vendredi 1 mai 2020

Vidéo Transports Népal

Bonjour,

Avec ce coronavirus, les projets sont mis entre parenthèses. J'avais prévu de faire les Dolomites de Brenta en septembre (circuit basé sur des vias ferratas) et un séjour au Guatemala fin novembre.

Pour vous occuper, j'ai fait un film sur les différents modes de transport au Népal. Au début, je pensais faire un film sur les porteurs seulement, mais je me suis aperçu que j'avais pas mal de billes autres, notamment sur les transports routiers. Ce film est basé sur les voyages de 2009, 2013, 2014 et 2018. A voir à cette adresse:
https://www.youtube.com/watch?v=3vapwhuizqg

J'avais fait un premier trek au Népal en 2006, mais à l'époque, je ne filmais pas. Mais Yves Sonnet qui était avec moi a fait un film dédié aux  porteurs que vous pouvez regarder à cette adresse:
https://www.youtube.com/watch?v=PdtIET4tL9U

Bon courage en confinement!
Yves.

mardi 5 novembre 2019

Que dire de la Kirghizie?


 Tout d'abord, ce petit pays a plusieurs noms: Kirghizie, nom que l'on employait là-bas, Kirghizistan et Kirghisztan.
C'est un pays où les gens sont cools (Même les lacs sont cools, enfin "kul': Issy-kul, Song-kul, Chatyr-kul). C'est quand on est sortis de Chine que çà nous a frappés. Les 2 seuls militaires qui étaient à la frontière étaient en treillis et souriants; pas stressés et tirés à 4 épingles comme en Chine! On sent que le gouvernement ne crée pas l'angoisse. On a même pu photographier 3 policiers lors de la fête de l'indépendance et pas en cachette car ils ont posé. C'est un pays musulman modéré. La religion n'empiète pas sur les occupations. Les femmes paraissent libres. Bien sûr, les traditions sont encore quelquefois très pesantes. On a vu par exemple, une femme qui n'a pas pris de bière avec nous dans un bar à Osh au prétexte qu'il y avait 3 anciens à la table d'à côté. Elle nous a bien expliqué qu'il y avait 2 styles de vie en Kirghizie; l'un au sud traditionnel et religieux, l'autre au nord moderne et plus laïc.
Et quel accueil! C'est une tradition des nomades de donner le pain, le thé et autres aux personnes qui passent près de chez eux que ce soit des kirghizes ou des touristes. Ils n'attendent rien en retour et ils nous reçoivent vraiment avec plaisir.
Cà reste un pays assez pauvre avec peu de ressources naturelles. Le salaire mensuel  moyen n'est que de 200 €. Les villes et villages se sont développés tardivement, notamment lors de la période soviétique car les russes voulaient sédentariser les nomades; c'est pourquoi les rues se croisent à angle droit. Ils sont restés proches de la Russie et ne rejettent pas Poutine.
On peut voyager pour pas cher. Les vues de montagne sont fantastiques, mais çà manque vraiment de monuments, c'est dû à leur tradition de nomadisme. Ceci dit, les nuits dans les yourtes nous ont enchanté surtout qu'à chaque fois qu'il faisait froid, ils allumaient le poêle et là, il faisait très bon, voire trop chaud.
Et l'agence Ultimate Aventure est à recommander, tellement on se sent bien avec eux sur place à Bishkek et aussi dans le circuit avec leurs chauffeurs et leurs guides. A notre arrivée dans la nuit, chacun avait son nom indiqué à la porte de la chambre et leur petit-déjeûner est un régal.   
En résumé, une destination à recommander surtout si l'on aime la montagne.
Yves.

Que dire de la Chine?

Nous n'y avons passé qu'une semaine et donc vu peu de choses.
La demande de visa n'avait pas été simple avec un questionnaire très long. Il avait même fallu donner le numéro de téléphone de notre chef. Pas facile quand 10 personnes sur 11 sont en retraite!
A la frontière de l'aller, il avait fallu attendre devant un portail car ils fermaient pendant le repas: ils ferment aussi les week-end et les jours fériés. Au retour, nous avons attendu jusqu'à 16 h et nous avons alors traîné nos bagages sur plus d'un km dans un no man's land entre les 2 pays. On aurait cru un groupe d'immigrés.
Le contrôle à la frontière n'était qu'un apéritif. J'ai compté 12 présentations du passeport sur 90 km. Parfois, ils l'emportent et on attend quelquefois assez longtemps. Qu'en font-ils? Et sur ce même trajet, photos interdites. Le moindre détail peut être problématique, par exemple un "S" que l'on voit mal à cause du tampon qui a été mis dessus ou bien une page blanche laissée dans ce passeport. Pour le policier de base, c'est le règne de la peur: surtout ne pas faire d'impair et donc aussitôt, il en réfère à sa hiérarchie. Lors d'un contrôle avant le passage à la frontière pour le retour (à l'aller, nous nous tenions à carreau), j'ai voulu un peu m'opposer à l'ordre d'un jeune policier. Nous étions dans une salle immense. Mon contrôle était terminé. J'attendais donc les autres près de la sortie. Le policier m'a demandé de me mettre dans une petite salle annexe, je lui ai signifié que j'attendais les autres et que je ne gênais personne car nous étions seuls. Il a vu que cela n'allait pas être facile et m'a donc supplié ("Please, please...") d'aller dans cette petite salle. 
Pendant notre trajet vers le Mustagh-Ata, nous avons eu au moins 2 contrôles à l'aller. De même au retour.
Pour le retour vers la Kirghizie, environ 8 présentations du passeport.
En ville, chaque magasin, restaurant, hôtel, marché, parc a son portique et ses policiers.
A chaque feu, nous sommes flashés.
Devant les écoles, il y a une grosse barrière (barreaux de 15 cm de diamètre), 3 policiers en triangle: formation classique chez eux avec 3 objets qui sont le bouclier, un pique et un repoussoir (avec un arc au bout). En plus, il y a une rangée d'auxiliaires tenant bien droit une massue d'un m de long. Nous cherchions la porte d'entrée d'un parc et nous nous sommes approchés de l'entrée d'une école. Les policiers ont tout de suite été affolés et nous ont fait signe de nous éloigner. On a l'impression que le gouvernement dirige le pays en entretenant l'angoisse.
Notre guide nous a dit que s'il y avait un problème, il irait en prison. Il nous disait sans cesse de faire attention quand nous traversions les rues. Je lui ai demandé combien il y avait de policiers en Chine. Il n'a pas su ou pas voulu me répondre.
Sur le marché aux bestiaux de Kashgar, le groupe a été suivi par 2 jeunes. On aurait dit 2 gars qui cherchaient à nous voler quelque chose, mais je les ai vus parler à un policier. Nous les avons signalés à notre guide; celui-ci s'est approché d'eux, ne leur a pas adressé la parole et a conversé avec son téléphone.
J'ai été surpris de la modernité de la ville. Tous les 2 roues à moteur marchent sur batterie ainsi que beaucoup de voitures. Ils paient directement avec leur téléphone. Les bâtiments n'ont rien à envier aux nôtres.
Une chose qui nous a étonnés, c'est l'absence de terrasses de café. On ne peut boire qu'à l'intérieur des hôtels ou au restaurant.
Nous n'avons pas eu le temps de parler aux habitants. En pleine ville, les gens n'ont pas l'air malheureux. Je pense que la plupart adhère au nouveau système de "contrôle social" basé en grande partie sur la reconnaissance faciale. Il en résulte un système  qui récompense ou pénalise les citoyens. Extrait du journal 20 minutes; "Certains sont carrément interdits d'avion ou de train. Si, dans la capitale on a plus de chances de trouver un job avec un crédit élevé, dans la ville de Qinghuangdao, la récompense prend la forme d'un « certificat de citoyen modèle » ou d'un examen médical annuel gratuit".
Pour parler du Xinjiang: cette région est habitée par des ouïghours qui sont musulmans. Ils étaient indépendants, mais la Chine les a absorbés comme le Tibet. Le gouverneur du Tibet ayant bien fait son travail en écrasant le Tibet, on l'a nommé gouverneur du Xinjiang. Il y a eu quelques attentats et c'est l'excuse pour écraser la région. On dit qu'il y a 1 million de ouïghours en prison, soit 10% de la population. Le gouvernement chinois a d'abord nié cet état de fait, puis il a dit que les centres de détention étaient des écoles de formation. Les quelques personnes interviewées que l'on voit dans le document récent d'Arte se plaignent de sévices... Cette année, c'est l'intellectuel ouïghour Ilham Tohti, condamné à la prison à vie qui a eu le prix Sakharov des droits de l'Homme.
La Chine est une puissance colonisatrice assez récente: Xinjiang, Tibet, nord de l'Inde; elle considère Taïwan  comme une province à elle. La méthode est simple: amener de nombreux hans (la population majoritaire) dans les régions envahies , si bien que celle-ci devient majoritaire sur place. On dit qu'il n'y a plus que 40% de tibétains au Tibet. Une autre façon d'intégrer ces ouïghours est de les "encourager" (en échange de liberté, d'argent...) à se marier avec un han.
Personnellement, ce pays me fait peur. Il va dominer le monde d'ici peu en dépassant les Etats-Unis. Ils ont construit des routes qui rentrent profondément dans les pays voisins (Népal par exemple). Ils construisent des infrastructures dans des pays pauvres et comme ceux-ci ne peuvent pas payer, ils se paient en matières premières, en terres cultivables...
Tout le peuple est conditionné, les très rares opposants sont internés. Quand on pense qu'ils ont accès à un internet restreint: pas de Facebook, de Twitter, de Youtube, de Google. Je signale à notre guide d'aller voir mon blog pour voir ce que j'écris chaque jour de voyage; il me répond qu'il ne pourra pas y avoir accès.
A chacun de se faire sa propre opinion. Il suffit d'aller sur internet (accessible à tous chez nous) pour se faire une idée. 
En conclusion, je fais mienne cette maxime: "La France est un paradis habité par des gens qui se croient en enfer".
Yves.

mercredi 23 octobre 2019

Films sur youtube


Bonsoir,

Vous pouvez voir 2 films qui résument notre séjour (en cliquant sur les photos):
https://www.youtube.com/watch?v=GhGInq6KzBw



https://www.youtube.com/watch?v=gi_crjdUzlU


Comme d'habitude, c'est du brut. Je travaille sur les films qui seront présentés en public.

Yves.

lundi 7 octobre 2019

Photos

Bonjour,

D'habitude, je mets quelques photos sélectionnées en ligne, mais cette fois Paulette a déjà fait le travail. Vous pouvez donc voir sa page:
https://photos.app.goo.gl/THYZRRHTDwZUpbBk7


A suivre 
Yves.

jeudi 19 septembre 2019

19 septembre: dernier jour


Salam,
Les derniers jours sont toujours un peu stressants.
On commence par les boulevards et l'on repasse sur la place centrale où il y avait la fête de l'indépendance le 1er jour. Puis le marché avec des achats de souvenirs: chaussons de feutre, quelques chapeaux kirghizes et diverses choses.
L'après-midi, on visite le grand supermarché très moderne.
Elvira nous signale qu'il y a une nouvelle mosquée construite par les turcs qui ressemble à Ste Sophie. Je me perds à la chercher et la trouve enfin grâce à un étudiant kirghize qui ne comprend pas grand chose en anglais. La mosquée est superbe. Ici, on a le droit de rentrer dedans et même de filmer. C'est l'heure de la prière, je filme encore et là, il y a un gars qui me dit non. Bon, j'arrête. Je n'ai pas vu Ste Sophie à Istanbul, mais çà doit y ressembler.
Demain, lever à 3 h et retour vers la France.

A suivre.
Yves.

mercredi 18 septembre 2019

18 septembre: Osh

Salam,
Petit-déjeuner sympa avec crêpes, différentes confitures et miel.
Balade dans les rues principales. La statue de Lénine domine la place centrale. L'influence soviétique est présente partout dans les constructions.
Ce n'est pas la peine de venir au Kirghistan en touriste pour voir des monuments. Nous n'en avons vu qu'un: le caravansérail de Tash Rabat. Pourquoi? Sans doute parce que c'est un peuple de nomades. Par contre, si c'est pour voir des montagnes, alors on est servis!
Visite du marché d'Osh (rappel: le nom d'Osh vient du mot ´osh´ que prononcent les marchands qui poussent leur chariot dans les allées et qui disent ´osh´, 'attention'). Nous ne faisons qu'une allée qui est très longue. À part les chapeaux kirghizes et les chaussons, peu de choses pour touristes. Le quartier des forgerons nous a attirés.
Repas du midi avec brochettes et frites; les français sont contents!
Petite visite d'un musée dans une yourte de 3 étages et transport vers le petit aéroport. Nous avons moins d'une heure de vol; il aurait fallu au moins 12 h par la route. Nous survolons de nombreuses montagnes déjà bien enneigées. Encore une fois, c'est magique.

A suivre.
Yves.

Les bébés sont très serrés dans leur berceau (jusqu'à 2 ans). Vous pouvez voir un trou dessous ce berceau. C'est pour passer le petit instrument montré par Elvira: l'un pour les filles (à droite) et l'autre pour les garçons. Comme çà le pipi est évacué.

mardi 17 septembre 2019

17 septembre: transhumance

Salam,
Et oui, nous descendons de la montagne pour nous rendre à Osh.
Mais nous ne sommes pas les seuls car nous devons doubler au moins 5 troupeaux de moutons qui descendent aussi et ce n'est pas facile à doubler. Les cavaliers portent les agneaux nés tardivement.
Il a un peu neigé sur la montagne au passage d'un col. Les paysages sont toujours magnifiques.
Nous retrouvons de la chaleur à Osh, ville de 300000 habitants peuplée à 60% d'ouzbèques qui sont plus religieux que les kirghizes. La conséquence visible est le port du voile chez les femmes assez courant.
Nous sommes à environ 20 km de l'Ouzbékistan.
Nous dormons dans une guesthouse et allons manger dehors dans un patio couvert de vignes.
On a acheté une bouteille de vin kirghize. Il y avait du rouge demi-sec, on a pris un autre. En le goûtant, on a trouvé qu'il était doux; normal car la guide nous a dit qu'il était demi-sec, ce que nous n'avions pas pu voir car écrit en kirghize, l'alphabet étant bien sûr cyrillique.

A suivre.
Yves.