Un rêve est passé. Ce magnifique Cotopaxi (photo prise la veille) et cet impressionnant Chimborazo (rappel: le point le + éloigné du centre de la terre), on n'a pas foulé leurs sommets. Pourquoi?
- très peu parce qu'il y avait 2 niveaux dans le groupe. Il aurait peut-être fallu taper un peu plus en acclimatation?
- beaucoup parce qu'il a neigé le jour du Cotopaxi. Nous ne serions peut-être pas allés en haut, mais on aurait fait au moins 5500m, altitude qui nous a manqué sur le Chimborazo
- beaucoup à cause de la nuit blanche et de la gestion de l'alimentation. On n'a pas faim la nuit.
- beaucoup à cause de la raideur de la pente et du manque d'oxygène. C'est vraiment épuisant.
Patrick qui était celui qui avait la plus grosse pêche a quant à lui abandonné à cause des coques qui lui blessaient le devant des jambes. Comme il est jeune (53 ans), il a l'avenir devant lui.
Sur le Chimborazo, il n'y a qu'un alpiniste sur 10 qui arrive en haut, mais j'avais le secret espoir d'être celui-là. La zone des 6000m (ne parlons pas des 7000 ou des 8000) se mérite. J'en suis donc à une seule réussite (Bolivie) sur 4 projets. Par contre, j'ai dépassé cette année les 15 ascensions dans la zone des 5000m et là, çà roule. Vous pouvez regarder les films: Equateur 2011 (Cotacachi, Fuya-fuya, Imbabura, Illiniza, Cotopaxi, Chimborazo): https://youtu.be/ia3PbqtN1VUEquateur 2011 (Amazonie, Papallacta, Mitad del Mundo...): https://youtu.be/G6i-Z0eG2uYYves. |
jeudi 15 décembre 2011
Réussir ou échouer?
jeudi 8 décembre 2011
Fin
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Ce matin, nous sommes donc alles a la recherche des oiseaux. Nous n en avons pas vu beaucoup, mais quelques-uns quand meme grace a la lunette de notre ornithologue accompagnateur: toucans, perroquets, pics et d autres dont je ne connais pas le nom dont l un avec une belle huppe rouge.
Les pancartes étant ici confectionnées par la police, la photo devient très originale. Cet apres-midi, retour sur Quito ou il pleuvait et tassage dans les sacs pour un retour vers Miami demain, puis vers Paris vendredi.
Bilan tres positif des communautes d accueil et des guides. Un cote toujours professionnel dans les activites.
A la prochaine en France.
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mercredi 7 décembre 2011
Fete de Quito
Buenos dias,
Nous sommes donc revenus a Quito. C est l anniversaire de l independance et beaucoup d orchestres de cuivres jouent ici et la et ce qui est tres special, certains s installent sur les plates-formes de camions amenages qui roulent. Ca circule partout et les "viva Quito" s entendent partout. Cette nuit, l ambiance a dure jusqu a 4h du matin. Me promenamt avec Guy, nous avons eu droit a un concert devant la presidence. J ai filme, mais je ne sais pas si j ai eu le president sur le balcon. Il y avait la garde a cheval. Nous avons aussi eu droit a un concert d un regiment de cavalerie. Nous avons revisite l eglise de la "compañia", c est-a-dire celle des jesuites. C est une decoration d une richesse extraordinaire.
Ce matin, nous avons pris a 6 (sans Marcel et Roselyne) le chemin de la Mitad del Mondo (le milieu du monde). Il s agit de la ligne de l Equateur definie par la Condamine et une equipe de francais vers les annees 1710. Ils s etaient un peu trompes et en fait on est a quelques km trop au nord. Cela ne nous a pas empeche de faire la photo hyper-touristique avec un pied dans chaque hemisphere.
Demain, lever a 5h30 pour aller voir les oiseaux de la reserve de Mindo. Esperons qu on en verra car pour l instant, ca nous manque.
Hasta luego.
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dimanche 4 décembre 2011
Amazonie
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Sommes bien vivants, mais internet n est pas arrive en Amazonie.
De Riobamba, nous sommes repasses a Banos. Le volcan crachait. Puis passage a Shell ou passe le petrole, puis Puyo, repas et remontee vers l Oriente nord. Chemins caillouteux pour trouver les cabanes Namanbiiki isolees. Ce chemin est prevu pour aller jusqu a Manaus a, je ne sais pas, mais bien 5000km de la.
Le 1er jour, ballade dans la foret, beaucoup de buttes, plantes inconnues, arbres qui marchent. Et oui, ils ont des racines jusqu a 1m du sol et s ils ne se sentent pas bien, ils font pousser des nouvelles racines du cote ou ils veulent aller. Baignade dans le rio Napo un peu sale et peu profond.
L apres-midi, confection de la chicha par une jeune fille. C est leur boisson de base pour se nourrir faite avec du manioc. Ca ressemble a du lait caille un peu acide. Normalement, les femmes machent et recrachent. Ca fermente et ca devient alcoolise. J ai joue a leur volley-ball avec filet a 40cm de plus que chez nous et ballon de foot. 3 contre 3. En face de moi, il y avait le fils de la maison qui n a plus que 2 moignons, ses 2 mains ainsi qu une de son pere ayant ete emportees par la dynamite utilisee pour pecher. Le soir, nous avons fait du chocolat avec le cacao local. C est assez long a faire.
Le 2eme jour, pirogue, visite d une ecole ou les eleves ont danse pour nous, visite d un musee, d un zoo dans lequel nous avons vu le celebre aguti, petit atelier de ceramique et pique-nique sue le bord de la riviere. C est toujours entoure de feuilles de bananier qui font office d assiette.
Le soir, recherche d or. On en a trouve a chaque fois, enfin 1 millieme de gramme. Pluie chaude toute la nuit et hier aller vers Tena dans un taxi-brousse, puis bus local jusqu a Pallacata ou les bains sont merveilleux. On dirait Chamonix avec le brouillard et la pluie. C est tres vert.
Aujourd hui, rando toute la journee dans ce paysage etrange et humide. Roselyne et Marcel sont rentres a Quito. Nous y allons demain matin.
Hasta luego.
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mardi 29 novembre 2011
Ahuana
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Buenos dias, Hier apres-midi, nous avons pris un minibus local pour aller a la fete du village. C etait une course de taureaux type vachettes basques. Les jeunes descendent dans l arene et essaient d attraper une sorte de couverture qui est sur le dos du taureau. Ils se donnent du coeur avec un peu ou beaucoup d alcool. Les tribunes sont confectionnees avec des bouts de troncs et de planches cloutes. C est fait de bric et de broc et ca bouge. Pas de regles ici. Un camion passe de temps en temps autour et ils lancent des boissons dans la foule. Ils se precipitent et les tribunes bougent. Surement que ca s ecroule de temps en temps. Dans l arene, il y a parfois quelques blesses, ils disent alors que le taureau est bon. Tout autour, il y a de multiples vendeurs de brochettes, beignets, boissons, babioles. Ils vendent aussi dans les tribunes. Quelques hommes ont du mal a rentrer chez eux car ca titube. La maison ou nous sommes est occupee par un padre francais et est tenue par des femmes qui se relaient a la cuisine. Elles sont tres a l aise et rigolent tout le temps. Un couple de veterinaires francais volontaires vit la pour 2 ans et est tres integre. Dans le village, tout le monde nous salue et parfois, ils viennent nous serrer la main. Ils ont l air beaucoup plus heureux que les boliviens. Ils sont pauvres et ce sont de petits fermiers avec 2 vaches, 1 ane, 4 moutons et 1 lama. Et tout le monde marche sur la route pour emmener son troupeau paitre dans son champ. Apres une excellente nuit et j en avais bien besoin apres une nuit blanche, nous sommes alles dans la communaute voisine pour faire une ballade commentee par une femme du village. Elle nous a explique en detail les bienfaits de chaque plante. Nous avons mange du lama dans leur cantine. Il a replu cet apres-midi comme hier. Le Tunguruha est en eruption depuis dimanche et nous aurions aime voir les fumerolles, ce qui n est pas possible avec les nuages. Demain, nous partons pour l Amazomie et nous repassons a Banos. D un cote, nous aimerions voir l eruption et d un autre nous n aimerions pas que la route soit coupee. Hasta luego. |
dimanche 27 novembre 2011
Chimborazo
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Buenos dias, Hier soir, nous sommes donc montes au refuge du Chimborazo a 5. Quelle masse ce mont et les pentes nous impressionnent. Comme prevu, le temps s est couvert et la neige a commence a tomber. Apres le diner vers 17h30, au lit car reveil a 22h et non 23h comme nous le pensions. Vers 20h30, je me suis leve, il neigeait a plein. A 22h, Guy va voir dehors, il ne neige plus. Nous nous levons donc et vers 23h nous entamons l ascension a 3 (Patrick, Guy et moi) sous les etoiles. Une heure avec batons et ensuite au piolet. Mais quelle ascension. Du direct, epuisant a souhait. Au debut, j avais l espoir d ameliorer ma hauteur maximale (6008m), mais malgre un rythme lent, c est difficile. Patrick arrete a 5500m suite a un probleme de chaussures, Guy n en peut plus a 5600m et je continue tres peniblement jusqu a 5700m, ce qui est donc ma 3eme plus grande hauteur. J arrive au refuge vraiment sur les genoux. Francoise et Jacky se levent a 4h pour monter a 5400m. Et ce matin, transfert court jusqu a la communaute d Ahuana ou nous sommes accueillis par un volontaire francais qui est veterinaire. L accueil des villageois est tres bon. Cet apres-midi, nous allons a une fete villageoise. Hasta luego. |
samedi 26 novembre 2011
Banos
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vendredi 25 novembre 2011
Beresina au Cotopaxi (il neigeait...)
Buenas dias,
Hier matin, nous avons recupere le materiel de montagne: baudiers, piolets et coques et naturellement il y avait des problemes de taille que l on a regle. Pour ma part, j ai pris les semelles de mes chaussures de marche et table sur 2 paires de chaussettes, ce qui a ete tres correct. Le minibus nous a emmene au pied du chemin qui mene au refuge Jose Ribas a 4600m. Nous avons attaque cette pente severe de 200m. Roselyne a peine et decide de ne pas tenter l ascension de cette nuit. Des touristes ont voulu etre pris en photo avec notre attirail d alpinisme. Sur la photo jointe, on voit le refuge avant la neige. Une fois installes dans ce grand refuge avec un seul dortoir immense, nous avons grimpe 150m pour faire des exercices de cramponnage. Avec Guy, nous faisons les cordees: Guy et Patrick, Jacky et moi, Marcel seul et Francoise et Marie qui elles devraient partir vers 3h avec un objectif de 5500m.
Au retour a 18h, repas rapide et au lit. Malheureusement de nombreux bruits. Je me suis leve a 9h. De petits flocons commencaient a tomber. Lever general a 11h, il neige vraiment beaucoup, petit-dejeuner et depart a la frontale vers minuit. La neige colle, il faut assurer chaque pas, le rythme est bon. Mais que fait-on dans cette galere, le vent n est pas tres fort, il ne fait pas trop froid (un peu aux mains quand meme). Le cerveau ne pense qu a une chose: choisir le bon emplacement a chaque pas. Le coeur bat fort et je sens que l age est la . Mais la couche de neige s epaissit. Des cordees font demi-tour, Marcel n a plus envie de monter. Apres discussion avec Guy et les guides, nous faisons demi-tour apres seulement 300m de montee. Il restait 800m, mais nous arrivions sur la 1ere zone crevassee et cette neige allait forcement en cacher certaines. La poisse. La veille, nous avions vu a la lunette des cordees qui arrivaient sous un magnifique soleil sur ce sommet mythique et magnifique. Quelques rares cordees ont insiste. L une est arrivee a 300m du sommet, mais s est retrouvee devant un mur blanc.
Il avait fait si beau jusqu a maintenant.
Nous nous sommes donc recouches et sommes redescendus assez bas ce matin car le minibus ne pouvait pas approcher a cause de cette neige.
Et ce soir, nous sommes apres des heures de minibus a Banos.
Hasta luego.
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