mardi 20 octobre 2015

Retour


Bonjour,

Nous avons repris nos habitudes. Après 3 nuits compliquées (bus, puis lever à 4 h, puis avion), nous sommes arrivés fatigués. Alain qui dort facilement a mieux supporté le voyage. Yves et moi avons attrapé des microbes et après antibiotiques et sirops, nous nous remettons difficilement sur pied.

A suivre...

Quelques photos d'Yves pour vous faire patienter avant le film:

dimanche 4 octobre 2015

03 oct Lima

Buenos dias,
Bien que nous avions un lit "cama-cama", la nuit a été hachée. En effet, ce fauteuil-lit est un peu court pour les grands. Nous sommes arrivés vers 7 h après plus d'une heure de ville de Lima.
Nous avons pu laisser nos bagages au terminal, puis passer Plaza de Armas, nous déplacer voir un marché inca, revenir dans le centre pour manger.

Un pauvre incarcéré... Vont-ils le libérer ?
Enfin, nous avons trouvé un taxi qui nous a permis de récupérer nos bagages un peu au sud pour nous rendre pas mal au nord à notre pied à terre chez l'asso Mano a Mano. On a ainsi pu nous rendre compte des difficultés de circulation et des distances comparables à celles de Paris.
Cette nuit, lever de bonne heure pour nous rendre à l'aéroport.
A la prochaine.

samedi 3 octobre 2015

02 oct Huaca de la Luna

Buenos dias,
Ce matin, nous avons pris un minibus de ligne (arrêts très fréquents) pour aller voir le site moche (prononcer moché) de la Huaca de le Luna.
Nous sommes tombés sur une guide qui parlait français.
Il y a eu 5 niveaux de travaux et les fouilles ont dégagé ces 5 niveaux.
C'est assez impressionnant; on retrouve parfois des couleurs et ils restorent. Cette civilisation a vécu de - 100 à + 800.

En face, il y a la Huaca du Soleil qui n'est pas encore ouverte aux fouilles. Elle servait apparemment aux politiques et celle de la lune aux prêtres.
Notre sortie à Huanchaco nous avait donné envié de nous baigner; nous y sommes donc retournés cet après-midi en bus populaire. Il faisait bon sur la plage et l'eau faisait environ 20•; malheureusement, avec tous les cailloux et la marée basse impossible d'avancer dans le Pacifique. Alain plus malin avait apporté ses savattes et a pu  s'avancer et nager un peu.
Dans une heure, nous partons vers Lima dans un car; nous avons choisi le 1er étage avec les sièges cama-cama, c'est-à-dire inclinables à 180•
Hasta luego.

vendredi 2 octobre 2015

01 oct Trujillo et chevaux

Buenos dias,
On profite de la proximité du cordonnier pour mettre à jour nos godasses. Il trouve qu'on le paie trop cher.
Ce matin, tour des principaux monuments de la ville en partant de la Plaza de Armas. Beaucoup de maisons coloniales ont été achetées par les banques, ce qui a le mérite de les entretenir. Il y a naturellement beaucoup d'édifices religieux.
Puis visite du marché central avec ses couleurs tropicales et déplacement vers un autre marché beaucoup mus grand. Là, c'est St Ouen! Des boutiques de vêtements à perte de vue, un français rencontré nous avertit: là, c'est Chicago! Nous rentrons tout de même dans le marché couvert: des allées très étroites dans tous les sens, nous nous installons pour manger du poisson
à un étal; il est excellent.
Après une pause dans notre chambre, nous partons avec Clara et sa voiture de luxe voir les chevaux. Le dressage est la spécialité de la région. Nous sommes très peu nombreux, mais ils nous gratifient d'un spectacle original avec leurs chevaux qui semblent danser. Au départ, ces chevaux sont arrivés d'Espagne, mais maintenant ils ont une race particulière.

Yves a même èté invité à effectuer quelques pas de danse avec la señorita .
Hasta luego.

jeudi 1 octobre 2015

30 sept Avant les incas

Buenos dias,
Nous sommes dans une maison à 10 mn du centre appelée "la Casa de Clara" (la maison de Clara). C'est une maison ancienne de style vieille bourgeoisie d'ici. Ce matin, nous dejeûnons sur la table familiale et arrive une duègne (vieille femme de type espagnol) qui nous dit qu'elle est archéologue, qu'elle a une voiture ancienne avec un bon moteur et sûelle peut nous emmener.
Quand on voit la voiture, c'est effectivement très antérieur aux incas; c'est une Wolkwagen qui a sûrement fait 800000 km. Rien ne fonctionne, une roue est dégonflée; elle démarre avec difficulté. Nous passons au garage; Alain gère le gonflage. Clara met de l'essence, peut-être un peu trop car il y a une fuite sous mon siège. Et c'est parti pour l'aventure. Les amortisseurs sont aussi pré-incas! Clara a le volant coincé sur la poitrine.

Nous allons d'abord au musée de Chan-chan, puis sur le site qui fait environ 4 km x 5 km. Ce site était couvert de sable. Ils ont dégagé et restauré car tous les murs sont en adobe (terre). C'est d'ailleurs le plus grand ensemble en adobe du monde. La civilisation chimu (prononcer "chimou") a construit ces ensembles décorés de frises il y a environ 1000 ans. Les incas les ont soumis vers 1450 peu de temps donc avant l'arrivée des espagnols.
Nous avons donc eu droit à des commentaires détaillés; il a donc fallu que je me décarcasse à traduire. Et la bonne femme, disons la maîtresse femme, elle a du débit!
Nous sommes partis ensuite vers Huan chaco pour voir les célèbres pêcheurs qui chevauchent leurs embarcations de roseaux. Nous avons mangé à l'étage avec vue sur le Pacifique un plat de ceviche, poisson et crevettes crus arrosés de jus de citron.
Au retour, je suis allé repérer les bus pour rentrer à Lima. Et oui, çà sent la fin!
Hasta luego.

mercredi 30 septembre 2015

29 sept Transfert Trujillo

Buenos dias,
Après 16 jours de marche, pas un bobo; la pharmacie a été inutile. Il est vrai qu'à 3, il y a mathématiquement moins de chance d'avoir des problèmes. Et puis, Yves et Alain, pour leur 1er trek, ont démontré leurs aptitudes physiques et mentales.
Ces 2 là se sont vus pour la 1ère fois lors d'une rencontre fin août et au bout de quelques minutes, ils ont commencé â dialoguer. Et bien, pas besoin d'allumer la radio: ils n'ont jamais arrêté depuis, même quand çà montait dur.
Pour 25 soles, soit environ 8€ pour 8 h. de route, nous montons dans un bus confortable. La montée du premier col est problématique car le bus a des problèmes de carburation. Nous rejoignons la panaméricaine à Chimbote. Il est dit que la ville entière empeste le poisson à cause de ses usines à farine de poisson. Et bien c'est vrai! Puis nous suivons le désert côtier vers le nord. Parfois, il. y a quelques cultures, par exemple de la canne à sucre quand un filet d'eau vient de la Cordillère.
Je vous ai déjà parlé d'El Niño; et bien les vacances de Noël sont avancées de 2 semaines! La région de Trujillo est très vulnérable à ce phénomène.
Avons mis 9 h pour faire les 330 km,

Petit tour ce soir sur la "Plaza de Armas" de Trujillo, ville très animée.
Hasta luego.

mardi 29 septembre 2015

28 sept Repos pour les godasses

Buenos dias,
La nuit a été hachée car les amateurs du Pisco se sont levés vers minuit et on a donc eu du bruit jusqu'à 1 h.
Encore beaucoup de pipis cette nuit car tout le corps étant gonflé, la première concernée est la vessie; et dans ce domaine, Yves est le roi.
Nous avons entamé notre col à 7h30 tranquillement dans les monceaux de pierraille. Il avait neigé cette nuit et on en a eu un peu qui tenait au sol. Passé le col à 4815 m, on pensait redescendre, mais il y en avait un autre à 4850 m et encore un autre à 4830. Heureusement, c'était le dernier. On est descendus vers la laguna 69; sympas les péruviens, ils savaient que je passais par là et ils ont donné comme nom à cette lagune mon âge. La vue sur cette lagune est sublime avec la montagne enneigée au-dessus. C'est la promenade à faire absolument dans le coin. Et donc, il y a foule.

Non, ils ne se sont pas baignés dans la lagune, mais il y a 2 jeunes qui n'ont pas hésite; il faut dire que l'eau était étonnamment pas très froide.
On a rencontré en descendant des gens non habitués qui nous demandaient le temps qu'il restait pour grimper à la lagune. Nous leur répondions au plus juste; ils étaient un peu affolés de voir ce qu'il leur restait à faire. A l'arrivée, il a plu un peu.
Ce soir, on passe notre dernier soir à Huaraz; demain 7 h de bus pour Trujillo.
Hasta luego.

27 sept Sur la piste du Pisco

Buenos dias
Après le petit-déjeuner, nous partons tranquillement à la rencontre du glacier du Pisco. Nous sommes de jour et nous nous apercevons qu'il est pratiquement impossible de trouver le passage de nuit sans guide car le terrain est très complexe avec des moraines très imposantes qui se croisent. Nous tombons sur un passage à faire en rappel dans lequel les pierres sont toutes branlantes. Nous passons au mâchard et comme je suis le dernier, je décide de laisser la corde en place car c'est le seul passage de retour. Si nous tombons sur un autre passage technique, nous serons donc obligés de faire demi-tour. Vers 9 h nous croisons un guide et ses 2 clients italiens; ils ont fait le sommet et malgré le temps très moyen, ils ont pu voir les autres sommets. Une heure plus tard, nous croisons une cordée péruvienne; ils n'ont pas fait le sommet et sont épuisés. Ils sont tout le temps arrêtés; nous leur expliquons que nous avons laissé notre corde en place pour le passage technique.
Nous arrivons à la limite du glacier (5080 m) et pique-niquons; la trace sur ce glacier démarre en pente sévère.

Il y même une grotte sous le glacier pour celui qui n'a pas peur que ce glacier s'écroule sur lui.
Nous attaquons le retour et arrivés face au passage technique, nous ne voyons pas la corde, mais fausse alerte, en approchant plus près, elle est bien là. Ouf!
Donc, si l'on compte bien, nos 2 débutants en sont à cinq 5000m au Pérou. Pas mal pour une premiére. Bien sûr, on n'a pas fait le Pisco; il nous semble que nous n'en étions pas capables? On ne le saura jamais.
Hasta luego.

26 sept Refuge Peru

Buenos dias,
Ce matin, réveil de bonne heure pour prendre un bus pour aller vers Yungay, la ville qui a été enfouie sous une avalanche et ensuite piste très longue pour arriver au pied des sentiers qui vont vers la laguna 69 et le refuge Peru. Nous avons droit à un petit-déjeuner en plein air.
Le sac est lourd car j'ai emporté le duvet. Arrivée au refuge qui est très confortable et puis nous avons des banquettes, çà nous change de la tente. Nous avons une vue extraordinaire avec notamment les 2 Huascaran (6750 m environ).

Le refuge à 4675 m.
Yves et Alain font une petite sieste. Nous avons prévu de faire le petit mont qui domine le refuge et qui à vue de nez fait 4800 m; je les réveille donc et nous attaquons bille en tête à 15 h. En fait, c'est un mont qui fait 5100 m et avec Alain nous finissons la cheminée terminale avec la corde de randonnée. Mais la nuit arrive et nous dévalons la descente à fond.
Le soir, nous mangeons avec un couple de suisses qui a fait le Pisco le matin sans guide. Il faut dire que l'homme a fait un 7000 m au Népal tout seul dans sa jeunesse. Le refuge est tenu par des jeunes dont un italien et une suissesse très joviale. Le repas est très bon et se finit par des échanges culturels: la gnôle d'Yves et les alcools d'ici.
Hasta luego.

samedi 26 septembre 2015

25 sept Transition

Buenos dias,
Plusieurs se posent la question de la suite. Et bien, nous partons demain de bonne heure vers la Cordillère Blanche. Nous allons tout d'abord au refuge "Peru", celui dans lequel nous devions dormir pour faire le Pisco. Nous devrions y être pour midi. Petite ballade dans l'après-midi. Dimanche, nous irions vers le Pisco au maximum de nos possibilités avec notre matériel de rando. Et lundi, nous essaierons de rejoindre directement par les hauteurs la laguna 69 que nous n'avons pas faite au début de notre séjour et enfin , nous redescendrons prendre un minibus pour retourner à Huaraz.
Donc pas de nouvelles avant mardi minimum.
Aujourd'hui, les 2 zouaves se sont fait raser; j'ai filmé la scène!

Adeptes de la non-violence!
Hasta luego.

vendredi 25 septembre 2015

24 sept Fin du tour

Buenos dias,
Hier soir, nous avons eu de la pluie; la tente cuisine prenait l'eau. Mais heureusement, çà s'est arrangé quand on s'est couché.
La nuit a été profonde pour tous les 3. Nous sommes repartis ce matin sans courbatures. Notre journée d'hier restera gravée dans nos têtes à jamais, mais nous n'allons pas tenter le Pisco, 400m de plus semble difficile pour nos vieux os. Notre très grand regret est que Guy n'ait pas pu nous accompagner dans cette ascension qui lui aurait parfaitement correspondu avec ses falaises de glace et ses passages techniques
Le chemin de retour à consisté en un suivi d'une conduite d'eau pendant presque 3h et en fin de parcours en une plongée vers Llamac. Drôle de retrouver la civilisation.
Yves avec l'aide de Meir a réussi à enlever une épine de cactus accrochée à la bouche d'un âne.

Fleurs sur un cactus.
C'était le jour des bonnes actions de ce même Yves car il a descendu une grosse branche qu'une péruvienne voulait emmener dans la petite ville.
Puis minibus, repas à Chiquian et retour à Huaraz.
Après une douche bienvenue, nous nous sommes retrouvés chez Orlando l'organisateur qui nous a servi le Pisco, apéritif national du Pérou et un repas copieux du type "pachamanca".
Ce fut enfin la séparation avec nos 3 jeunes trekkeurs qui continuent leur périple, notre guide et notre cuisinier.
Hasta luego.

mercredi 23 septembre 2015

23 sept Usés

Buenas dias,
Ce matin, lever à 2h et départ à 3h avec Jimmy le guide pour essayer de faire le Diablo Mudo. La marche d'approche est compliquée dans les cailloux. Vers 4800 m, je suis déjà fatigué. Le jour se lève et nous attaquons une zone rocheuse peu stable qui nous oblige à faire très attention. Puis, il y a des passages d'escalade facile, mais avec du vide tout de même. Et enfin, nous arrivons à la neige; celle-ci est dure car il n'a pas neigé depuis longtemps. Alain se met en 2, Yves en 3 et je ferme la marche. Tout de suite, çà grimpe sec, du 40% et de plus, il y a des pénitents biens durs. Je suis vite épuisé, la cordée monte doucement, mais le guide gère tout parfaitement. Pour ceux qui connaissent, il a ancré sur lunule pour que nous puissions descendre et se fairr un rappel sur cette même lunule. Moi qui n'avait fait que de l'alpinisme facile, j'ai pour la 1ére fois, fait de l'alpinisme engagé. Yves qui n'avait fait qu'une initiation dans les Écrins, s'est très bien débrouillé. Alain a été le plus vaillant dans l'ascension. J'ai pu filmer l'intérieur d'une crevasse avec ses stalactites. Après quelques passages aériens, nous sommes arrivés au sommet à 5300m. Il ne faisait pas froid.

Après photos, film et repas, nous avons entamé la descente par un autre chemin. Là, c'était plutôt la Bérésina car il a fallu descendre 1200m dans une vallée sauvage. Nous nous sommes traînés et sommes arrivés au camp vers 14h30, ce qui nous a fait une journée de presque 12h. Nous avons été seuls tout le temps.
Ce soir, il fait froid à cause du vent.
Hasta luego.

mardi 22 septembre 2015

22 sept Longue montée

Buenos dias,
Hier soir, après un petit tour dans le bourg, nous sommes remontés par l'école toute neuve. Un enseignant nous a salués et a rappelé 6 élèves de 10 ans. Ils nous ont présenté un petit spectacle qu'ils préparent pour un concours. C'était très soigné avec des dictions parfaites, quoique un peu criantes. Le thème nous a échappé, mais çà semblait parler de la difficulté de la vie. Nous avons applaudi et félicité enseignant et élèves qui semblaient tous heureux et fiers.

Comme nous étions bas, il a fallu remonter 1250 m pour passer un col à 4770 m. Nous dormons à 4520 m et sommes seuls dans une vallée immense. Nous apercevons au loin la Cordillère Blanche. Le muletier ferre notre seul cheval, sinon nous avons 8 ânes.

La cerise du jour a été la vue du Diablo Mudo, notre objectif de demain vu ici du sud. Il ressemble un peu au Mont-Blanc. Nous l'attaquerons du nord. Nous avons naturellement repéré les difficultés de loin.
A l'arrivée, distribution du matériel, ajustement des crampons, remplissage du sac à dos, prévision des vêtements... Le tout en peu de temps pour moi et beaucoup plus pour les 2 débutants qui, il faut l'avouer, stressent beaucoup ce soir. Le lever est prévu à 2 h; espérons que nous allons dormir un peu malgré le stress et l'altitude.
Hasta luego.

lundi 21 septembre 2015

21 sept Huayllapa

Buenos dias,
Petit-déjeuner au soleil à 4300 m.
Aujourd'hui, descente de 1000 m. On pensait qu'elle allait être ennuyeuse, mais nous avons découvert de nouvelles montagnes, un passage très escarpé et des cultures. Nous sommes passés pour la 1ère fois en dessous de 4000 m avec seulement 3600 m. Nous campons sur le terrain de foot à côté de l'école. Il faisait chaud en arrivant, mais les nuages arrivent. Avec Alain, nous avons pris la 1ère bière depuis longtemps. Nous pouvons recharger nos batteries à l'épicerie. C'est le 1er village rencontré depuis 7 jours. Dommage qu'ils nous rançonnent avec 13 € à payer chacun à l'entrée du village à 2 péruviennes au chapeau orné de fleurs. Çà rapporte beaucoup plus que de travailler.
Hasta luego.

20 sept 5000 m

Buenos dias,
Hier soir, le guide, le cuistot et un autre ont affronté 3 gars du coin en foot. Il faut voir le terrain: tout bosselé avec des buts qui tiennent avec de la ficelle. Comment peuvent-ils courir à 4300 m alors que nous, nous sommes épuisés après 10 pas rapides?
Au menu du jour, montée bille en tête à un col qui fait à peine 5000 m, pour nous on va dire qu'il le fait. Voici mes 2 acolytes avec le guide à ce col:

Puis descente rapide vers notre camp à 4450m. Nous avons vu de magnifiques cactus de montagne avec des fleurs oranges et rouges. Le temps est moyen, nous avons eu un peu de neige au col.
Notre jeune Israëlite n'était pas encore en forme hier soir et l'abandon était programmé avec son copain. Ce matin, çà allait un peu mieux; elle a pu s'alimenter et a donc fait l'étape sur le cheval.
Après le repas de midi, nous avons entamé un supplément; cette fois un vrai 5000m. Un sentier hyper pentu; j'étais épuisé pour faire les 50 derniers mètres. Je ne sais pas pourquoi, bien sùr le cœur ne répond plus, mais il y a aussi l'alimentation je pense car les repas ne sont pas assez copieux pour moi; il faut donc qu'en cas de gros efforts, je mange plus de barres.
On a bien sûr pris un coup de gnôle pour arroser les 1er 5000 d'Alain et de Yves; quant à moi, j'en suis à 25 il me semble, mais c'est vraiment la fin.
Hasta luego.

samedi 19 septembre 2015

19 sept Bains chauds

Buenos dias,
Hier soir le cuistot ainsi qu'un aide étaient malades, nous avons quand même mangé.
Tamar ne se sentant pas bien fait l'étape sur le cheval; on a un peur pour elle car il y a des passages très escarpés. On passe à 4780 m. La laguna Viconga est artificielle et son déversoir est une conduite forcée. Comme on est en fin de saison sèche, le niveau a baissé de 20 m.

On dirait un camembert posé sur le mont de droite.
Enfin un troupeau d'alpagas car ici, étonnamment il n'y a que des vaches et  des moutons.
Nos mollets ont enflé car un jeune australien a insisté pour être pris en photo avec nous 3 pour envoyer la photo à son père de 65 ans et inciter à faire de la montagne.
Nous nous sommes baignés dans des eaux à 40•, puis à 50• ; çà fait du bien. Il y a un bassin spécial pour se laver un peu avant de rentrer dans le bassin commun. Je suis donc rentré dedans sans avoir vu qu'il y avait un rat crevé dans un coin; les autres ne sont naturellement pas passés par ce bassin.
Hasta luego.

vendredi 18 septembre 2015

18 sept 4800 m

Buenos dias,
Nous avons donc dormi au pied des géants. Il ne faisait pas trop froid. Yves ne s'est levé qu'une fois en stoppant la boisson à 17 h. Petit-déjeuner dehors. Puis attaque d'une grosse ètape avec un col à plus de 4800 m. Le ciel est couvert, mais le paysage est superbe; les glaciers sont très crevassés. Nous avons eu droit à une avalanche de glace. Mes 2 zouaves grimpent comme des gazelles et dans les parties les plus pentues, j'ai du mal à les suivre. Il ne me reste que les descentes qui restent mon point fort.

Le groupe au col.
Nous avons vu quelques viscaches et un petit jardin perdu près de sa cabane. Il faut dire qu'ici, qu'un village, c'est au plus 3 maisons de 9 m² construites en pierre ou en terre et recouvertes d'ichu (herbe à lama). Mais elles sont indiquées sur la carte. Ce soir nous dormons à Huayhuash, village de 2 maisons qui a donné son nom à cette chaîne de montagne.
Nous avons un peu de pluie, juste à l'arrivée; espérons que çà ne va pas durer car en camping...
Ce soir, je peux employer un mot peu courant pour ceux qui me connaissent: fatigué. Alain est comme moi. Nous n'avons pourtant marché que 8 h, mais vivre continuellement au-dessus de 4000 m est fatigant. Comme dit Yves:"dès que l'on fait le moindre mouvement, il faut reprendre son souffle".
Hasta luego.

jeudi 17 septembre 2015

17 sept Vallée de la mort

Buenos dias,
Nuit mouvementée pour Yves avec des envies pressantes; c'est toujours un problème de s'extirper du duvet, de la tente et enfin du petit auvent. On dort tous les 3 dans la même tente; c'est un peu serré, surtout pour les sacs; je mets le mien dans la tente mess.
Ce matin, il fait un peu moins froid et la table est installèe dehors.
Nous attaquons par un col assez pentu qui nous mène à 4700 avec la vue sur un superbe lac. La pente finale en rochers ne nous a pas posé de problème technique, mais j'ai été obligé de m'arrêter plusieurs fois pour reprendre mon souffle.

Mes 2 zouaves ont appelé une vallée du jour la "Vallée de la mort" car il y avait beaucoup d'ossements; on y a même vu une vache morte depuis peu. On a aperçu quelques vigognes.
La fin a été fantastique avec une vue sur la Siula grande (je vous en ai déjà parlé avant de partir: lieu de la "Mort suspendue"), le Yerupaja (6615m) et de multiples autres. Nous campons au bord du lac Carhuacocha. Pour la 1ère fois nous ne sommes pas seuls car il y a 2 autres groupes.
Hasta luego.

mercredi 16 septembre 2015

16 sept Janca

Buenos dias,
Ce matin, lever bien frais avec environ -5. Tout était gelé! Yves a pris un petit  comprimé, mais surtout à eu froid malgré ce qu'il avait sur le dos. Ce soir, il va rajouter le drap polaire. Cuisinier et toute l'équipe sont aux petits soins.
Le départ a été difficile toujours pour le souffle; Alain a eu froid aux mains et ne se sentait pas bien. Tout s'est arrangé quand le soleil est apparu car au début nous étions à l'ombre de la montagne.
Nous avons vu des sommets magnifiques, des condors, un lama crevé attaqué par les rapaces, un lac très bleu... Ici, ce ne sont pas des troupeaux de lamas et d'alpagas, mais des vaches, des moutons, des chevaux.


Notre tente face à la montagne. 
Nous nous sommes fait rançonner de 40 soles (environ 13 €) ce soir. Dès que l'on est arrivé au camp, une péruvienne nous attendait. Bien sûr, c'est sérieux car on nous donne un reçu,
Comme dit Yves: chaque mouvement impose un effort car nous dormons encore à 4200 m ce soir.
Hasta luego.

mardi 15 septembre 2015

15 sept Cuarterwain

Buenos dias,
Ce matin, le minibus était là; nous avions fermé la porte de l'hôtel et je me suis aperçu que j'avais oublié ma veste sur le lit. Il a fallu tambouriner longuement pour que quelqu'un ouvre.
Nous avons fait de la route pour aller à Chiquian où nous avons pris le petit-déjeuner; puis nous croyions continuer sur de la route, mais c'était une piste très encaissée qui nous a secoués pendant 1h30. À Llamac, il a fallu payer les 10 soles d'usage; ici, il y a une barrière fermée dans chaque village qui n'est ouverte que si l'on paie. C'est pour nous protéger des brigands, paraît-il.
Nous avons donc attaqué la 1ère étape jusqu'à 14h; autant dire que nous étions affamés surtout que nous avions un fort vent de face épuisant. Nous avons appliqué la technique du vélo: 1 devant et les 2 autres collés derrière.
Au campement, un cheval nous a enfin apporté à manger. Il y a du fromage local que peu apprécient, c'est donc pour moi malgré qu'il manque le rouge.
Nos compagnons sont donc Nadia, une jeune suissesse qui a une grosse pêche et un couple de jeunes israéliens: Meir (comme Golda) et Taman sa copine.
Il y a de la verdure et des moutons. Les enclos et les minuscules maisonnettes me rappellent le tour de l'Ausangate.
Puis descente rapide vers notre camp à 4450m. Nous avons vu de magnifiques cactus de montagne avec des fleurs oranges et rouges. Le temps est moyen, nous avons eu un peu de neige au col.
Notre jeune Israelite n'était pas encore en forme hier soir et l'abandon était programmé avec son copain. Ce matin, çà allait un peu mieux; elle a pu s'alimenter et a donc fait l'étape sur le cheval.
Après le repas de midi, nous avons entamé un supplément; cette fois un vrai 5000m. Un sentier hyper pentu; j'étais épuisé pour faire les 50 derniers mètres. Je ne sais pas pourquoi, bien sûr le cœur ne répond plus, mais il y a aussi l'alimentation je pense car les repas ne sont pas assez copieux pour moi; il faut donc qu'en cas de gros efforts, je mange plus de barres.
On a bien sûr pris un coup de gnôle pour arroser les 1er 5000 d'Alain et de Yves; quant à moi, j'en suis à 25 il me semble, mais c'est vraiment la fin.
Hasta luego.

Contretemps bien employé


Buenos dias,
Ce matin, lever à 3 h 30 et à 4 h, nous étions sur la rue. Mais à 5 h, toujours rien. Que faire? J'ai envoyé un mail, mais à cette heure-là! Je n'avais pas appelé avec mon portable; j'ai donc essayé et miracle, le guide a répondu qu'il avat envoyé un mail et que le départ était repoussé au lendemain car il avait trouvé 3 autres personnes. Nous sommes donc retournés au lit bien contrariés. Et que faire de cette journée.
Je suis allé voir le guide à 8 h et ai vu qu'il avait fait effectivement un mail hier, mais à une autre adresse mail. J'essaierai d'expliquer la chose plus tard. Il aurait tout de même pu attendre un OK.
Pour la journée, en faisant très vite, on a pu organiser une journée que j'avais prévue plus tard. Nous sommes donc allés en bus touristique voir la Puya Raimondi, plante en voie de disparition qui grandit en presque 100 ans, fleurit alors de presque 8000 fleurs en mai et meurt. Elle peut faire 14 m. Très original!

Nous avons continué vers la station de neige du Pastoruri, fini à pied  jusqu'à 4860 m et touché la glace. On se dirait en Argentine au Périto Moreno avec les falaises de glace qui se jettent dans le lac glacé.
Nous avons vu encore une fois que l'on doit restreindre très nettement son allure à cette altitude. On a eu quelques flocons de neige; le temps semble très incertain.

Sur la photo, il y a avec nous un jeune français, un couple de jeunes bavarois avec qui on a fraternisé et une péruvienne qui s'est trouvèe là par hasard; oui oui vraiment par hasard, on voit tout de suite les mauvaises langues.
Demain, nous partons, du moins on l'espère avec donc 3 autres jeunes; apparemment il y a du suisse et de l'israëlien.
Et donc, pas de nouvelles pendant 10 à 12 jours.
La ville de Huaraz n'a rien de typique; il faut dire que le tremblement de terre de 1970 a fait 70000 morts dans la région. Yungay, la petite ville voisine, a été ensevelie par une coulée de boue.
Hasta luego.

dimanche 13 septembre 2015

Laguna Churup

Buenos dias,
Lever à 5h30 pour prendre le collectivo qui en fait n'est parti qu'à 7h20, ceci dans l'espoir pour le chauffeur de trouver d'autres clients que nous. Nous avons donc fait notre petit-déjeuner.
Nous nous sommes fait secouer pour atteindre 3800 m. Et là, nous sommes montés jusqu'au lac Churup à 4450m. Le souffle a été court, mais en allant doucement, nous y sommes arrivés. Ce lac est au pied du mont Churup, mais le glacier n'arrive plus dans le lac. La descente a été rapide.
Nous avons aussi un bûcheron qui était coiffeur et qui est en pleine forme; il nous a dit avoir 86 ans, Nous sommes revenus par une sorte de cañon et le fond d'un torrent asséché.
Alain n'a pas trop souffert et je pense que nous attaquerons notre trek lundi.
Demain, lever tôt pour aller voir la laguna Churup. Nous ferons notre petit-déjeuner nous-mêmes car ici pas moyen d'être servi avant 7 h 30.
Nous sommes au maté de coca et pour l'instant, les maux de tête sont minimes.
Hasta luego.

Recyclage du géomètre

Buenos dias,
Nous sommes montés aujourd'hui à la croix qui domine Huaraz. Il y avait une vue exceptionnelle sur la ville et les montagnes; on voyait par exemple le Huascaran, plus haut sommet du Pérou avec plus de 6700 m.
De là, nous avons attaqué la pente jusqu'à 3600 m.
Nous avons rencontré un original qui arrive de Nouvelle-Zélande et qui va acheter un terrain pour y planter des plantes médicinales. Le point de vie est exceptionnel. Le gouvernement a amené l'eau de la montagne à grands frais et espère que cette zone plutôt désertique soit cultivée. C'est là qu'Alain qui fut entré autres géomètre à été subjugué par la méthode du géomètre local. Celui-ci utilise une perche de bambou de 5 m et la déplace sur le terrain pour faire ses mesures.
Plus loin, 4 hommes tapaient avec force sur un tas de récolte. ils battaient en fait de petites fèves; Alain et Yves n'ont pas manqué de donner un coup de main.
Nous avons aussi un bûcheron qui était coiffeur et qui est en pleine forme; il nous a dit avoir 86 ans, Nous sommes revenus par une sorte de cañon et le fond d'un torrent asséché.
Alain n'a pas trop souffert et je pense que nous attaquerons notre trek lundi.
Demain, lever tôt pour aller voir la laguna Churup. Nous ferons notre petit-déjeuner nous-mêmes car ici pas moyen d'être servi avant 7 h 30.
Nous sommes au maté de coca et pour l'instant, les maux de tête sont minimes.
Hasta luego.

samedi 12 septembre 2015

Wilcahuain

Buenas dias,
Premier contact avec la rando, assez difficile, en partant de 3000 m. On n'a fait que 535 m et pourtant on a eu l'impression d'en faire beaucoup plus. Yves parle maintenant espagnol couramment car il échange avec tous les gens de la terre qu'il rencontre. Il a notamment pris la charrue avec 2 taureaux. Pas facile!
Les guides papier disent n'importe quoi. L'un dit qu'il ne faut pas aller à ce site car on peut se faire attaquer, l'autre dit que les chiens attaquent les touristes. Bien sûr les chiens aboient, mais ils ont plutôt peur de nous. Quant aux habitants rencontrés , un Buenos dias délie les langues et on a été accueillis partout avec le sourire et une grande gentillesse.
Nous avons donc visité ce site qui date d'avant les incas. Il s'agit d'anciens tombeaux très massifs faits de grosses pierres et comportant des caves.
Nous avons récupéré Alain et allons faire un essai de rando demain. Nous changeons le programme et allons simplement monter au-dessus de Huaraz. En effet, la laguna 69 très belle est à 3 h de bus d'ici, et le bus, on en a...
Et naturellement, on voit la cordillère blanche à Huaraz.
Hasta luego.

vendredi 11 septembre 2015

Huaraz

Buenas noches,
A Lima, tout le monde vit dans la peur du vol; chacun referme derrière lui, même pour faire quelques pas dans la rue. Devant les épiceries, il y a une grille très solide et les produits et l'argent circulent au travers.
Nous avons donc pris le bus pour Huaraz; nous étions à l'étage supérieur au 1er rang et avons profité du paysage: tout d'abord la longue sortie de Lima, puis le désert côtier sur la Panaméricaine avec ses milliers de poulaillers et enfin la cordillère avec ses sommets pointus bien recouverts de neige. Les multiples élevages de poulets ne donnent pas envie d'en manger.
À Huaraz où il fait beau, nous avons trouvé un petit hôtel simple et avons rencontré notre guide. Nous sommes à plus de 3000 m et déjà on sent l'essoufflement. On est aussi un peu assommés avec encore 8 h de bus.
Nous espérons retrouver Alain demain soir. Nous savons qu'il a pris son avion à Roissy, mais depuis on n'a pas de nouvelles car c'est un allergique aux moyens modernes.
Photo de grillades diverses sur la rue à Huaraz.
Hasta luego.

jeudi 10 septembre 2015

Lima

Bienos dias,
Lima était sous son espèce de crachin ce matin. Nous étions bien fatigués hier soir après une journée de 27 h. Avec le décalage horaire, réveil à 3 h. Ce matin, nous sommes allés réserver le bus pour demain matin. Cet après-midi, nous avons visité le quartier que l'association Mano a Mano anime. Nous avons vu l'infirmerie, la bibliothèque animée par des étudiants, la ludothèque et surtout les fameuses femmes maçon qui construisent tout; et c'est de la qualité!
Etonnamment, le ciel s'est dégagé cet après-midi, ce qui est mauvais signe à cette époque et annonce un phénomène El Niño inquiétant pour leur été.
Alain qui a enterré sa maman aujourd'hui arrive demain soir et partira pour Huaraz dès vendredi matin; nous lui avons tout préparé: billet de bus, change d'argent... Il n'aura donc qu'un jour de retard sur nous.
Hasta luego.

lundi 7 septembre 2015

Siula Grande


Dans le tour du Huayhuash, nous allons passer au pied de la Siula Grande.
En 1985, Joe Simpson et Simon Yates, deux alpinistes enthousiastes décident de gravir la face ouest du Siula Grande dans la cordillère des Andes, au Pérou. Après trois jours, ils parviennent au sommet, premiers alpinistes à avoir réalisé cet exploit.
Lors de la descente, en pleine tempête, Joe se casse la jambe. À cette altitude, c'est l'équivalent d'une condamnation à mort. Malgré tout, Simon décide de le faire glisser en le tenant à une corde. C'est alors que Joe se retrouve brusquement suspendu dans le vide, seulement maintenu par la corde. Après 1 h 30d'attente, Simon, sachant qu'il est perdu s'il reste là, décide de couper la corde qui le relie à Joe.
Joe fait une chute de plusieurs dizaines de mètres et atterrit dans une immense crevasse. Simon parvient à redescendre de la montagne et à rejoindre le camp de base, pensant que son ami est mort.
Mais Joe fait preuve d'une ténacité et d'une volonté incroyables en réussissant à sortir de la crevasse et en avançant dans le glacier et dans les rochers avec sa jambe cassée. Finalement, il parvient à rejoindre le camp de base pendant la nuit. Joe n'est plus reconnaissable tant les conditions qu'il a endurées étaient extrêmes, il a perdu un tiers de son poids à l'issue de ces quatre jours de lutte pour sa survie.
Vous pouvez voir le film qui a été fait à partir du livre écrit par Joe Simpson (3 parties):
Notre terrain de jeux (attention il faut 8h pour aller de Lima à Huaraz.

mercredi 2 septembre 2015

De nouveau le Pérou



Cette année, c'est de nouveau le Pérou, mais cette fois le nord. Après une escale à Miami, nous atterrissons à Lima pour enchaîner par bus vers Huaraz le "Chamonix péruvien".
Petit groupe avec seulement 4 participants:

- Guy, 68ans, un habitué que vous pouvez retrouver sur le Ladakh, l'Equateur et le Népal 2014.
- Alain, un petit nouveau; baroudeur, alpiniste et sportif pour ses 70 ans.
- Yves H., un autre petit nouveau qui avait fait avec moi les Encantats. Ce sera le benjamin avec ses 66 ans.
- et moi qui avec 69 ans n'est donc pas l'aîné du groupe. D'habitude, nous étions toujours 2 à parler un peu espagnol; là, je serai seul. Alain parle un peu anglais.

Nous avons fait un petit entraînement de 5 jours dans les Alpes. Malheureusement Guy qui a fait 40° de fièvre juste avant de partir est resté à la maison. Nous avons passé 3 jours à Barcelonnette où nous avons rejoint mon groupe de gym. Le 1er jour a été dur pour nous avec la montée tranquille au refuge de Chambeyron le matin, mais le supplément de la Pointe Chauvet l'après-midi que nous avons pourtant monté à 400 m/h nous a mis sur les rotules: il faut dire que nous essayions de suivre les fous de la gym qui ont démarré à 700 m/h. Nous avons fait la via ferrata des Vigneaux le samedi en remontant vers Briançon. Le dimanche, nous devions monter au refuge de l'Aigle que je n'ai jamais fait, mais les vents de 80 à 100 km/h annoncés le lundi nous ont fait peur. En effet, ce refuge n'est accessible qu'en technique alpinisme. Nous avons donc pris la télécabine de la Grave pour aller exercer notre petit nouveau Yves au cramponnage sur le glacier de la Girose. Nous sommes montés jusqu'à la rimaye du chemin du Râteau. Cette rimaye fait bien 5 mètres de large et sans doute 20 m de fond. Il faut dire que le glacier est très crevassé après la chaleur de l'été; il a donc fallu zigzaguer pour se faire un chemin.

Le tour de la cordillère Huayhuash est considéré comme un des plus beaux treks du monde. Il va falloir gérer les nuits en haute altitude avec certainement du froid. La région est humide, pourvu que l'on n'ait pas trop de pluie et de neige. Nous essaierons de monter au sommet du Diablo Mudo (5300 m) l'avant-dernier jour. Je pense que ce tour me rappellera le tour de l'Ausangate il y a 3 ans. Puis, sur le papier, il est prévu un autre essai d'ascension: le Pisco à 5750 m situé lui dans la Cordillère Blanche. Là, c'est de l'alpinisme pur. Si l'un de nous arrivait en haut, ce serait formidable. Rêvons. Mais une nuit blanche et la montée de nuit, ce n'est plus très adapté à nos vieux os. Comment va le bonhomme? Il va, mais il vieillit vite; il s'essouffle et a sa tendinite habituelle. Cette année, c'est le coude, moins handicapant que la jambe.

Yves.

Voici donc le programme théorique et la carte du tour de la Cordillère Huayhuash:

PROGRAMME PEROU 2015
départplus hautcamp
08-septtrain+avion
09-septlima
10-septbus
11-septrando vue huarazacclima -tation
12-septlaguna 69
13-septlaguna churup
14-septCHIQUIAN – LLAMAC 3300M325041003300tour Cordillère Huayhuash
15-septPOCPA – CUARTELHUAIN 4300M43004300
16-septCACANAN PASS 4700M – MITUCOCHA47004200
17-septCARHUAC PASS 4500M – CARHUACOCHA45004250
18-septSIULA PASS 4850M – HUAYHUASH48504300
19-septPORTACHUELO PASS 4700M – VICONGA47004100
20-septPUNTA CUYOC PASS 4900M – HUANACPATAY49004250
21-septHUAYLLAPA – HUATIAC 4400M44004400
22-septPASS 4800M – JAHUACOCHA48004100
23-septLLAMAC – HUARAZ4300
24-septrepos ou vtt
25-septCEBOLLAPAMPA –BASE CAMP OF PISCO390046004600ascension Pisco
26-septSOMMET – BASE CAMP57524600
27-septLLANGANUCO – HUARAZ4600
28-septjour de rattrapage
29-septChavin
30-septbus Trujillo
01-octChan-chan et Huaca el Dragon
02-octvisite Trujillo
03-octbus Lima
04-octavion
05-octParis+train

mardi 2 juin 2015

Adieu René, on t'aimait bien...

Ton 1er 4000m devant le Manaslu
Tu avais bien sûr randonné en France, mais sur peu de temps. Tu es donc passé de 3 jours à 17 jours de suite à l'automne 2014 au Népal et ceci sans problème.
Mon plaisir est de préparer des treks et ensuite de les faire partager avec les autres en les faisant se dépasser parfois. Ce partage est souvent silencieux, mais toi tu t'exprimais. Tu répétais souvent: "Je suis content d'être là". Ce n'était pas une réflexion naïve, mais tout simplement une constatation tranquille et réaliste. Et pour moi, ton sourire communicatif équivalait à un gros paquet de "mercis".   
Et puis, lors de la rencontre du groupe en janvier, tu avais un peu maigri, tu manquais de fer... Puis, çà s'est accéléré: ce fut une pleurésie, puis un cancer du poumon, puis des métastases au cerveau... A tour de rôle, nous sommes allés te voir. Nous parlions Népal, sujet qui pour toi et aussi pour nous faisait oublier pour un instant la maladie. Nous nous souviendrons de ta gaieté.
Bon courage à Micheline. 

mercredi 6 mai 2015

Aider les népalais

Bonjour,

Ci-dessous des nouvelles données par Olivier Kerviel:
Lors de mes 4 séjours au Népal, c'est avec Olivier que j'ai organisé mes treks. C'est un breton qui s'est marié avec une népalaise. Chauhan étant lui le guide local qui m'a toujours accompagné. Je ne vais pas m'étendre ici sur leur sérieux. En général, je pars avec des locaux que je trouve ici ou là dans les forums ou par hasard. Mais pour le Népal, Olivier a des prix très compétitifs, si bien que je suis toujours passé par son intermédiaire.

Si vous voulez venir en aide au Népal, je suis personnellement très attaché aux petites structures qui font que l'argent donné va directement aux populations dans le besoin. Vous avez donc quelques premiers choix:

- Olivier qui est donc en train de créer une association d'aide au Népal. Son site de trek: Celtic Trekking - Treks au Népal, Tibet, Maroc et Roumanie

- Pomme Cannelle dont j'ai déjà parlé plusieurs fois dans ce blog: http://www.pomme-cannelle.org/

- une association dont fait partie Monique, une amie en relation avec Dorje là-bas: http://perso.nordnet.fr/christine.kieffer/partages/construction.htm

Namaste.
Yves.


 


jeudi 30 avril 2015

Séisme au Népal

Bonjour,
Chacun a pu suivre ce séisme meurtrier au Népal. Ce pays si pauvre n'avait pas besoin de cela. Il faudra d'abord que les familles se remettent de leurs morts et de leurs blessés. Puis il faudra essayer de remettre en état les infrastructures (eau, électricité, routes...) et les maisons quand ce sera possible.
Je n'ai pas de nouvelles de Chauhan, mais Patrick l'a aperçu lors d'un reportage télévisé; il était à l'aéroport avec un groupe de français.
Un message de l'association Pomme Cannelle ne signale pas de problème sur leur nouvelle construction qui semblait assez solide.
Il y a encore eu une avalanche mardi qui a détruit complètement les petits villages (Langtang, Kyangi Gompa...) dans lesquels nous avions dormi lors du trek d'octobre 2013.
L'épicentre de ce tremblement de terre se situe dans la région de Gorkha, lieu de départ de notre trek (Manaslu) d'octobre 2014. On peut penser que ces magnifiques villages de Barpak, de Laprak et beaucoup d'autres sont complètement détruits. 
Les régions que nous avions traversées lors des treks de 2013 et 2014 sont inaccessibles aujourd'hui car les routes se sont écroulées. Et la mousson qui approche va encore accentuer les dégâts.

Les vidéos habituelles qui sont en ligne sont orientées sur la marche. Je viens d'ajouter un film sur Kathmandou monté lors du trek de 2009. Vont suivre dans les jours qui viennent 2 autres films de 2013 et de 2014 qui montreront aussi ces magnifiques monuments que nous avions eu la chance de voir avant leur écroulement.

Namaste.
Yves.