mercredi 8 octobre 2014

Trek du Manaslu



Cette année, 4ème incursion au Népal (après 2006, 2009 et 2013). Désormais ce sera hors Club Alpin, bien qu'une partie du groupe soit du CAF. Nous sommes 9, pour la plupart des habitués. Il y a donc:
- Patrick et Andrée notre infirmière que l'on ne présente plus
- Jean-Paul et Marie
- Guy et Marcel notre comptable, encore des mordus
- Claude notre vétéran (70 ans) qui a fait le trek de l'Everest avec moi
- René, le seul débutant
- et moi qui ne sera donc pas cette année le 'vieux' de la troupe.
Pour Marcel, c'est le 4ème trek avec moi, quant à Patrick, Andrée, Jean-Paul, Marie et Guy, c'est le 3ème.
Que des retraités! Patrick et Guy seront mes co-accompagnateurs.

Une journée à Kathmandou, puis 1 jour de bus pour entamer le trek du Manaslu avec en supplément la célèbre vallée de la Tsum sur 5 jours (vallée ouverte au public en 2008). Le col du Larya Peak à 5120m est très tardif et si nous devions ne pas le passer, le demi-tour devrait se faire en accéléré pour ne pas louper l'avion du retour.
Pour nous donner plus de chances, nous emmenons 1 corde, 9 paires de crampons et 2 piolets.
Un petit record cette année: nous marcherons 21 jours d'affilée.

Ensuite, les habitués viendront avec moi visiter la réserve animalière du Chitwan; les contrebandiers et les maoïstes y ont fait beaucoup de dégâts; nous ne verrons sans doute pas de tigres, peut-être des hippopotames. Je monterai peut-être sur un éléphant? Les autres (pas les éléphants, mais...) retourneront directement à Kathmandou.

Pour parler de ma forme, j'ai attrapé cet été une tendinite au mollet gauche. Cà ne fait que 15 jours que çà va mieux. Jean-Paul a failli ne pas venir à cause d'un genou. Plus on vieillit, plus il faut s'entraîner, mais en parallèle on garde les problèmes antérieurs et se greffent des nouveaux. Le mental est bien sûr primordial, mais parfois çà commence à douter. Avec Andrée, Patrick et Claude, nous venons de faire un entraînement de 3 jours au Sancy avec de bonnes étapes. Bien que ce soit trop bas pour se faire des globules rouges, c'est mieux que 'le plat pays qui est le nôtre'.

Voici le programme:


13-oct
train
Le Mans
Paris

14-oct
avion
Paris
Kathmandou

15-oct
jour visite et achats
Kathmandou



départ
arrivée
altitude arr,
temps marche
16-oct
J 01: Kathmandu – Bhaluswa en bus
Bhaluswa
850
7h de bus
17-oct
J 02: Baluwa – Barpak
Barpak
2050
7h
18-oct
J 03: Barpak - Laprak
Laprak
2000
6h30
19-oct
J 04: Laprak - Kholabensi
Kholabensi
970
9h
20-oct
J 05: Kholabensi - Jagat
Jagat
1410
5h
21-oct
J 06: Jagat – Lopka
Lopka
1900
6h
22-oct
J 07: Lopka - Dumje (vallée de la Tsum)
Dumje
2400
7h
23-oct
J 08: Dumje - Rahen Gompa
Rahen Gompa
3200
8h
24-oct
J 09:  Rahen Gompa - Mu Gompa (4000)-  Rahen Gompa
Rahen Gompa
3350
10h
25-oct
J 10:  Rahen Gompa - Chumling
Chumling
2390
6h
26-oct
J 11: Chumling - Dyang (retour tour Manaslu)
Dyang
1860
4h
27-oct
J 12: Dyang – Namrung
Namrung
2540
7h
28-oct
J 13: Namrung – Lho
Lho
3020
4h
29-oct
J 14: Lho – Samagaon (option boucle glacier Pung Gyen)
Samagaon
3390
3h
30-oct
J 15: Samagaon - montée camp de base Manaslu (4400m) ou repos
""     ""
3390
9h
31-oct
J 16: Samagaon - Samdo
Samdo
3690
4h
01-nov
J 17: montée Rui La 5000 m (frontière tibétaine) ou repos
""     ""
3690
11h
02-nov
J 18: Samdo - Dharamsala
Dharamsala
4460
4h
03-nov
J 19: Dharamsala - Col de Larkya La (5150m)- Bimtang
Bimtang
3590
10h
04-nov
J 20: Bimtang - Tilje
Tilje
2300
5h
05-nov
J 21: Tilje - Jagat
Jagat
1300
8h
06-nov
J 22: Jagat – Nadi
Nadi
930
6h
07-nov
J 23: Nadi – Kathmandu par bus
 Kathmandu

7h de bus





08-nov
jour visite et achats
Kathmandou
ou parc Chitwan

09-nov
jour visite et achats
Kathmandou
""

10-nov
jour visite et achats
Kathmandou
""

11-nov
avion
Kathmandou
Paris

12-nov
train
Paris
Le Mans

  

En apéritif, vous pouvez consulter un blog écrit il y a juste 1 an et voir que nous dépendrons de la météo: http://renesalgues.unblog.fr/trek-manaslu-au-nepal-2013/
La fin de ce circuit se fait sur le début du Tour des Annapurnas. Voir la carte jointe: nous ne ferons pas le petit bout en violet qui redescend à droite.


mardi 8 juillet 2014

Pass'aran, un tour pour 'blindés'.

Le 26 juin, arrivée au gîte d'Eylie perdu dans la montagne sous des trombes d'eau. Ils ont annoncé un temps très moyen. Nous allons donc entamer ce tour du val d'Aran à saute-frontière avec l'Espagne.
1er jour: il fait beau, nous allons vers le refuge d'Araing, une montée de plus de 1200m et une petite descente. Nous voyons des restes de mines, notamment Bentaillou. Il y a un rassemblement de bergers car 2 brebis ont été tuées dans la nuit par un ours. Au col, un petit plus pour les volontaires: le pic d'Har qui est avalé par une partie du groupe. La vue est magnifique.
2ème jour: très belle journée. Nous allons faire une étape aller-retour avec donc un sac allégé (celui de la veille était bien lourd car nous avons emporté 7 paires de crampons, 1 piolet et 2 cordes). Nous grimpons au sommet du Crabère (dénivelé de 700m). Nous voyons le massif d'Aneto et la Maladeta. C'est un sommet panoramique.    Dans la descente, exercice de main courante descendante et montante sur un névé; çà peut servir pour la suite. Avant de rentrer au refuge, nous montons une petite colline pour voir le point de vue sur le nord avec des sommets arrondis et au loin la plaine.
3ème jour: lever à 5h30 car la journée sera très longue. Il pleut et il vente. Nous attendons 7h45  pour partir car la pluie a cessé et la météo est moyenne. Il y a de la neige dans l'ascension du Portillon d'Albe et déjà des recherches d'itinéraire. Installation par Guy d'une main courante car c'est raide. Il grimpe en crampons et avec le piolet; un rocher sert de point d'ancrage. J'espérais un flanc sud déneigé, mais  nous allons marcher de longues heures dans la neige avec en plus du brouillard. Il y aura besoin de toutes les compétences. Nous utiliserons la boussole, l'altimètre, la carte, le topo et un GPS. C'est une première pour moi, mais la carte comporte des données inconnues (pas de coordonnées UTM, ni longitude et latitude habituels).  Nous faisons de nombreux arrêts pour confronter nos avis. De temps en temps, nous retrouvons une indication qui nous réconforte. Et toujours de la neige heureusement un peu molle avec des pentes modérées. Nous contournons de nombreux lacs gelés. Quand enfin nous contournons le dernier, le lac Montoliu, c'est l'amorce de la très longue descente vers notre gîte espagnol de Montgarri. Les passerelles ont été emportées et au passage d'un torrent (avec aux pieds les sandalettes), cela fait 12h que nous marchons, je crois être proche de l'arrivée et au lieu de descendre encore, j'emmène le groupe sur une autre vallée. C'est la 1ère fois que çà m'arrive, j'étais trop sûr et n'ai même pas regardé le topo. La gaffe!
Si bien que nous arrivons au refuge après 14h de marche sans avoir vu âme qui vive. C'est mon record. Les gardiens de tous les refuges se sont inquiétés. Ils sont soulagés de nous voir. Ce gîte est l'ancien presbytère: une sorte de manoir qui jouxte l'église, lieu de pèlerinage. Le repas nous remet sur pied.
4ème jour: encore une journée difficile. Vue la fatigue de la veille, le lever est un peu difficile. Je m'inquiète un peu des névés sur le flanc nord. Nous partons au milieu des troupeaux de vache et atteignons le col frontalier de la Girette par une pente sévère; 900m vite avalés. Il fait très beau. Pique-nique à 2500m. Le début de la descente est sec. Nous arrivons dans un grand névé qui finit sur le lac Long. Crampons et installation de main courante pour les moins habitués. Nous marchons sur le bord du lac couvert de neige avec quelques mini-crevasses et abordons un câble qui nous permet de franchir une partie pentue. Un saut aérien sur le déversoir de ce lac, puis une descente à pic câblée par endroits et nous arrivons près du lac Rond. Il est bordé par un névé déversant qui m'inquiétait depuis ce matin, surtout que l'on a croisé un alpiniste qui nous a dit qu'il était glacé ce matin. C'est la seule personne rencontrée aujourd'hui. En fait, la neige a fondu en cette fin d'après-midi et on le passe en 2 groupes sans problème. Mais l'étape n'est pas finie, il nous reste 300m bien raides à monter pour atteindre le refuge des Estagnous. Comme nous finissons dans la brume, le gardien ne nous a pas vus venir. Nous avons droit à 10 mn de la fin du match France-Nigeria et avons la chance de voir le 2ème but. Cà s'arrose et c'est bien mérité après encore  marché pendant 11h aujourd'hui. La vue s'est dégagée et nous avons droit à un superbe coucher de soleil de cette espèce de nid d'aigle. A table, pas de restes comme d'habitude!
5éme jour: le lever est bien difficile, j'ouvre les volets pour réveiller les derniers. Nous commençons par une petite ascension de 200m avant d'entamer la longue descente (1500m) qui débute par un névé. Le gîte du Valier de grand confort nous accueille et nous y faisons un repas gastronomique.
6ème jour: c'est une étape de montagnes à vaches avec 2 cols à passer. Le 1er se fait d'un trait, pique-nique au bas de celui-ci et entame du 2ème. Malheureusement, nous sommes dans la brume et ne voyons donc pas le superbe paysage sur la chaîne frontalière que nous devrions voir. Certains recherchent des champignons. Pour bien finir, nous subissons un orage pour la dernière heure et bouclons la boucle tout trempés. 1745m de montée et 1715m de descente! Mais on est rodés. Quelques-uns souffrent tout de même d'ampoules. Voilà ce qui arrive quand on traverse les torrents avec ses chaussures. Et bravo au petit nouveau Hubert dont c'était le premier circuit en montagne; il commence très fort.
J’avais lu sur internet que ce tour s’adressait à des randonneurs expérimentés qui savaient bien s’orienter. Tout à fait d’accord, surtout fin juin.
Vous pouvez voir quelques photos en cliquant sur celle-ci:
https://photos.google.com/album/AF1QipOcjVoOdG4DgShx1OF56-XAccFST1zMbrmcE_jJ