vendredi 18 septembre 2015

18 sept 4800 m

Buenos dias,
Nous avons donc dormi au pied des géants. Il ne faisait pas trop froid. Yves ne s'est levé qu'une fois en stoppant la boisson à 17 h. Petit-déjeuner dehors. Puis attaque d'une grosse ètape avec un col à plus de 4800 m. Le ciel est couvert, mais le paysage est superbe; les glaciers sont très crevassés. Nous avons eu droit à une avalanche de glace. Mes 2 zouaves grimpent comme des gazelles et dans les parties les plus pentues, j'ai du mal à les suivre. Il ne me reste que les descentes qui restent mon point fort.

Le groupe au col.
Nous avons vu quelques viscaches et un petit jardin perdu près de sa cabane. Il faut dire qu'ici, qu'un village, c'est au plus 3 maisons de 9 m² construites en pierre ou en terre et recouvertes d'ichu (herbe à lama). Mais elles sont indiquées sur la carte. Ce soir nous dormons à Huayhuash, village de 2 maisons qui a donné son nom à cette chaîne de montagne.
Nous avons un peu de pluie, juste à l'arrivée; espérons que çà ne va pas durer car en camping...
Ce soir, je peux employer un mot peu courant pour ceux qui me connaissent: fatigué. Alain est comme moi. Nous n'avons pourtant marché que 8 h, mais vivre continuellement au-dessus de 4000 m est fatigant. Comme dit Yves:"dès que l'on fait le moindre mouvement, il faut reprendre son souffle".
Hasta luego.

jeudi 17 septembre 2015

17 sept Vallée de la mort

Buenos dias,
Nuit mouvementée pour Yves avec des envies pressantes; c'est toujours un problème de s'extirper du duvet, de la tente et enfin du petit auvent. On dort tous les 3 dans la même tente; c'est un peu serré, surtout pour les sacs; je mets le mien dans la tente mess.
Ce matin, il fait un peu moins froid et la table est installèe dehors.
Nous attaquons par un col assez pentu qui nous mène à 4700 avec la vue sur un superbe lac. La pente finale en rochers ne nous a pas posé de problème technique, mais j'ai été obligé de m'arrêter plusieurs fois pour reprendre mon souffle.

Mes 2 zouaves ont appelé une vallée du jour la "Vallée de la mort" car il y avait beaucoup d'ossements; on y a même vu une vache morte depuis peu. On a aperçu quelques vigognes.
La fin a été fantastique avec une vue sur la Siula grande (je vous en ai déjà parlé avant de partir: lieu de la "Mort suspendue"), le Yerupaja (6615m) et de multiples autres. Nous campons au bord du lac Carhuacocha. Pour la 1ère fois nous ne sommes pas seuls car il y a 2 autres groupes.
Hasta luego.

mercredi 16 septembre 2015

16 sept Janca

Buenos dias,
Ce matin, lever bien frais avec environ -5. Tout était gelé! Yves a pris un petit  comprimé, mais surtout à eu froid malgré ce qu'il avait sur le dos. Ce soir, il va rajouter le drap polaire. Cuisinier et toute l'équipe sont aux petits soins.
Le départ a été difficile toujours pour le souffle; Alain a eu froid aux mains et ne se sentait pas bien. Tout s'est arrangé quand le soleil est apparu car au début nous étions à l'ombre de la montagne.
Nous avons vu des sommets magnifiques, des condors, un lama crevé attaqué par les rapaces, un lac très bleu... Ici, ce ne sont pas des troupeaux de lamas et d'alpagas, mais des vaches, des moutons, des chevaux.


Notre tente face à la montagne. 
Nous nous sommes fait rançonner de 40 soles (environ 13 €) ce soir. Dès que l'on est arrivé au camp, une péruvienne nous attendait. Bien sûr, c'est sérieux car on nous donne un reçu,
Comme dit Yves: chaque mouvement impose un effort car nous dormons encore à 4200 m ce soir.
Hasta luego.

mardi 15 septembre 2015

15 sept Cuarterwain

Buenos dias,
Ce matin, le minibus était là; nous avions fermé la porte de l'hôtel et je me suis aperçu que j'avais oublié ma veste sur le lit. Il a fallu tambouriner longuement pour que quelqu'un ouvre.
Nous avons fait de la route pour aller à Chiquian où nous avons pris le petit-déjeuner; puis nous croyions continuer sur de la route, mais c'était une piste très encaissée qui nous a secoués pendant 1h30. À Llamac, il a fallu payer les 10 soles d'usage; ici, il y a une barrière fermée dans chaque village qui n'est ouverte que si l'on paie. C'est pour nous protéger des brigands, paraît-il.
Nous avons donc attaqué la 1ère étape jusqu'à 14h; autant dire que nous étions affamés surtout que nous avions un fort vent de face épuisant. Nous avons appliqué la technique du vélo: 1 devant et les 2 autres collés derrière.
Au campement, un cheval nous a enfin apporté à manger. Il y a du fromage local que peu apprécient, c'est donc pour moi malgré qu'il manque le rouge.
Nos compagnons sont donc Nadia, une jeune suissesse qui a une grosse pêche et un couple de jeunes israéliens: Meir (comme Golda) et Taman sa copine.
Il y a de la verdure et des moutons. Les enclos et les minuscules maisonnettes me rappellent le tour de l'Ausangate.
Puis descente rapide vers notre camp à 4450m. Nous avons vu de magnifiques cactus de montagne avec des fleurs oranges et rouges. Le temps est moyen, nous avons eu un peu de neige au col.
Notre jeune Israelite n'était pas encore en forme hier soir et l'abandon était programmé avec son copain. Ce matin, çà allait un peu mieux; elle a pu s'alimenter et a donc fait l'étape sur le cheval.
Après le repas de midi, nous avons entamé un supplément; cette fois un vrai 5000m. Un sentier hyper pentu; j'étais épuisé pour faire les 50 derniers mètres. Je ne sais pas pourquoi, bien sûr le cœur ne répond plus, mais il y a aussi l'alimentation je pense car les repas ne sont pas assez copieux pour moi; il faut donc qu'en cas de gros efforts, je mange plus de barres.
On a bien sûr pris un coup de gnôle pour arroser les 1er 5000 d'Alain et de Yves; quant à moi, j'en suis à 25 il me semble, mais c'est vraiment la fin.
Hasta luego.

Contretemps bien employé


Buenos dias,
Ce matin, lever à 3 h 30 et à 4 h, nous étions sur la rue. Mais à 5 h, toujours rien. Que faire? J'ai envoyé un mail, mais à cette heure-là! Je n'avais pas appelé avec mon portable; j'ai donc essayé et miracle, le guide a répondu qu'il avat envoyé un mail et que le départ était repoussé au lendemain car il avait trouvé 3 autres personnes. Nous sommes donc retournés au lit bien contrariés. Et que faire de cette journée.
Je suis allé voir le guide à 8 h et ai vu qu'il avait fait effectivement un mail hier, mais à une autre adresse mail. J'essaierai d'expliquer la chose plus tard. Il aurait tout de même pu attendre un OK.
Pour la journée, en faisant très vite, on a pu organiser une journée que j'avais prévue plus tard. Nous sommes donc allés en bus touristique voir la Puya Raimondi, plante en voie de disparition qui grandit en presque 100 ans, fleurit alors de presque 8000 fleurs en mai et meurt. Elle peut faire 14 m. Très original!

Nous avons continué vers la station de neige du Pastoruri, fini à pied  jusqu'à 4860 m et touché la glace. On se dirait en Argentine au Périto Moreno avec les falaises de glace qui se jettent dans le lac glacé.
Nous avons vu encore une fois que l'on doit restreindre très nettement son allure à cette altitude. On a eu quelques flocons de neige; le temps semble très incertain.

Sur la photo, il y a avec nous un jeune français, un couple de jeunes bavarois avec qui on a fraternisé et une péruvienne qui s'est trouvèe là par hasard; oui oui vraiment par hasard, on voit tout de suite les mauvaises langues.
Demain, nous partons, du moins on l'espère avec donc 3 autres jeunes; apparemment il y a du suisse et de l'israëlien.
Et donc, pas de nouvelles pendant 10 à 12 jours.
La ville de Huaraz n'a rien de typique; il faut dire que le tremblement de terre de 1970 a fait 70000 morts dans la région. Yungay, la petite ville voisine, a été ensevelie par une coulée de boue.
Hasta luego.

dimanche 13 septembre 2015

Laguna Churup

Buenos dias,
Lever à 5h30 pour prendre le collectivo qui en fait n'est parti qu'à 7h20, ceci dans l'espoir pour le chauffeur de trouver d'autres clients que nous. Nous avons donc fait notre petit-déjeuner.
Nous nous sommes fait secouer pour atteindre 3800 m. Et là, nous sommes montés jusqu'au lac Churup à 4450m. Le souffle a été court, mais en allant doucement, nous y sommes arrivés. Ce lac est au pied du mont Churup, mais le glacier n'arrive plus dans le lac. La descente a été rapide.
Nous avons aussi un bûcheron qui était coiffeur et qui est en pleine forme; il nous a dit avoir 86 ans, Nous sommes revenus par une sorte de cañon et le fond d'un torrent asséché.
Alain n'a pas trop souffert et je pense que nous attaquerons notre trek lundi.
Demain, lever tôt pour aller voir la laguna Churup. Nous ferons notre petit-déjeuner nous-mêmes car ici pas moyen d'être servi avant 7 h 30.
Nous sommes au maté de coca et pour l'instant, les maux de tête sont minimes.
Hasta luego.

Recyclage du géomètre

Buenos dias,
Nous sommes montés aujourd'hui à la croix qui domine Huaraz. Il y avait une vue exceptionnelle sur la ville et les montagnes; on voyait par exemple le Huascaran, plus haut sommet du Pérou avec plus de 6700 m.
De là, nous avons attaqué la pente jusqu'à 3600 m.
Nous avons rencontré un original qui arrive de Nouvelle-Zélande et qui va acheter un terrain pour y planter des plantes médicinales. Le point de vie est exceptionnel. Le gouvernement a amené l'eau de la montagne à grands frais et espère que cette zone plutôt désertique soit cultivée. C'est là qu'Alain qui fut entré autres géomètre à été subjugué par la méthode du géomètre local. Celui-ci utilise une perche de bambou de 5 m et la déplace sur le terrain pour faire ses mesures.
Plus loin, 4 hommes tapaient avec force sur un tas de récolte. ils battaient en fait de petites fèves; Alain et Yves n'ont pas manqué de donner un coup de main.
Nous avons aussi un bûcheron qui était coiffeur et qui est en pleine forme; il nous a dit avoir 86 ans, Nous sommes revenus par une sorte de cañon et le fond d'un torrent asséché.
Alain n'a pas trop souffert et je pense que nous attaquerons notre trek lundi.
Demain, lever tôt pour aller voir la laguna Churup. Nous ferons notre petit-déjeuner nous-mêmes car ici pas moyen d'être servi avant 7 h 30.
Nous sommes au maté de coca et pour l'instant, les maux de tête sont minimes.
Hasta luego.

samedi 12 septembre 2015

Wilcahuain

Buenas dias,
Premier contact avec la rando, assez difficile, en partant de 3000 m. On n'a fait que 535 m et pourtant on a eu l'impression d'en faire beaucoup plus. Yves parle maintenant espagnol couramment car il échange avec tous les gens de la terre qu'il rencontre. Il a notamment pris la charrue avec 2 taureaux. Pas facile!
Les guides papier disent n'importe quoi. L'un dit qu'il ne faut pas aller à ce site car on peut se faire attaquer, l'autre dit que les chiens attaquent les touristes. Bien sûr les chiens aboient, mais ils ont plutôt peur de nous. Quant aux habitants rencontrés , un Buenos dias délie les langues et on a été accueillis partout avec le sourire et une grande gentillesse.
Nous avons donc visité ce site qui date d'avant les incas. Il s'agit d'anciens tombeaux très massifs faits de grosses pierres et comportant des caves.
Nous avons récupéré Alain et allons faire un essai de rando demain. Nous changeons le programme et allons simplement monter au-dessus de Huaraz. En effet, la laguna 69 très belle est à 3 h de bus d'ici, et le bus, on en a...
Et naturellement, on voit la cordillère blanche à Huaraz.
Hasta luego.