mardi 22 septembre 2015

22 sept Longue montée

Buenos dias,
Hier soir, après un petit tour dans le bourg, nous sommes remontés par l'école toute neuve. Un enseignant nous a salués et a rappelé 6 élèves de 10 ans. Ils nous ont présenté un petit spectacle qu'ils préparent pour un concours. C'était très soigné avec des dictions parfaites, quoique un peu criantes. Le thème nous a échappé, mais çà semblait parler de la difficulté de la vie. Nous avons applaudi et félicité enseignant et élèves qui semblaient tous heureux et fiers.

Comme nous étions bas, il a fallu remonter 1250 m pour passer un col à 4770 m. Nous dormons à 4520 m et sommes seuls dans une vallée immense. Nous apercevons au loin la Cordillère Blanche. Le muletier ferre notre seul cheval, sinon nous avons 8 ânes.

La cerise du jour a été la vue du Diablo Mudo, notre objectif de demain vu ici du sud. Il ressemble un peu au Mont-Blanc. Nous l'attaquerons du nord. Nous avons naturellement repéré les difficultés de loin.
A l'arrivée, distribution du matériel, ajustement des crampons, remplissage du sac à dos, prévision des vêtements... Le tout en peu de temps pour moi et beaucoup plus pour les 2 débutants qui, il faut l'avouer, stressent beaucoup ce soir. Le lever est prévu à 2 h; espérons que nous allons dormir un peu malgré le stress et l'altitude.
Hasta luego.

lundi 21 septembre 2015

21 sept Huayllapa

Buenos dias,
Petit-déjeuner au soleil à 4300 m.
Aujourd'hui, descente de 1000 m. On pensait qu'elle allait être ennuyeuse, mais nous avons découvert de nouvelles montagnes, un passage très escarpé et des cultures. Nous sommes passés pour la 1ère fois en dessous de 4000 m avec seulement 3600 m. Nous campons sur le terrain de foot à côté de l'école. Il faisait chaud en arrivant, mais les nuages arrivent. Avec Alain, nous avons pris la 1ère bière depuis longtemps. Nous pouvons recharger nos batteries à l'épicerie. C'est le 1er village rencontré depuis 7 jours. Dommage qu'ils nous rançonnent avec 13 € à payer chacun à l'entrée du village à 2 péruviennes au chapeau orné de fleurs. Çà rapporte beaucoup plus que de travailler.
Hasta luego.

20 sept 5000 m

Buenos dias,
Hier soir, le guide, le cuistot et un autre ont affronté 3 gars du coin en foot. Il faut voir le terrain: tout bosselé avec des buts qui tiennent avec de la ficelle. Comment peuvent-ils courir à 4300 m alors que nous, nous sommes épuisés après 10 pas rapides?
Au menu du jour, montée bille en tête à un col qui fait à peine 5000 m, pour nous on va dire qu'il le fait. Voici mes 2 acolytes avec le guide à ce col:

Puis descente rapide vers notre camp à 4450m. Nous avons vu de magnifiques cactus de montagne avec des fleurs oranges et rouges. Le temps est moyen, nous avons eu un peu de neige au col.
Notre jeune Israëlite n'était pas encore en forme hier soir et l'abandon était programmé avec son copain. Ce matin, çà allait un peu mieux; elle a pu s'alimenter et a donc fait l'étape sur le cheval.
Après le repas de midi, nous avons entamé un supplément; cette fois un vrai 5000m. Un sentier hyper pentu; j'étais épuisé pour faire les 50 derniers mètres. Je ne sais pas pourquoi, bien sùr le cœur ne répond plus, mais il y a aussi l'alimentation je pense car les repas ne sont pas assez copieux pour moi; il faut donc qu'en cas de gros efforts, je mange plus de barres.
On a bien sûr pris un coup de gnôle pour arroser les 1er 5000 d'Alain et de Yves; quant à moi, j'en suis à 25 il me semble, mais c'est vraiment la fin.
Hasta luego.

samedi 19 septembre 2015

19 sept Bains chauds

Buenos dias,
Hier soir le cuistot ainsi qu'un aide étaient malades, nous avons quand même mangé.
Tamar ne se sentant pas bien fait l'étape sur le cheval; on a un peur pour elle car il y a des passages très escarpés. On passe à 4780 m. La laguna Viconga est artificielle et son déversoir est une conduite forcée. Comme on est en fin de saison sèche, le niveau a baissé de 20 m.

On dirait un camembert posé sur le mont de droite.
Enfin un troupeau d'alpagas car ici, étonnamment il n'y a que des vaches et  des moutons.
Nos mollets ont enflé car un jeune australien a insisté pour être pris en photo avec nous 3 pour envoyer la photo à son père de 65 ans et inciter à faire de la montagne.
Nous nous sommes baignés dans des eaux à 40•, puis à 50• ; çà fait du bien. Il y a un bassin spécial pour se laver un peu avant de rentrer dans le bassin commun. Je suis donc rentré dedans sans avoir vu qu'il y avait un rat crevé dans un coin; les autres ne sont naturellement pas passés par ce bassin.
Hasta luego.

vendredi 18 septembre 2015

18 sept 4800 m

Buenos dias,
Nous avons donc dormi au pied des géants. Il ne faisait pas trop froid. Yves ne s'est levé qu'une fois en stoppant la boisson à 17 h. Petit-déjeuner dehors. Puis attaque d'une grosse ètape avec un col à plus de 4800 m. Le ciel est couvert, mais le paysage est superbe; les glaciers sont très crevassés. Nous avons eu droit à une avalanche de glace. Mes 2 zouaves grimpent comme des gazelles et dans les parties les plus pentues, j'ai du mal à les suivre. Il ne me reste que les descentes qui restent mon point fort.

Le groupe au col.
Nous avons vu quelques viscaches et un petit jardin perdu près de sa cabane. Il faut dire qu'ici, qu'un village, c'est au plus 3 maisons de 9 m² construites en pierre ou en terre et recouvertes d'ichu (herbe à lama). Mais elles sont indiquées sur la carte. Ce soir nous dormons à Huayhuash, village de 2 maisons qui a donné son nom à cette chaîne de montagne.
Nous avons un peu de pluie, juste à l'arrivée; espérons que çà ne va pas durer car en camping...
Ce soir, je peux employer un mot peu courant pour ceux qui me connaissent: fatigué. Alain est comme moi. Nous n'avons pourtant marché que 8 h, mais vivre continuellement au-dessus de 4000 m est fatigant. Comme dit Yves:"dès que l'on fait le moindre mouvement, il faut reprendre son souffle".
Hasta luego.

jeudi 17 septembre 2015

17 sept Vallée de la mort

Buenos dias,
Nuit mouvementée pour Yves avec des envies pressantes; c'est toujours un problème de s'extirper du duvet, de la tente et enfin du petit auvent. On dort tous les 3 dans la même tente; c'est un peu serré, surtout pour les sacs; je mets le mien dans la tente mess.
Ce matin, il fait un peu moins froid et la table est installèe dehors.
Nous attaquons par un col assez pentu qui nous mène à 4700 avec la vue sur un superbe lac. La pente finale en rochers ne nous a pas posé de problème technique, mais j'ai été obligé de m'arrêter plusieurs fois pour reprendre mon souffle.

Mes 2 zouaves ont appelé une vallée du jour la "Vallée de la mort" car il y avait beaucoup d'ossements; on y a même vu une vache morte depuis peu. On a aperçu quelques vigognes.
La fin a été fantastique avec une vue sur la Siula grande (je vous en ai déjà parlé avant de partir: lieu de la "Mort suspendue"), le Yerupaja (6615m) et de multiples autres. Nous campons au bord du lac Carhuacocha. Pour la 1ère fois nous ne sommes pas seuls car il y a 2 autres groupes.
Hasta luego.

mercredi 16 septembre 2015

16 sept Janca

Buenos dias,
Ce matin, lever bien frais avec environ -5. Tout était gelé! Yves a pris un petit  comprimé, mais surtout à eu froid malgré ce qu'il avait sur le dos. Ce soir, il va rajouter le drap polaire. Cuisinier et toute l'équipe sont aux petits soins.
Le départ a été difficile toujours pour le souffle; Alain a eu froid aux mains et ne se sentait pas bien. Tout s'est arrangé quand le soleil est apparu car au début nous étions à l'ombre de la montagne.
Nous avons vu des sommets magnifiques, des condors, un lama crevé attaqué par les rapaces, un lac très bleu... Ici, ce ne sont pas des troupeaux de lamas et d'alpagas, mais des vaches, des moutons, des chevaux.


Notre tente face à la montagne. 
Nous nous sommes fait rançonner de 40 soles (environ 13 €) ce soir. Dès que l'on est arrivé au camp, une péruvienne nous attendait. Bien sûr, c'est sérieux car on nous donne un reçu,
Comme dit Yves: chaque mouvement impose un effort car nous dormons encore à 4200 m ce soir.
Hasta luego.

mardi 15 septembre 2015

15 sept Cuarterwain

Buenos dias,
Ce matin, le minibus était là; nous avions fermé la porte de l'hôtel et je me suis aperçu que j'avais oublié ma veste sur le lit. Il a fallu tambouriner longuement pour que quelqu'un ouvre.
Nous avons fait de la route pour aller à Chiquian où nous avons pris le petit-déjeuner; puis nous croyions continuer sur de la route, mais c'était une piste très encaissée qui nous a secoués pendant 1h30. À Llamac, il a fallu payer les 10 soles d'usage; ici, il y a une barrière fermée dans chaque village qui n'est ouverte que si l'on paie. C'est pour nous protéger des brigands, paraît-il.
Nous avons donc attaqué la 1ère étape jusqu'à 14h; autant dire que nous étions affamés surtout que nous avions un fort vent de face épuisant. Nous avons appliqué la technique du vélo: 1 devant et les 2 autres collés derrière.
Au campement, un cheval nous a enfin apporté à manger. Il y a du fromage local que peu apprécient, c'est donc pour moi malgré qu'il manque le rouge.
Nos compagnons sont donc Nadia, une jeune suissesse qui a une grosse pêche et un couple de jeunes israéliens: Meir (comme Golda) et Taman sa copine.
Il y a de la verdure et des moutons. Les enclos et les minuscules maisonnettes me rappellent le tour de l'Ausangate.
Puis descente rapide vers notre camp à 4450m. Nous avons vu de magnifiques cactus de montagne avec des fleurs oranges et rouges. Le temps est moyen, nous avons eu un peu de neige au col.
Notre jeune Israelite n'était pas encore en forme hier soir et l'abandon était programmé avec son copain. Ce matin, çà allait un peu mieux; elle a pu s'alimenter et a donc fait l'étape sur le cheval.
Après le repas de midi, nous avons entamé un supplément; cette fois un vrai 5000m. Un sentier hyper pentu; j'étais épuisé pour faire les 50 derniers mètres. Je ne sais pas pourquoi, bien sûr le cœur ne répond plus, mais il y a aussi l'alimentation je pense car les repas ne sont pas assez copieux pour moi; il faut donc qu'en cas de gros efforts, je mange plus de barres.
On a bien sûr pris un coup de gnôle pour arroser les 1er 5000 d'Alain et de Yves; quant à moi, j'en suis à 25 il me semble, mais c'est vraiment la fin.
Hasta luego.