Namaste,
Nous restons aujourd'hui à Dzongri pour nous acclimater.
Réveil difficile pour moi avec maux de gorge et tête dans le cirage. C'est le soir où nos sacs n'étaient pas arrivés que j'ai attrapé froid car je n'avais rien pour me changer et nous avions beaucoup sué.
Nous partons faire une rando du matin; le pas est très lourd. Bien sûr il y a l'altitude, mais j'ai en fait de la fièvre. Guy et Marcel continuent pour aller voir un lac. Je rentre et prends un antibiotique.
Certains se sont levés à 4 h pour aller voir les montagnes enneigées. Nous n'en avons pas eu le courage. Et à l'heure de notre rando, les nuages étaient là. Nous avons vu tout de même un bout de Tensing Khan, de Kabru et de Pandim.
Après le repas, on a quelques gouttes de pluie, puis un peu de neige.
Yves.
lundi 24 octobre 2016
16 octobre Dzongri
Namaste,
Nous avons eu droit hier soir à 2 bières gratuites. l'organisateur essaie de se rattraper. Nous en profitons car après il n'y aura plus rien.
Nous passons aujourd'hui de 3000 m à 4000 m, ce qui n'est pas rien. Nous attaquons tous les 3 bille en tête sur un chemin très hard avec des rochers qui nous obligent constamment à lever les jambes de 40 cm. Du dur! Mais le souffle nous ralentit. Nous approchons de 4000 m et nous avons été prétentieux. Le sol est très humide et ils ont mis des milliers de bouts de bous plus ou moins sciés pour que l'on ne marche pas dans la boue.
Nous commençons à ralentir (à cusser diraient les sarthois) à l'approche de ce que l'on croit être l'arrivée, mais non, il y a encore quelques bosses à se payer. Nous marchons dans des km² de rhododendrons; çà doit être superbe au printemps. Et enfin, nous arrivons bien fatigués.
Nous dormons encore ce soir dans une cabane car l'intendance ne va nous rattraper que demain.
Yves.
Ce soir le brouillard nous envahit.
Nous avons eu droit hier soir à 2 bières gratuites. l'organisateur essaie de se rattraper. Nous en profitons car après il n'y aura plus rien.
Nous passons aujourd'hui de 3000 m à 4000 m, ce qui n'est pas rien. Nous attaquons tous les 3 bille en tête sur un chemin très hard avec des rochers qui nous obligent constamment à lever les jambes de 40 cm. Du dur! Mais le souffle nous ralentit. Nous approchons de 4000 m et nous avons été prétentieux. Le sol est très humide et ils ont mis des milliers de bouts de bous plus ou moins sciés pour que l'on ne marche pas dans la boue.
Nous commençons à ralentir (à cusser diraient les sarthois) à l'approche de ce que l'on croit être l'arrivée, mais non, il y a encore quelques bosses à se payer. Nous marchons dans des km² de rhododendrons; çà doit être superbe au printemps. Et enfin, nous arrivons bien fatigués.
Nous dormons encore ce soir dans une cabane car l'intendance ne va nous rattraper que demain.
Yves.
Ce soir le brouillard nous envahit.
15 octobre galère or not galère
Namaste,
Aujourd'hui départ du trek. Des namaste à tour de bras. Du retard au départ avec quelques problèmes d'organisation. Nous avons des yaks et des chevaux. Vers 13 h, arrêt repas et là, on nous dit que l'étape est terminée. Grosse panique, l'organisateur (que l'on croyait être le guide) n'a pas fourni le programme au guide. Ils font tout pour nous arrêter. Nous ne cédons pas et partons à 14 h en ayant mangé en 5 mn. Nous arrivons à Tsoka à la tombée de la nuit, nous n'avons pas de sacs, pas de nourriture. Comment allons nous passer la nuit? Les autres groupes ont leurs tentes montées. Un français nous prête gentiment une veste car Christine n'a pas pris la sienne. Nous nous asseyons dans une cabane en nous préparant à peut-être passer la nuit là. Au bout d'une heure, le guide qui n'y est pour rien nous retrouve et nous trouve une cabane. Ouf! Puis, il nous parle de faire à manger. Il va sans doute emprêter de la nourriture aux autres guides.
L'organisateur arrive alors tout essoufflé et nous dit qu'un yak est tombé dans le torrent et qu'un porteur arrive avec 2 sacs. Panique, à qui sont les 2 sacs qui étaient sur le yak? Mais non, c'est de la bouffe! Ouf!
Il veut que nous attendions demain les chevaux. Pas question! Du coup, demain, ce sera le même problème; mais heureusement que nous avons prévu de rester 2 jours à Dzongri, nous regrouperons tout le groupe là-bas.
Bonne nouvelle, il fait beau et puis Marcel et Guy ont vu un sommet enneigé.
Le chemin n'est pas trop abîmé, sauf un énorme éboulement.
Il y a beaucoup d'indiens qui veulent savoir de quel pays nous sommes.
Yves.
Aujourd'hui départ du trek. Des namaste à tour de bras. Du retard au départ avec quelques problèmes d'organisation. Nous avons des yaks et des chevaux. Vers 13 h, arrêt repas et là, on nous dit que l'étape est terminée. Grosse panique, l'organisateur (que l'on croyait être le guide) n'a pas fourni le programme au guide. Ils font tout pour nous arrêter. Nous ne cédons pas et partons à 14 h en ayant mangé en 5 mn. Nous arrivons à Tsoka à la tombée de la nuit, nous n'avons pas de sacs, pas de nourriture. Comment allons nous passer la nuit? Les autres groupes ont leurs tentes montées. Un français nous prête gentiment une veste car Christine n'a pas pris la sienne. Nous nous asseyons dans une cabane en nous préparant à peut-être passer la nuit là. Au bout d'une heure, le guide qui n'y est pour rien nous retrouve et nous trouve une cabane. Ouf! Puis, il nous parle de faire à manger. Il va sans doute emprêter de la nourriture aux autres guides.
L'organisateur arrive alors tout essoufflé et nous dit qu'un yak est tombé dans le torrent et qu'un porteur arrive avec 2 sacs. Panique, à qui sont les 2 sacs qui étaient sur le yak? Mais non, c'est de la bouffe! Ouf!
Il veut que nous attendions demain les chevaux. Pas question! Du coup, demain, ce sera le même problème; mais heureusement que nous avons prévu de rester 2 jours à Dzongri, nous regrouperons tout le groupe là-bas.
Bonne nouvelle, il fait beau et puis Marcel et Guy ont vu un sommet enneigé.
Le chemin n'est pas trop abîmé, sauf un énorme éboulement.
Il y a beaucoup d'indiens qui veulent savoir de quel pays nous sommes.
Yves.
14 octobre
Namaste,
Et oui, on dit ici aussi Namaste comme au Népal. Il est vrai que le Sikkim est peuplé de 70 % de népalais.
Cette nuit, il a encore beaucoup plu. Ce matin, il ne pleuvait plus et nous sommes partis faire une rando d'entraînement vers le lac Khecheopalri. Une grosse descente, puis une grande montée en aller-retour. Aucune indication; mais nous avons pu nous renseigner auprès des habitants tout de même assez rares. 1200 m de dénivelé montant et donc descendant, mais le sac était léger. Le problème ici, c'est qu'il n'y a pas de carte digne de ce nom. Donc on ne sait pas si çà monte ou çà descend; il y a quand même le tracé des rivières et là on se doute que çà descend.
Les pierres étaient très glissantes. A l'arrivée (il y a une petite route pour y aller), il y avait une gompa d'hommes dans laquelle c'était la puja (l'office); il y avait tout près une gompa pour nonnes en construction.
Un indien a voulu être pris en photo avec moi. Ils étaient sans doute impressionnés de voir des ancêtres qui étaient arrivés en marchant.
Voici ci-dessous les bronzes qui devraient chapeauter cette gompa.
Demain grand départ du trek en espérant le beau temps.
Yves.
Et oui, on dit ici aussi Namaste comme au Népal. Il est vrai que le Sikkim est peuplé de 70 % de népalais.
Cette nuit, il a encore beaucoup plu. Ce matin, il ne pleuvait plus et nous sommes partis faire une rando d'entraînement vers le lac Khecheopalri. Une grosse descente, puis une grande montée en aller-retour. Aucune indication; mais nous avons pu nous renseigner auprès des habitants tout de même assez rares. 1200 m de dénivelé montant et donc descendant, mais le sac était léger. Le problème ici, c'est qu'il n'y a pas de carte digne de ce nom. Donc on ne sait pas si çà monte ou çà descend; il y a quand même le tracé des rivières et là on se doute que çà descend.
Les pierres étaient très glissantes. A l'arrivée (il y a une petite route pour y aller), il y avait une gompa d'hommes dans laquelle c'était la puja (l'office); il y avait tout près une gompa pour nonnes en construction.
Un indien a voulu être pris en photo avec moi. Ils étaient sans doute impressionnés de voir des ancêtres qui étaient arrivés en marchant.
Voici ci-dessous les bronzes qui devraient chapeauter cette gompa.
Demain grand départ du trek en espérant le beau temps.
Yves.
13 octobre Yuksom
Bonjour,
Il a continué à pleuvoir hier soir et toute la nuit.
Ce matin, nous sommes partis pour Yuksom et avons mis comme prévu 9 h pour faire environ 140 km! Il y a plein de jeeps qu'il faut croiser et la route étroite est compliquée avec les virages et les cols sans compter les nombreux éboulements. Le temps s'est amélioré, mais malgré cela nos gros sacs recouverts d'une bâche ont pris l'eau. La moitié des affaires est mouillée. J'ai étalé dans la chambre, mais j'ai peur que çà ne sèche pas.
Yuksom est un village d'hôtels pour trekkeurs. Nous avons de l'eau chaude.
Ce soir, il repleut à verse. Demain, nous devons faire une randonnée d'entraînement. Mais s'il fait ce temps, nous resterons à l'abri.
Yves.
Il a continué à pleuvoir hier soir et toute la nuit.
Ce matin, nous sommes partis pour Yuksom et avons mis comme prévu 9 h pour faire environ 140 km! Il y a plein de jeeps qu'il faut croiser et la route étroite est compliquée avec les virages et les cols sans compter les nombreux éboulements. Le temps s'est amélioré, mais malgré cela nos gros sacs recouverts d'une bâche ont pris l'eau. La moitié des affaires est mouillée. J'ai étalé dans la chambre, mais j'ai peur que çà ne sèche pas.
Yuksom est un village d'hôtels pour trekkeurs. Nous avons de l'eau chaude.
Ce soir, il repleut à verse. Demain, nous devons faire une randonnée d'entraînement. Mais s'il fait ce temps, nous resterons à l'abri.
Yves.
12 octobre Darjeeling
Bonjour,
Jusqu'à Delhi, tranquille avec tout de même 20 mn de retard à l'arrivée. On passe au comptoir des e-visas les doigts dans le nez, surtout moi car à partir de 70 ans, plus d'empreintes. Ensuite, on va récupérer les sacs. C'est là qu'un gars de l'aéroport cherche ceux qui vont à Bagdogra. On se sent mieux. Mais il faut attendre les sacs 1/2 h et là c'est hyper court. Le gars nous emmène à toute allure; on est prioritaires partout. Et on monte dans l'avion à 11 h 14 pour un départ à 11 h 15. Ouf!
A Bagdogra il fait très chaud et le guide n'est pas là. On le fait appeler par un chauffeur de taxi. Je ne comprends pas grand chose car l'anglais des indiens est horrible. Nous prenons le taxi pour Darjeeling. Nous longeons rapidement des champs de théiers. Il faut 3 h sur une route étroite et sinueuse, moi qui croyais que c'était la grand route. On n'ose pas envisager la suite. On attaque la montagne et nous roulons sous des trombes d'eau. Darjeeling est construite sur une pente raide qui fait peut-être 1000 m de haut et est traversé de minuscules routes. Et il faut se croiser! Seul avec ma voiture, je n'oserais pas m'y aventurer. Alors, çà klaxonne.
C'est la fête ici et tout est complet. Comme il pleut et avec nos gros sacs, nous prenons le 1er boui-boui venu. Comme il n'y a plus rien, le proprio en profite pour nous faire un prix un peu plus élevé que la norme. La salle de bains n'en a que le nom. Mais nous avons un lit! Sale et dur, mais avec la fatigue...
Marcel se couche sans manger. Avec Guy, nous mangeons correctement pour 2€.
Inquiétude ce soir car il pleut toujours autant. Pas un temps à faire du trek. Admirez la vue!
La nuit a été toujours très pluvieuse; tout est humide. Ils ont l'air de dire que le temps va s'améliorer.
Ce matin, nous sommes d'abord allés chercher nos visas pour le Sikkim. Ouverture des bureaux à 10 h. Mais le gouvernement a dit qu'il ne distribuait pas de visa de Sikkim pendant cette semaine pour cause de fête. Pas de bol. Mais on nous dit que nous aurons ce visa à la frontière du Sikkim.
Puis, nous avons voulu changer de l'argent. Pas de bol, il n'y a pas de cash dans les banques. On nous dit qu'à 13 h, il y en aura.
Nous venons de trouver une chambre de 3 dans un hôtel voisin. Dur de monter notre gros sac car çà grimpe et que nous sommes à 2200 m.
Autre problème, j'ai réussi à me mettre en wifi ce matin. Bien content! Manque de bol, le réseau ne marche pas. Nous sommes quand même dans une ville de plus de 1000000 habitants. "Incredible India" (incroyable Inde) disent-ils partout!. Nous avons même eu une coupure de courant.
Il a plu toute la journée. Il paraît que çà va s'améliorer. Nous partons à 6 h pour Yuksom. Il y aura 9 h de route car la route normale est coupée.
J'ai l'impression que le prochain mail n'est pas pour demain.
Yves.
Jusqu'à Delhi, tranquille avec tout de même 20 mn de retard à l'arrivée. On passe au comptoir des e-visas les doigts dans le nez, surtout moi car à partir de 70 ans, plus d'empreintes. Ensuite, on va récupérer les sacs. C'est là qu'un gars de l'aéroport cherche ceux qui vont à Bagdogra. On se sent mieux. Mais il faut attendre les sacs 1/2 h et là c'est hyper court. Le gars nous emmène à toute allure; on est prioritaires partout. Et on monte dans l'avion à 11 h 14 pour un départ à 11 h 15. Ouf!
A Bagdogra il fait très chaud et le guide n'est pas là. On le fait appeler par un chauffeur de taxi. Je ne comprends pas grand chose car l'anglais des indiens est horrible. Nous prenons le taxi pour Darjeeling. Nous longeons rapidement des champs de théiers. Il faut 3 h sur une route étroite et sinueuse, moi qui croyais que c'était la grand route. On n'ose pas envisager la suite. On attaque la montagne et nous roulons sous des trombes d'eau. Darjeeling est construite sur une pente raide qui fait peut-être 1000 m de haut et est traversé de minuscules routes. Et il faut se croiser! Seul avec ma voiture, je n'oserais pas m'y aventurer. Alors, çà klaxonne.
C'est la fête ici et tout est complet. Comme il pleut et avec nos gros sacs, nous prenons le 1er boui-boui venu. Comme il n'y a plus rien, le proprio en profite pour nous faire un prix un peu plus élevé que la norme. La salle de bains n'en a que le nom. Mais nous avons un lit! Sale et dur, mais avec la fatigue...
Marcel se couche sans manger. Avec Guy, nous mangeons correctement pour 2€.
Inquiétude ce soir car il pleut toujours autant. Pas un temps à faire du trek. Admirez la vue!
La nuit a été toujours très pluvieuse; tout est humide. Ils ont l'air de dire que le temps va s'améliorer.
Ce matin, nous sommes d'abord allés chercher nos visas pour le Sikkim. Ouverture des bureaux à 10 h. Mais le gouvernement a dit qu'il ne distribuait pas de visa de Sikkim pendant cette semaine pour cause de fête. Pas de bol. Mais on nous dit que nous aurons ce visa à la frontière du Sikkim.
Puis, nous avons voulu changer de l'argent. Pas de bol, il n'y a pas de cash dans les banques. On nous dit qu'à 13 h, il y en aura.
Nous venons de trouver une chambre de 3 dans un hôtel voisin. Dur de monter notre gros sac car çà grimpe et que nous sommes à 2200 m.
Autre problème, j'ai réussi à me mettre en wifi ce matin. Bien content! Manque de bol, le réseau ne marche pas. Nous sommes quand même dans une ville de plus de 1000000 habitants. "Incredible India" (incroyable Inde) disent-ils partout!. Nous avons même eu une coupure de courant.
Il a plu toute la journée. Il paraît que çà va s'améliorer. Nous partons à 6 h pour Yuksom. Il y aura 9 h de route car la route normale est coupée.
J'ai l'impression que le prochain mail n'est pas pour demain.
Yves.
dimanche 9 octobre 2016
Programme
Bonjour,
Vous avez la carte du trek. Voici le programme théorique:
| nuit | altitude maxi | |
| Round trip Khecheopalri Lake | 1780 | 2200 |
| Yuksom to Tshoka | 2900 | |
| Tshoka to Dzongri | 3900 | |
| Dzongri Rest | 3900 | |
| Dzongri to Thangsing via Kokchurung | 3800 | |
| Thangsing to Lamuney | 4200 | |
| Lamuney to Goechela and then ascend down to Lamuney | 4200 | 5000 |
| free day | 4200 | |
| Lamuney to Kokchurung | 3900 | |
| Kokchurung to Tshoka | 2900 | |
| Tshoka to Yuksom | 1780 |
Départ demain dans le calme. On a déjà connu des abandons tardifs:
· maladie
· perte du passeport
· oubli de banane à la maison avec bien sur tous les papiers (rattrapé car cette année-là départ en minibus)
En démontant une cheminée jeudi, j'ai pris une brique platrière sur la tête. Pas de mal, mais du sang partout. Comme quoi... Certains diront qu'il ne faut rien faire avant un départ!
Et cette année, on a eu un problème de visa. La demande a été envoyée en recommandé le 15 septembre. Ils l'ont reçue le 16 et ont apparemment téléphoné pour dire que les photos ne convenaient pas. Ils ont attendu le 28 pour retéléphoner; ils avaient pourtant 6 numéros de téléphone et 3 mails pour laisser un message. Là, panique; nous allons chez un photographe au Mans le matin du 29 et le 30 au matin, je file à 4 h 30 à Paris avec les procurations de Guy et de Marcel (les bureaux ne sont ouverts que le matin). Là, on me dit qu'ils ne peuvent pas affirmer que ces visas seront là le vendredi suivant. Je reprends donc les passeports; le chèque n'est heureusement pas encaissé. Le soir même, demande de e-visa par internet (c'est nouveau depuis un an ) et dès le lendemain, nous avons un accord provisoire.
J'avais demandé des visas définitifs car nous n'avons que 1 h 45 à Delhi avant de reprendre le vol pour Bagdogra (Delhi délivre les visas définitifs, mais pas Bagdogra) et de plus, nous aurions eu le permis pour le Sikkim indiqué sur ce visa. Nous allons donc stresser à Delhi et faire nos permis Sikkim à l'arrivée.
Yves.
mardi 4 octobre 2016
Sikkim
Bonjour,
Le Sikkim! c'est sur Mars? non, plutôt sur la Lune!
Quand on me demande le projet pour cette année, je dis: "on va au Sikkim" et je dois dire que sur les 50 personnes qui m'ont posé la question, une seule a situé ce territoire qui a de quoi faire rêver.
Cet ancien royaume perché dans les monts himalayens, rattaché à l'Inde en 1975, entouré par le Bhoutan, le Tibet et le Népal, est un tout petit état de l'Inde de la taille d'un département français.
Le Sikkim est un état distinct du reste de l'Inde : interdiction des sacs plastiques et des pesticides, agriculture bio... Au Bhoutan voisin, on parle de B.N.B. (Bonheur National Brut), mais ici on parle de « La Terre du bonheur ». Alexandra David-Neel, la célèbre aventurière a vécu là.
Autant peu de personnes ont entendu parler du Sikkim, autant la ville de Darjeeling toute proche est connue pour ses plantations de thé. Nous espérons monter dans le 'Toy Train' (le train jouet), un train miniature très célèbre.

Le trek du Goecha La que nous allons faire devrait nous permettre, si la météo est bonne, de voir le 3ème sommet du monde (après l'Everest et le K2), le Kangchendzonga, à 8586m. Ce sommet massif est très peu fait par les alpinistes car son approche est difficile.
Cet ancien royaume perché dans les monts himalayens, rattaché à l'Inde en 1975, entouré par le Bhoutan, le Tibet et le Népal, est un tout petit état de l'Inde de la taille d'un département français.
Le Sikkim est un état distinct du reste de l'Inde : interdiction des sacs plastiques et des pesticides, agriculture bio... Au Bhoutan voisin, on parle de B.N.B. (Bonheur National Brut), mais ici on parle de « La Terre du bonheur ». Alexandra David-Neel, la célèbre aventurière a vécu là.Autant peu de personnes ont entendu parler du Sikkim, autant la ville de Darjeeling toute proche est connue pour ses plantations de thé. Nous espérons monter dans le 'Toy Train' (le train jouet), un train miniature très célèbre.

Le trek du Goecha La que nous allons faire devrait nous permettre, si la météo est bonne, de voir le 3ème sommet du monde (après l'Everest et le K2), le Kangchendzonga, à 8586m. Ce sommet massif est très peu fait par les alpinistes car son approche est difficile.
Il faut un permis spécial pour rentrer au Sikkim et un autre pour faire un trek. Et malgré tout, les zones frontalières avec le Tibet sont interdites aux étrangers. Comme au Ladakh, l'armée est très présente depuis la guerre avec la Chine en 1962.
Les liaisons routières sont très compliquées: des moyennes de 10 km/h sont courantes.
Nous sommes 3 à partir lundi 10 octobre. Je retrouve Guy et Marcel déjà là au Ladakh, en Equateur et au Népal (2 fois pour Marcel). Christine, une trekkeuse qui vient de Kathmandou nous accompagnera. Nous faisons une escale à Delhi et enchaînons pour Bagdogra, l'aéroport du coin.
Ce sera un trek court. Si l'on se réfère à internet, il y a souvent de la neige et du brouillard dans les hauteurs. Les nuits devraient être froides. Peu de français par là, mais pas mal d'indiens qui viennent découvrir la haute montagne.
Et la forme? L'hiver et le printemps ont été difficiles avec notamment un mal de hanche qui allait jusqu'à m'empêcher de porter une charge dans un escalier, puis des problèmes au dos qui venaient dès que j'avais travaillé une heure. Je n'ai pas voulu arrêter le sport et j'ai bien fait. L'été a été meilleur et la dernière sortie à Chamonix s'est très bien passée. Déjà, l'année dernière au Pérou, j'avais vu que le souffle n'était plus le même. Avec maintenant 70 ans, j'ai réussi à me mettre dans la tête que 5000 m devenait ma limite et puis qu'il fallait que je prenne les années une à une en espérant que çà aille le plus longtemps possible.
Yves.
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