jeudi 18 octobre 2018

08 octobre repos à Dho

Namaste,

Nuit difficile pour moi. Mais bien reposé quand même.
Ce matin, visite d'une gompa; malheureusement, les moines sont partis à Kathmandou. Puis visite d'une école située entre les 2 villages. Une ONG française a aidé à sa construction. Les enseignants sont payés plus qu'à Kathmandou pour les encourager à rester. Ils repartent le week-end parfois, mais je ne sais pas comment ils font car avec l'avion il faut 5 jours et 8 sans. Je pense plutôt qu'ils ne rentrent qu'aux vacances. Il y avait le wifi, mais le débit doit être très lent car je n'ai même pas réussi à lire mes mails.
Notre groupe se faut une montée de 200 m pour se faire des globules rouges. Certains ont pu voir quelques barhals (sortes de chèvres sauvages). Demain nous devons dormir dans le froid à 4440 m, mais le jour suivant vient trop vite avec son passage à 5320m.
Ce sont les dernières cultures: orge, choux et pommes de terre; on en a arraché quelques-unes. Quelques-uns se sont essayé au fléau sans succès car la partie mobile doit faire un tour complet en l'air. Plus facile a été le passage de la mini-gerbe dans une rangée de clous verticaux.

Montée au monastère.

A suivre.
Yves.

mercredi 17 octobre 2018

07 octobre Dho Tarap

Namaste,

Nuit bien froide, mais temps clair. Les sommets étaient plâtrés de la petite averse de la veille.
Nous entamons une étape très longue. Je suis étonné par le nombre d'éboulis et d'éboulements que nous avons à traverser; c'est toujours compliqué de les traverser car le moindre faux pas nous ferait tomber dans le torrent situé parfois à quelques mètres, mais aussi parfois à plusieurs centaines de mètres.
Nous avons même eu un pont écroulé que nous avons du escalader en nous accrochant aux planches restantes. Il y avait un pas qui était trop grand pour Roseline, mais avec un peu d'aide, c'est passé. Tout de même étonnant sur un circuit de trek, circuit tout de même assez peu fréquenté car à part nous, il n'y a qu'un couple de suisses que l'on voit souvent.
Nous avons marché 8 h et sommes arrivés fatigués et un peu frigorifiés par le vent qui heureusement nous poussait. Nous dormons donc à Dho situé à 4000 m d'altitude; c'est un gros village typique avec plusieurs gompas (monastères).
Thierry M. s'est amusé à enfiler sur un bâton les canettes de boisson non écrasées; çà faisait un joli décor; je crois qu'ils vont l'embaucher car il y a du boulot ici.

A suivre.
Yves.

06 octobre Plat Népalais

Nos tentes.


 
Chemin classique à flanc de montagne.
Namaste,

Nuit longue car il fait froid bien que nous soyons à 3100 m.
Nous avons donc entamé hier après-midi la vallée très encaissée de la Tarap qui va nous mener à Dho, village où subsiste la religion Bön (prononcer bonne) religion sur laquelle s'est basé Bouddha. Il ne reste que 2 ou 3 monastères Bön.



A suivre.
Yves.

05 octobre la Tarap

Namaste,
Nuit correcte; on a eu peur que les mules restent autour de nous avec leurs cloches, mais ils les ont chassées.
Descente pour commencer, puis attaque d'une montée sérieuse. Ils ont taillé un chemin dans la roche bien raide avec encore une fois beaucoup d'éboulis. On se demande comment les mules peuvent passer avec leur chargement. Contrairement à ce que je pensais, les mules portent nos sacs et les porteurs portent du matériel de cuisine et de la nourriture.

Notre guide Khata parle français correctement. J'en entends qui dit :"c'est la cata"! Ses chaussures me font peur, elles sont toutes les 2 décollées. Il a un adjoint Lakpa. On mange bien; le cuisinier ne s'embête pas avec la confection des chapatis, des pains népalais ou tibétains, choses qu'il faut cuire une par une à chaque repas, il nous met du pain carré à la française.
J'ai toujours été le morphale du groupe, mais là... Souvent, nous partageons les restes avec Thierry C. et Thierry M. Mais Thierry M. mange un peu plus que moi. Quant au maigrichon de Thierry C. qui pèse autant que moi, c'est-à-dire un petit 60 kg, là, c'est du morphale en chef; pas étonnant qu'il est plein d'énergie. Je ne sais pas s'il voit que çà grimpe parfois.

Troupeau d'au moins 150 chèvres rencontré sur le sentier.

A suivre.
Yves.

04 octobre Route ou chemin....


Namaste,

Nuit très difficile à cause d'un groupe d'étudiants en médecine qui fêtaient un anniversaire et des chiens qui ont vengé ceux de Kathmandou qui avaient été calmes.
Randonnée le long du torrent qui coule à flots. Ils ont préparé une route, mais il y a ou bien des éboulis, ou bien plus de chemin car celui-ci a été emporté par le torrent.
Il y a de nombreux villages perchés. Comme d'habitude tout le monde dit Namaste. Les enfants sont parfois collants avec leurs demandes de bonbons, de crayons ou de roupies. Ils ont été pollués par des occidentaux qui ont commencé à distribuer. Ce soir, nous dormons dans la cour de l'école de Tarakot et nous allons laisser quelques crayons à l'instituteur qui saura les distribuer.
Nous avons vu plusieurs femmes qui récoltent le millet; elles ne ramassent que l'épi et la paille sera coupée plus tard.


A suivre.
Yves.

03 octobre Dunaï


Namaste,

Lever à 4 h 30 pour prendre le petit avion de bonne heure. Aperçu le Daulaghiri, mais la vue n'était pas très belle avec le soleil levant et les nuages qui arrivaient. Ceux qui étaient à gauche ont eu de meilleures vues. Atterrissage sur une piste très courte qui est goudronnée depuis 1 an. Avant, c'était très compliqué notamment en période de mousson. L'avion s'est aussitôt rempli et a décollé. Il faut savoir que les agences ont en général refusé à la suite de 2 accidents successifs de proposer ces avions internes; toutes ces compagnies sont en liste noire.

Nous avons commencé à randonner pour aller à Dunaï, village qui est la capitale du Dolpo.
Et surprise, je croise Paulo Grobel qui revient d'une expédition sur un 6000 m inexploré jusque là. C'est un guide de haute montagne spécialiste du Dolpo dont je suis les aventures depuis longtemps car il est prolixe en commentaires. Et justement Thierry Métais m'avait montré il y a 3 jours une revue de trek dans laquelle il y avait une page consacrée à ce personnage haut en couleurs. Pour ceux que çà intéresse, tapez son nom sur internet et vous en saurez plus. Paulo est le 2ème à partir de la gauche.

Arrivée pour le repas de midi à Dunaï, village tout en longueur le long de la rivière. Beaucoup de futurs lodges en construction; ils anticipent l'arrivée de la route.

A l'accueil, affichage du wifi libre. Je demande le mot de passe et j'apprends qu'il n'y a pas de courant et que çà durera 1 mois. Nous apprendrons  plus tard qu'il y a eu un gros éboulement. Donc pas de lumière, de frigo et surtout pour moi, pas de possibilité de recharger les batteries de mon camescope.

A suivre.
Yves.

mardi 2 octobre 2018

02 octobre Nepalgunj

 Les avions rapetissent!! 30 places pour celui-ci.

Nous sommes dans un hôtel tout neuf, mais apparemment les normes ne sont pas les nôtres: les fils électriques sont dans la douche.

Namaste,

Bonne nuit pour tous; les chiens n'ont pas aboyé, bizarre! Çà nous change des séjours précédents.
Matinée libre. Contrairement à ce que j'avais dit hier à propos du tremblement de terre, le quartier de Durbar Square (centre historique) a beaucoup souffert. Il y a notamment 3 grands temples à pagodes qui sont complètement détruits.

En attendant l'avion, je consulte un peu le Lonely Planet et je lis que partir en avion un mardi est un mauvais présage pour les népalais. S'il faut que j'étudie tous les présages avant de partir, je n'en sortirai jamais!

Il y avait des gros nuages sur les montagnes si bien que nous n'avons pas pu voir grand chose; pourtant nous avons longé notamment le Manaslu, les Annapurnas et les Daulaghiris. Comme nous repartons demain matin vers le Dolpo, nous espérons cette fois voir les montagnes.
Nous sommes donc à Nepalgunj, grosse ville frontière avec l'Inde. Comme nous sommes arrivés de nuit, il ne fait pas trop chaud. Nous sommes très bas et avons donc beurré pour éloigner les moustiques.

A suivre.
Yves.


lundi 1 octobre 2018

Kathmandou


Namaste,

Bien arrivés sans problème. Un A380 plein pour aller à Dubaï. Sommeil léger entre un repas du soir à minuit et un petit-déjeûner 3 heures plus tard. Changement de terminal en bus climatisé en très froid alors que dehors il faisait une chaleur écrasante. Puis vieux Boeing d'une compagnie annexe avec un repas succinct et un atterrissage chaotique.
Temps orageux à l'arrivée. Kathmandou n'a pas changé. Peu de traces du tremblement de terre de 2015.
Nous retrouvons mon petit resto habituel pour faire goûter les momos aux nouveaux.

Nous avons eu droit aux colliers d'oeillets d'Inde à l'aéroport.
Demain aprés-midi, 3ème avion vers Nepalgunj et on aura enfin le 4ème mercredi.

A suivre.
Yves.