jeudi 15 décembre 2011

Réussir ou échouer?

Un rêve est passé. Ce magnifique Cotopaxi (photo prise la veille) et cet impressionnant Chimborazo (rappel: le point le + éloigné du centre de la terre), on n'a pas foulé leurs sommets. Pourquoi?
- très peu parce qu'il y avait 2 niveaux dans le groupe. Il aurait peut-être fallu taper un peu plus en acclimatation?
- beaucoup parce qu'il a neigé le jour du Cotopaxi. Nous ne serions peut-être pas allés en haut, mais on aurait fait au moins 5500m, altitude qui nous a manqué sur le Chimborazo
- beaucoup à cause de la nuit blanche et de la gestion de l'alimentation. On n'a pas faim la nuit.
- beaucoup à cause de la raideur de la pente et du manque d'oxygène. C'est vraiment épuisant. 
Patrick qui était celui qui avait la plus grosse pêche a quant à lui abandonné à cause des coques qui lui blessaient le devant des jambes. Comme il est jeune (53 ans), il a l'avenir devant lui. 
Sur le Chimborazo, il n'y a qu'un alpiniste sur 10 qui arrive en haut, mais j'avais le secret espoir d'être celui-là. La zone des 6000m (ne parlons pas des 7000 ou des 8000) se mérite. J'en suis donc à une seule réussite (Bolivie) sur 4 projets. Par contre, j'ai dépassé cette année les 15 ascensions dans la zone des 5000m et là, çà roule.

jeudi 8 décembre 2011

Fin

Buenos dias,
Ce matin, nous sommes donc alles a la recherche des oiseaux. Nous n en avons pas vu beaucoup, mais quelques-uns quand meme grace a la lunette de notre ornithologue accompagnateur: toucans, perroquets, pics et d autres dont je ne connais pas le nom dont l un avec une belle huppe rouge.
Les pancartes étant ici confectionnées par la police, la photo devient très originale.
Cet apres-midi, retour sur Quito ou il pleuvait et tassage dans les sacs pour un retour vers Miami demain, puis vers Paris vendredi.
Bilan tres positif des communautes d accueil et des guides. Un cote toujours professionnel dans les activites.  
A la prochaine en France.

mercredi 7 décembre 2011

Fete de Quito

Buenos dias,
Nous sommes donc revenus a Quito. C est l anniversaire de l independance et beaucoup d orchestres de cuivres jouent ici et la et ce qui est tres special, certains s installent sur les plates-formes de camions amenages qui roulent. Ca circule partout et les "viva Quito" s entendent partout. Cette nuit, l ambiance a dure jusqu a 4h du matin. Me promenamt avec Guy, nous avons eu droit a un concert devant la presidence. J ai filme, mais je ne sais pas si j ai eu le president sur le balcon. Il y avait la garde a cheval. Nous avons aussi eu droit a un concert d un regiment de cavalerie. Nous avons revisite l eglise de la "compañia", c est-a-dire celle des jesuites. C est une decoration d une richesse extraordinaire.
Ce matin, nous avons pris a 6 (sans Marcel et Roselyne) le chemin de la Mitad del Mondo (le milieu du monde). Il s agit de la ligne de l Equateur definie par la Condamine et une equipe de francais vers les annees 1710. Ils s etaient un peu trompes et en fait on est a quelques km trop au nord. Cela ne nous a pas empeche de faire la photo hyper-touristique avec un pied dans chaque hemisphere.
Demain, lever a 5h30 pour aller voir les oiseaux de la reserve de Mindo. Esperons qu on en verra car pour l instant, ca nous manque.   
Hasta luego.

dimanche 4 décembre 2011

Amazonie

Buenos dias,
Sommes bien vivants, mais internet n est pas arrive en Amazonie.
De Riobamba, nous sommes repasses a Banos. Le volcan crachait. Puis passage a Shell ou passe le petrole, puis Puyo, repas et remontee vers l Oriente nord. Chemins caillouteux pour trouver les cabanes Namanbiiki isolees. Ce chemin est prevu pour aller jusqu a Manaus a, je ne sais pas, mais bien 5000km de la.
Le 1er jour, ballade dans la foret, beaucoup de buttes, plantes inconnues, arbres qui marchent. Et oui, ils ont des racines jusqu a 1m du sol et s ils ne se sentent pas bien, ils font pousser des nouvelles racines du cote ou ils veulent aller. Baignade dans le rio Napo un peu sale et peu profond.
L apres-midi, confection de la chicha par une jeune fille. C est leur boisson de base pour se nourrir faite avec du manioc. Ca ressemble a du lait caille un peu acide. Normalement, les femmes machent et recrachent. Ca fermente et ca devient alcoolise. J ai joue a leur volley-ball avec filet a 40cm de plus que chez nous et ballon de foot. 3 contre 3. En face de moi, il y avait le fils de la maison qui n a plus que 2 moignons, ses 2 mains ainsi qu une de son pere ayant ete emportees par la dynamite utilisee pour pecher. Le soir, nous avons fait du chocolat avec le cacao local. C est assez long a faire.
Le 2eme jour, pirogue, visite d une ecole ou les eleves ont danse pour nous, visite d un musee, d un zoo dans lequel nous avons vu le celebre aguti, petit atelier de ceramique et pique-nique sue le bord de la riviere. C est toujours entoure de feuilles de bananier qui font office d assiette.
Le soir, recherche d or. On en a trouve a chaque fois, enfin 1 millieme de gramme. Pluie chaude toute la nuit et hier aller vers Tena dans un taxi-brousse, puis bus local jusqu a Pallacata ou les bains sont merveilleux. On dirait Chamonix avec le brouillard et la pluie. C est tres vert.
Aujourd hui, rando toute la journee dans ce paysage etrange et humide. Roselyne et Marcel sont rentres a Quito. Nous y allons demain matin.
Hasta luego.   

mardi 29 novembre 2011

Ahuana

Buenos dias,
Hier apres-midi, nous avons pris un minibus local pour aller a la fete du village. C etait une course de taureaux type vachettes basques. Les jeunes descendent dans l arene et essaient d attraper une sorte de couverture qui est sur le dos du taureau. Ils se donnent du coeur avec un peu ou beaucoup d alcool. Les tribunes sont confectionnees avec des bouts de troncs et de planches cloutes. C est fait de bric et de broc et ca bouge. Pas de regles ici. Un camion passe de temps en temps autour et ils lancent des boissons dans la foule. Ils se precipitent et les tribunes bougent. Surement que ca s ecroule de temps en temps. Dans l arene, il y a parfois quelques blesses, ils disent alors que le taureau est bon.
Tout autour, il y a de multiples vendeurs de brochettes, beignets, boissons, babioles. Ils vendent aussi dans les tribunes. Quelques hommes ont du mal a rentrer chez eux car ca titube.

La maison ou nous sommes est occupee par un padre francais et est tenue par des femmes qui se relaient a la cuisine. Elles sont tres a l aise et rigolent tout le temps. Un couple de veterinaires francais volontaires vit la pour 2 ans et est tres integre. Dans le village, tout le monde nous salue et parfois, ils viennent nous serrer la main. Ils ont l air beaucoup plus heureux que les boliviens. Ils sont pauvres et ce sont de petits fermiers avec 2 vaches, 1 ane, 4 moutons et 1 lama. Et tout le monde marche sur la route pour emmener son troupeau paitre dans son champ. 

Apres une excellente nuit et j en avais bien besoin apres une nuit blanche, nous sommes alles dans la communaute voisine pour faire une ballade commentee par une femme du village. Elle nous a explique en detail les bienfaits de chaque plante. Nous avons mange du lama dans leur cantine. Il a replu cet apres-midi comme hier. Le Tunguruha est en eruption depuis dimanche et nous aurions aime voir les fumerolles, ce qui n est pas possible avec les nuages.
Demain, nous partons pour l Amazomie et nous repassons a Banos. D un cote, nous aimerions voir l eruption et d un autre nous n aimerions pas que la route soit coupee.
Hasta luego.

dimanche 27 novembre 2011

Chimborazo

Buenos dias,
Hier soir, nous sommes donc montes au refuge du Chimborazo a 5. Quelle masse ce mont et les pentes nous impressionnent. Comme prevu, le temps s est couvert et la neige a commence a tomber. Apres le diner vers 17h30, au lit car reveil a 22h et non 23h comme nous le pensions. Vers 20h30, je me suis leve, il neigeait a plein. A 22h, Guy va voir dehors, il ne neige plus. Nous nous levons donc et vers 23h nous entamons l ascension a 3 (Patrick, Guy et moi) sous les etoiles. Une heure avec batons et ensuite au piolet. Mais quelle ascension. Du direct, epuisant a souhait. Au debut, j avais l espoir d ameliorer ma hauteur maximale (6008m), mais malgre un rythme lent, c est difficile. Patrick arrete a 5500m suite a un probleme de chaussures, Guy n en peut plus a 5600m et je continue tres peniblement jusqu a 5700m, ce qui est donc ma 3eme plus grande hauteur. J arrive au refuge vraiment sur les genoux. Francoise et Jacky se levent a 4h pour monter a 5400m.

Et ce matin, transfert court jusqu a la communaute d Ahuana ou nous sommes accueillis par un volontaire francais qui est veterinaire. L accueil des villageois est tres bon.
Cet apres-midi, nous allons a une fete villageoise.

Hasta luego.

samedi 26 novembre 2011

Banos

Buenas dias,
Nous sommes donc a Banos, la ville des bains. Le volcan Tunguruha nous domine. Il n est pas tres actif en ce moment et nous n irons pas le voir de plus pres ce soir pour voir les lueurs rouges. Mais a chaque eruption la ville est evacuee  et ca arrive souvent.
Nous sommes dans un hotel tres calme tenu par un escaladeur. Nous avons dormi profondement, surtout que nous sommes sur le plancher des vaches, enfin a 2000m quand meme.
Ce matin, nous avons pris le minibus pour faire un bout de route des cascades vers Puyo. Nous avons survole la 1ere dans une nacelle un peu rustique. La 2eme, le chaudron du diable est tres impressionnante et bruyante.
Cet apres-midi, nous sommes alles nous baigner dans la source d eau chaude de 50 degres. C est assez difficile de rentrer pour certains. Pour moi, pas de probleme. Et ensuite, on se met sous la cascade d eau froide. Ca reveille.
Ce soir, Marie qui adore les petites betes ne va pas manger avec nous, car nous allons manger des couilles. "Couille" est la prononciation du mot cuy qui veut dire cochon d inde. Ces cuys sont grilles tout entiers sur la rue. Je me souviens d en avoir mange chez mes parents.

Demain, retour aux choses serieuses. Nous partons vers le Chimborazo. Depose a 4800m, montee avec le sac charge au refuge a plus de 5000m, nuit blanche et lever a 11h du soir; du classique qui m assomme completement. Comme on a loupe le Cotopaxi, notre corps ne connait pas plus de 5100m. Je ne suis pas optimiste. La meteo a ete bonne aujourd"hui, mais ils annoncent du mauvais temps pour 2 jours. Quelle deveine. Et c est le souffle qui va peut-etre manquer. Marcel, Marie et Roselyne vont monter avec nous au refuge et redescendre immediatement. Nous allons donc faire un essai a 5. Ceux qui ont depasse 5000m savent que l air et donc l oxygene sont divises par 2. Pourquoi ai-je donc des poumons si petits? Mes copains de la gym, vous savez que je ne suis pas trop pourri, mais la, j ai l impression d avoir 80 ans. A chaque pas pourtant tres court, il faut souffler comme un boeuf.

Hasta luego.

vendredi 25 novembre 2011

Beresina au Cotopaxi (il neigeait...)

Buenas dias,
Hier matin, nous avons recupere le materiel de montagne: baudiers, piolets et coques et naturellement il y avait des problemes de taille que l on a regle. Pour ma part, j ai pris les semelles de mes chaussures de marche et table sur 2 paires de chaussettes, ce qui a ete tres correct. Le minibus nous a emmene au pied du chemin qui mene au refuge Jose Ribas a 4600m. Nous avons attaque cette pente severe de 200m. Roselyne a peine et decide de ne pas tenter l ascension de cette nuit. Des touristes ont voulu etre pris en photo avec notre attirail d alpinisme. Sur la photo jointe, on voit le refuge avant la neige. Une fois installes dans ce grand refuge avec un seul dortoir immense, nous avons grimpe 150m pour faire des exercices de cramponnage. Avec Guy, nous faisons les cordees: Guy et Patrick, Jacky et moi, Marcel seul et Francoise et Marie qui elles devraient partir vers 3h avec un objectif de 5500m.
Au retour a 18h, repas rapide et au lit. Malheureusement de nombreux bruits. Je me suis leve a 9h. De petits flocons commencaient a tomber. Lever general a 11h, il neige vraiment beaucoup, petit-dejeuner et depart a la frontale vers minuit. La neige colle, il faut assurer chaque pas, le rythme est bon. Mais que fait-on dans cette galere, le vent n est pas tres fort, il ne fait pas trop froid (un peu aux mains quand meme). Le cerveau ne pense qu a une chose: choisir le bon emplacement a chaque pas. Le coeur bat fort et je sens que l age est la . Mais la couche de neige s epaissit. Des cordees font demi-tour, Marcel n a plus envie de monter. Apres discussion avec Guy et les guides, nous faisons demi-tour apres seulement 300m de montee. Il restait 800m, mais nous arrivions sur la 1ere zone crevassee et cette neige allait forcement en cacher certaines. La poisse. La veille, nous avions vu a la lunette des cordees qui arrivaient sous un magnifique soleil sur ce sommet mythique et magnifique. Quelques rares cordees ont insiste. L une est arrivee a 300m du sommet, mais s est retrouvee devant un mur blanc.
Il avait fait si beau jusqu a maintenant.
Nous nous sommes donc recouches et sommes redescendus assez bas ce matin car le minibus ne pouvait pas approcher a cause de cette neige.  
Et ce soir, nous sommes apres des heures de minibus a Banos.
Hasta luego.

jeudi 24 novembre 2011

Illinaza Norte

Buenas dias,
Nous sommes donc partis avec les guides pour 7 jours.
Le 1er jour nous sommes alles voir la lagune Quilotoa. La route etant en travaux tres importants, nous avons bouffe de la poussiere. Nous sommes descendus au bord de cette lagune par un chemin plein de poussiere (10cm d epaisseur) et remonte, ce qui etait ardu.
Le 2eme jour, nous avons fait l ascension de l Illinaza Norte a plus de 5000m avec Julio qui parle francais correctement. Nous sommes passes aupres du refuge a 4700m et fini l ascension relativement technique. Tout le monde a reussi. La descente etait comme je les aime en talonnant. On divise le temps de montee par 10.
Nous sommes alles dormir dans un refuge de luxe dans le parc du Cotopaxi. Le prix du repas etait europeen. Les transferts nous prennent beaucoup de temps car hormis les grandes routes, c est de la route pavee ou souvent de le piste de terre defoncee.
  
Hasta luego.

lundi 21 novembre 2011

Rucu Pichincha

20-11-2011
Buenos dias,
Ces 2 jours a Quito, nous avons pris le teleferico pour monter vers le Rucu Pichincha. N ayant pas de carte, nous sommes alles un peu au pif comme je le fais parfois. J ai d ailleurs perdu le groupe hier et l ai retrouve par la suite. Nous avons vu quelques fumerolles sur le Guara Pichincha. Ce volcan a crache en 1999 et recouvert la ville de Quito d une petite couche de cendres. Ce matin, tout le groupe est monte au sommet du Rucu Pichincha (4700m) qui domine la ville de Quito (photo faite par Jacky au sommet). On voit la haut tous les sommets que nous avons fait ou que nous allons faire la semaine qui vient.
Le temps est tres beau, pourvu que ca dure car la semaine qui vient est la semaine de verite. Nous partons demain matin a 5h30 avec 1 guide pour 7 jours avec l espoir de monter le plus haut possible sur le Cotopaxi et le Chimborazo. Du tres, tres dur.
Le groupe n est pas homogene, il faudrait un autre accompagnateur pour gerer le 2eme groupe car certains ne monteront qu a 5500m maxi et les autres essaieront plus. Et il est difficile de trouver une allure qui convient a tous, ce qui forcement cree parfois quelques tensions. Cet apres-midi, nous avons crapahute, Guy, Patrick, Jacky et moi jusqu a la nuit et ne sommes rentres a l hotel qu a 19h30.
Ce soir, beaucoup de restaurants etaient fermes. Dans celui ou nous avons mange, nous avons appris que le dimanche, on ne sert plus d alcool apres 16h. Comme cele, ils ont sans doute la peche le lundi.
Hasta luego.

samedi 19 novembre 2011

Imbabura

18-11-2011
Buenos dias,
La derniere matinee a Chilcapamba a ete consacree aux visites artisanales. Nous avons d abord vu la grattage de tiges de plantes grasses pour obtenir de la fibre identique au chanvre. Avec cette fibre, ils font des tresses et avec ces tresses plein de choses, dont des semelles de chaussures. Puis nous avons vu du tissage avec un metier a tisser ancestral. Marie et Roselyne s y sont essaye.
Puis, nous avons vu la confection de hamacs, cette fois avec du materiel electrique (contact de demarrage avec un fil denude).
Apres notre dernier repas dans cette famille si accueillante et des adieux pleins d emotion (un cadeau chacun), nous avons pris le bus pour San Clemente perdu au dessus d Ibarra. Manuel et sa famille nous ont recu dans un luxe de decorations interieures et exterieures. Roselyne avait sa chambre dans une sorte de pigeonnier douillet. Les repas etaient appretes avec soin. Ils etaient aux petits soins avec nous. Le soir, nous avons eu un petit concert rien que pour nous fait par des gens du village. Nous avons danse en frappant la terre sur une musique tres entrainante qui peut durer des jours. Avec Marcel, puis Jacky, nous avons eu droit au pantalon de danse fait de poils longs. Les soirees sont fraiches.
Hier matin a 6h, nous avons apres une montee en camion attaque l Imbabura avec le fils de la maison qui parle francais. Le camion ayant creve, nous avons eu 100m de plus a faire, ce qui a fait 1500m pour ceux qui ont fait le sommet (Guy et moi). Francoise, Jacky et Marcel ont fait 50m de moins. Roselyne, Marie pas dans son assiette et Jacky qui a fait une gastro la veille se sont arretes vers 4200m. La vue de la haut est magnifique avec le Cayambe impressionnant, le Cotopaxi et les monts deja faits: Fuya-fuya et Cotacachi. Avec Marcel, nous sommes revenus au gite a pied, le 4X4 de remplacement etant plein, soit plus de 1800m de descente.
Ce matin, nous sommes revenus vers Quito avec un autre minibus, le chauffeur prevu ayant fait faux bond. Cet apres-midi, nous avons, Francoise, Jacky, Guy et moi porte les medicaments aux soeurs qui les achemineront au dispensaire de la mission de Flores pres de Riobamba. La, comme ailleurs, mes bases d espagnol sont tres precieuses.
Demain, nous prenons le telepherique pour faire ensuite l ascension du Rucu Pichincha qui domine Quito.    
Hasta luego.  

mardi 15 novembre 2011

Montee sur le Cotacachi

15-11-2011
Buenos dias,
Internet est ici un peu difficile et le mail d hier soir n a pu partir que tout a l heure.
Aujourd hui, nous avons pris le camion pandant 1h pour monter a 4000m sur un chemin bien caillouteux. On s est cales comme on pouvait. Segundo nous accompagnait. Quelle vue la haut: Cotopaxi, Chimborazo, Illiniza, Fuya-fuya, Imbabura, Pinchicha.... Un regal.
Nous avons grimpe jusqu a 4650m pour Guy, Marcel, Patrick et moi. Les autres n ont fait que 100m de moins. Pour les montagnards, ca fait haut pour un 3eme jour de rando. Les coeurs battaient fort. Il restait 300m pour le sommet, mais en escalade.
A la descente, nous avons pris une averse de grele. Il faut savoir que le Cotacachi est presque tout le temps dans les nuages. Marie n a pas supporte la descente dans le camion.
Ce soir, c est le dernier soir chez Segundo. Demain matin, nous allons voir des artisans et l apres-midi, transfert vers San Clemente.
Avec ces volcans disperses, on passe beaucoup de temps dans les transports.
Hasta luego.

Acclimatation a Chilcapamba

Buenos dias,
La photo represente le cochon que nous avons mange sur le marche d Otavalo.
Nous sommes donc au nord de Quito a 2h de route. Nous avons trouve un minibus a 70$, pris la trans-americaine et fait une longue pause a Otavalo, d abord au marche aux bestiaux (avec de nombreux cochons d Inde, plat de luxe ici). Puis, nous avons vu le celebre marche, le 9eme de toute l Amerique; vraiment tres grand, colore. J y ai mange avec Guy et Marcel dans une petite boutique (il y en a au moins 100). Repas a 4$ pour 3, biere comprise. Il y a une place pour touristes, mais les etals pour locaux sont tres nombreux. C est typique et colore. Les femmes ont des costumes magnifiques (corsage brode et jupe droite) et les hommes portent un poncho bleu, un pantalon blanc, une tresse et un chapeau melon. Ils sont magnifiques. Ici nos petites femmes seraient prises pour des geantes. 1m40 est la taille normale, souvent bien moins.. 
Nous sommes alles ensuite chez Segundo Morales et ses 6 enfants. C est un macon tres investi dans la sauvegarde de son village, l education, les traditions. 2 stagiaires francais en agronomie vivent la et donnent des cours d anglais. De plus, 2 jeunes qui font l Amerique du nord au sud sont aussi la, ce qui fait 12 francais. Ils ont rameute toute la famille pour les repas. Les 2 filles ainees (20 et 19 ans sont mariees et ont un bebe).
La 1ere nuit a ete encore tres bruyante: c etait le samedi soir avec la musique a fond jusque tres tard. J avais un manque de sommeil inquietant. Heureusement, je viens de faire 2 nuits correctes.
On mange tres bien: soupe, plat de poulet et parfois dessert. En rando, on a 4 fruits (banane naturellement, orange et des typiques d ici), des pop-corns, un bout de fromage. Le pain ne se fait que le matin: des sortes de bretzells. Au retour de la rando, on se met a table et on fait le repas.
Hier, tour de la lagune Cuicocha magnifique avec 500m de denivele pour monter a 3450m. Nous sommes alles au depart en camion.
L apres-midi, nous sommes alles a 5 voir la cascade de Peguche. Nous sommes entres dans un batiment en cercle inca reconstitue dans lequel l acoustique est tres etrange: si on se met au milieu, on a un effet de resonnance tres important.
Aujourd hui, nous avons tous les 8 fait les 2 sommets du Fuya-fuya (nuages-nuages) a 4260m et sans nuages. Cette hauteur le 2eme jour, c est un record pour moi. De plus, nous avons un peu escalade et la corde a donc servi. Ils annoncaient mauvais et il fait beau. Les nuages arrivent plutot l apres midi. La vue etait magnifique avec la lagune Moranda en bas. 
Je suis descendu au village de Quiroga avec Marcel pour envoyer ce message. Pas d autres volontaires car il faut remonter 5km a pied.
Demain, nous allons monter sur le Cotacachi, tres peu fait car il est presque tout le temps dans les nuages. Nous l avons tres bien vu hier. Il fait 4900m et nous essaierons de monter le plus possible: 4400m serait bien.
Hasta luego. 

samedi 12 novembre 2011

1er jour a quito


Encore une fois il faut s habituer au clavier QWERTY espagnol. Il n y a qu un ordinateur, heureusement gratuit et sur le clavier, les lettres les plus courantes etaient effaçees (ce  matin, avec Marcel,  nous avons reamenage le clavier en refaisant des lettres sur des bouts de sparadrap).
Le voyage s est bien passe, bien qu un peu short a miami: le passage a l immigration a ete relativement rapide. Il fait 20 degres et nous avons une petite pluie fine.
Aujourd hui nous sommes alles au bureau des guides pour preperer nos futures ascensions (deja un probleme, nous n aurons pas de guide parlant francais comme prevu), puis nous avons cherche le minibus qui doit nous conduire de bonne heure demain matin au marche d Otavalo.
Nous sommes alles dejeuner (26$ y compris la boisson pour 8). A propos de boisson, nous sommes a la Pilsener en 60cl.
Cet am nous avons visite la vieille ville de quito avec ses multiples eglises baroques. On dirait vraiment une vieille ville espagnole et la ville nouvelle semble assez riche. Surprise par rapport a La Paz, la ville est tres propre. Nous sommes montes jusqu a la vierge qui domine Quito a 3000m.
Les gens ne sont pas stresses, tres courtois au volant et respectueux du code de la route. Par contre, on a vu plusieurs personnes nous conseiller de ne pas aller dans un quartier en nous faisant le signe tres evocateur de la gorge coupee.
L hòtel est bruyant car nous sommes proches des discotheques.
Nous partons pour 6 jours dans 2 villages sans internet. Nous logerons chez l habitant.

mardi 8 novembre 2011

En route vers l'Equateur

      Où c'est?
L’équipe 2011 :
• Guy déjà avec moi en 2010 (voir le Ladakh)
• Marcel déjà avec moi en 2010 (voir le Ladakh) et en 2009 (voir le Népal 2009). On ne change pas un (bon) comptable !

mardi 27 septembre 2011

Les 30 ans de mon club de sport

Pour les 30 ans de la section 'Sports pour tous' de mon club sportif de Laigné-St-Gervais, j'avais organisé une semaine à Bourg d'Oisans (13 au 21 août) et j'avais appelé cette sortie: « opération Galibier ».
C'est une réussite ! Nous étions 49 et aucun pépin physique n'a été à déplorer.
Pour la rando :
18 au sommet du Grand Galibier (3250m)
18+24+9 dans les refuges
10+9+6 dans les vias ferratas de niveau D (difficile)
9 au sommet de l'Etendard (3450m)
et beaucoup d'autres randos : Lauvitel, ...
et pour le vélo :
entraînement vers St Christophe, sur le col d'Ornon
10 au col du Galibier
9 à l'Alpe d'Huez
et certains en ont rajouté : cols du Glandon, de la Croix de Fer et du Galibier montée nord.
L'opération n'a pas été prise à la légère. Beaucoup sont arrivés affûtés et les allures étaient soutenues.
Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo. La magnifique vue à partir du Grand Galibier nous a malheureusement échappé.
Et n'oubliez pas de regarder la page du direct du refuge du Promontoire : http://www.refugedupromontoire.com/en-direct/
On y parle de nous le 17 août (avec une erreur : Caen au lieu du Mans).
Un grand merci à tous les participants petits et grands qui ont su créer, comme d'habitude, une ambiance très conviviale.
Voir le film qui résume cette semaine.  

vendredi 7 janvier 2011

Cà devait arriver

A force de fixer mon ordinateur, de faire des mails, de faire ou de maintenir des sites internet et de partager des vidéos, c'était sans doute écrit que j'allais créer un "blog".

Dans l'avenir, au lieu de vous envoyer des mails, je mettrais à jour ce blog quand ce sera possible.

Mais avant de parler d'avenir, j'avais des billes pour mettre ce blog en route, notamment les messages que j'avais envoyés du Népal, de Bolivie et du Ladakh. D'autre part, grâce à l'avènement du numérique, j'avais des milliers de photos et des heures de films. Nicole Royer a été la première randonneuse à posséder un appareil-photo numérique, c'est pourquoi le blog débute par le séjour à La Réunion en 2003.