aux français rencontrés (une femme, puis 3 jeunes filles), nous demandions s'ils avaient rencontré un français. Au vu de leur réponse négative, nous en avons déduit qu'il était derrière. En fait, il avait insisté sur un soi-disant raccourci, suivi des traces de yak pour se retrouver dans des culs de sac aériens et donc remonter tout ce qu'il avait descendu.

Étape encore longue bien que descendante en grande partie. Dans ces chemins très difficiles, il n'est pas étonnant qu'il y ait de la casse; une femme s'est cassé la jambe hier, un homme de bonne corpulence aujourd'hui. Et bien, comment fait-on? On appelle les secours et un hélicoptère vient chercher le blessé? Non, un porteur prend la personne sur son dos et la descend, ceci sur plusieurs jours parfois et naturellement avec des savattes aux pieds. L'homme qui avait la jambe cassée pesait près de 90 kg.

Nous avons retrouvè un peu de chaleur et pris une douche chaude (un tout petit filet, faut pas rêver quand même). Il faut dire que notre dernier lavage datait de... on n'ose pas le dire. Il est vrai qu'au-dessus de 4000 m, il n'y a pas de bactéries et donc, on ne sent pas. Nous avons aussi retrouvé de la civilisation. C'est la 1ère fois que je marche 9 jours sans rencontrer un seul habitant.
Ce fut un trek assez peu spectaculaire, mais ô combien sauvage et rustique, je dirais même plus très rustique.

Demain, on essaie de rentrer sur Darjeeling par la route normale si elle est réouverte, sinon ce sera 9 h comme à l'aller.

Yves.

Le train de 10 h.

22 octobre

Namaste,

Retour à Tsoka après une descente raide et technique. En effet, on parle des chemins népalais, mais ceux-ci ont été créés pour joindre les villages. Mais ici, pas de villages, c'est du passe-partout. Fragiles du genou, s'abstenir absolument. Les sauts de 40 cm sont très courants. Encore heureux que nous ayons eu un temps correct.

Retour aussi à 3000 m. On quitte donc cette zone des 4000 où nous avons eu froid. Et puis, c'est fatigant de perdre son souffle dés que l'on bouge. Le simple fait de se retourner dans son duvet fait que l'on cherche sa respiration.

Nous avons traversé des km² de rhododendrons, au printemps çà doit être fantastique. Ci-dessous la photo du sous-bois constitué des troncs un peu rouges.

Fin du trek demain soir.

Yves.