samedi 31 août 2019
31 août: Bishkek
Hier arrivée avec un peu de retard à Moscou. Il fait déjà nuit, mais on s'aperçoit que cette région est couverte de lacs. Comme nous ne devions déjà n'avoir qu'une heure dix pour le changement d'avion, çà urgeait. Mais dès la sortie, 2 hôtesses nous ont emmené fissa dans la queue du 2ème avion et celui-ci est parti à l'heure. Et de plus arrivé presque en avance. J'avais demandé de la bière pour le plateau du 1er avion et obtenu un vague jus de fruit; mon russe est encore très restreint car je ne connais qu'un mot: "da" qui veut dire oui, il me semble. J'ai réitéré pour le 2ème et là, il n'y avait ni bière, ni vin. Arrivée à Bishkek presque en avance à 4 h 50.
Deux charmantes demoiselles nous attendaient: Elvira qui parle couramment français et sera notre guide et puis son adjointe Nouriza qui a fait 2 ans de français. Une demi/heure de route toute droite et dodo (nos noms sont inscrits sur les portes de nos chambres) depuis 6 h jusqu'à 9 h 30.
Il fait assez chaud. Le boustaki n'a pas lieu à Bishkek, mais à 180 km de là; dommage! Nous retirons des soms: 1€=75 soms. Nous allons voir la fête nationale sur la place centrale cernée par des policiers. Il y a un podium et la musique envoie des basses exagérées. Cette place est grande et entourée par des bâtiments de pur style soviétique. Les gens sont très cools. Elvira nous parle longuement de sa vie: elle a 30 ans et n'est pas encore mariée, une exception ici. C'est une fille libre.
Le salaire moyen est de 200€.
Nous avons mangé dans un restaurant de type chic. Ils nous font un assortiment; brochettes, momos, frites... trés correct. La bière locale à 4• est bonne et vraiment pas chère (1€ le 0.50 l)
Puis, nous allons visiter le marché, un marché local immense avec aucun quartier pour les touristes. Le quartier des fruits secs remplit à lui seul un grand hangar. Le magnifique chapeau en feutrine des kirghizes fait main ne coûte que 5€.
Nous croisons un boucher kirghize qui ne parle pas français, mais qui récite l'équipe de France de foot de 1984, puis celle de 2018, puis tous les présidents de la 5ème République, puis nos chanteurs et nos acteurs...
Cette ville nous donne une 1ère impression agréable avec ses grandes avenues et ses parcs. Et ses habitants ne semblent pas stressés.
Nous partons demain en bus vers la route de la Soie. Il se peut que les mails suivants tardent car nous serons en pleine montagne.
A suivre.
Yves.
Sur les photos jointes, gâteaux divers, fruits secs et fromages hyper salés.
jeudi 29 août 2019
Kirghizistan
mardi 27 août 2019
Passage de génération
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Bonjour,
Mon fils m'ayant offert la bande dessinée Ailefroide de Rochette, mon petit fils s'est jeté dans sa lecture et m'a demandé de l'emporter pour en terminer la lecture. Il faut dire que les dessins de sommets sont très réalistes et naturellement il y avait la célébrissime Dibona. Vu mon grand âge, j'ai considéré qu'il fallait que je l'emmène faire cette Dibona.
Nous nous sommes donc retrouvés dans les Écrins avec mon fils, sa compagne et les 2 petits.
Au programme, le Grand Galibier, pour moi le meilleur point de vue sur la chaîne des Alpes, un peu haut avec ses 3200m pour un premier jour si bien que je suis redescendu à 3000m avec la petite car elle avait mal à la tête; les 3 autres ont même vu un bouquetin au sommet. Redescente compliquée dans la roche friable et les éboulis.
Le lendemain, via ferrata de St Christophe dans laquelle j'avais encordé la petite avec moi car avec son 1,30m, les pas étaient souvent trop éloignés pour elle.
Puis, nous avons fait la tête de la Maye à partir de la Bérarde avec beaucoup de câbles et une vue magnifique sur les vallées du centre des Écrins. Il y a même une table d'orientation; j'ai ainsi pu voir que bien qu'ayant peu fait d'alpinisme, j'étais entouré d'une dizaine de sommets que j'avais eu la chance de grimper (Grande Ruine, pic Coolidge, Replat Sud, pointe des Bœufs Rouges...).
Le lendemain, montée au refuge du Soreiller où je suis arrivé bon dernier; il faut dire que j'avais la corde. J'avais prévu 6h, on n'a mis que 3h!
Surprise dans le refuge: il y avait des agrandissements de la bande dessinée et on a même appris que Rochette habitait l'été au pied du sentier là où on avait garé la voiture. Le summum pour le petit-fils!
Et naturellement, on a attaqué la Dibona par la voie Normale, facile, mais quand même très aérienne. Les petits n'ont pas été gênés par ce vide, mais leurs parents eux, serraient les fesses. J'ai bien aimé la réflexion de la petite: "c'est petit!"; enfin, une fois et demi la Tour Eiffel quand même!
J'avais prévu 4h; on a mis 8h! J'avais oublié qu'à 5 sur la même corde, c'est long et en plus, il y avait plusieurs autres cordées. Si bien que nous ne sommes arrivés à nos sacs que nous avions laissés au pied de l'escalade qu'à 16h; nous avions l'estomac dans les talons!
Et pour le dernier jour, redescente par un sentier que je ne connaissais pas et qui suppose une attention constante.
En résumé, beaucoup de chance avec la météo; on a tout fait ce que j'avais prévu malgré que ce soit du lourd pour des enfants de 11 et bientôt 10 ans.
Yves.
La Dibona est la pointe noire sur la photo. On a pu en se serrant se mettre tous les 5 sur le sommet et là, c'est le vide partout. C'est vrai qu'elle paraît petite sur la photo, mais le refuge du Soreiller dans lequel nous avons dormi est bien à 450m au pied.
Cliquer sur la photo pour voir l'album.




